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Forum de la guilde Les Promesses Du Crépuscule du serveur Domen de Dofus .
 
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 Celui qui se tient au bord du précipice.

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Asparagus

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MessageSujet: Celui qui se tient au bord du précipice.   Sam 25 Juil 2015 - 18:33

[hrp]

Mesdames, Messieurs, bien le bonjour !

Comme vous pouvez le constater ceci est l’ouverture d’un nouveau rôle play. Et oui, j’essaie de me remettre dans le bain. Mais je pense avoir bien rouillé (en particulier sur le background de Dofus) mais je ferais de mon meilleur plus bien mieux.

Ce rp est « fermé », tout le monde peut le lire, mais seul Lynus et moi-même le feront avancer, il y a deux raisons à cela. Premièrement je suis rouillé, alors on va commencer doucement. Deuxièmement ce rp présentera ce qu’il est advenu de mon personnage après son départ du clan des Eldrigans. Ce sera un point marquant de son rp, il est donc nécessaire que je « cadre » un minimum tout ça. Lynus étant facilement influençable je devrais pouvoir le gérer.

Ensuite, je préfère le dire d’emblée, il y aura certaines choses qui pourront peut-être vous sembler abusées dans ce rp. Mais je préfère favoriser l’amusement et la liberté de narration que le respect nazique à la lettre du back ground du jeu. Ce dernier étant large et varié, je ne pense pas qu’il se passera d’ENORME DEVIANCE.
Alors allons-y, et bonne lecture à tous,

Asparagus.

PS : Je tacherais de mettre un peu de musique pour accompagner la lecture.

[hrp]



Celui qui se tient au bord du précipice.



Musique:
 

Voici l’histoire d’un féca que l’on nommait Asparagus. Beaucoup de choses furent dites sur lui et beaucoup furent oubliées. A Astrub, capharnaüm perpétuel, temple de la vente à la criée et des bonimenteurs de foires, il fut connu comme mercenaire. Un jeune homme ayant souvent la tête en l’air et pleine de rêves… Jusqu’à ce qu’on les lui arrache, que le désespoir perce et décolore le ciel qu’il aimait contempler.

Nombreux sont ceux qui croient qu’une fois son tablier de mercenaire rendu, le jeune féca vécu heureux, pour toujours. Amusantes balivernes, n’est-ce pas ? Mais si vous êtes ici c’est pour une bonne raison n’est-ce pas ? Les balivernes ne vous intéressent pas ? Les contes de fées non plus ? Très bien. Mais je vais devoir vous avertir, la vérité est froide et cruelle. Voulez-vous continuer ? Vraiment ? Très bien… Je vous aurez prévenu.

Et oui, je dis « Je », je parle de moi. Qui suis-je ? Je suis le « Je interdit ». Celui qui ne devrait jamais être lu ou prononcé. Ou plutôt devrais-je dire « nous ». Nous sommes le « Nous interdit ». Qui sommes-nous ? C’est une excellente question. Jamais vous ne nous avez vu, et pourtant nous vous suivons depuis toujours. Nous sommes partout, nous voyons tous, depuis le commencement de l’existence elle-même. Nous nous cachons dans les mots de vos interlocuteurs, dans ceux de vos livres. Dans les images qui s’incrustent au fond de vos yeux. Dans les sons qui percent vos tympans. Dans le moindre de vos souvenirs, nous sommes là. Nous connaissons la vérité, parfois nous la contons, parfois non. Et jamais vous ne pourrez vous débarrasser de nous. Jamais. Nous sommes l’histoire, nous sommes le passé, nous sommes tapis dans le présent et nous accueillons le futur. Nombreux sont les noms que nous portons. Aujourd’hui, vous pouvez nous nommer… « Narrateurs ».

Ainsi donc vous voulez connaitre cette histoire ? Celle du féca nommé Asparagus et de sa chute ? Très bien, nous allons vous la conter. N’ayez pas peur, nous ne vous importunerons plus. Il y a des règles à respecter après tous. Cette histoire commence il y a déjà plus d’un an, suivez-nous.
Musique:
 

Un fait divers de plus à Brakmar.


« Il y a bien longtemps que ce rêve me hante. Aujourd’hui, je le fais presque toute les nuits. Je me tiens debout, sur le sommet d’une crête rocailleuse. Pas de végétation, pas d’eau qui ruisselle, pas le moindre animal. Un lieu dépourvu de vie, où la rocaille règne en maitre. Cette crête, ce piton rocheux se dresse au milieu de nulle part, ces écailles de pierres brunes taillées en pointes acérées m’empêchent de me déplacer sans me lacérer les pieds et les mains.
Alors je reste là, sous ce soleil étrange dont je ne sens même pas la chaleur sur mon corps. Je l’appelle soleil, mais cet « astre » n’a rien de solaire mis à part le fait qu’il projete de la lumière. Il s’agit d’une ligne de couleur ambre qui parcourt le ciel d’un bout à l’autre, immobile et inflexible. Il n’y a pas la moindre ombre ici-bas.... Ensuite je baisse les yeux et je regarde ce qu’il y a en bas de cette crête. Rien, il n’y a rien à part une épaisse brume de couleur ébène. Sombre et voluptueuse, elle ondule doucement alors qu’il n’y a pas la moindre brise. J’ai comme l’impression qu’elle m’observe… Et vous savez quoi ? Plus le temps passe et plus j’éprouve l’envie d’y plonger
. »




Au milieu d’une terre desséchée, craquelée, aride et tiraillée comme une peau usée et malmenée, se trouve une pustule, une verrue suintante et purulente. Une moisissure répugnante qui peut se targuer d’attirer en grand nombre de pourritures, microbes et autres champignons. Cette horreur à un nom, Brakmar, cette ville que l’on dit chef-d’œuvre de la rébellion contre les Douzes. En réalité, on pourrait dire qu’il s’agit d’un charnier emplie de tous ce qu’il y a de plus mauvais en ce monde, colère, luxure, orgueil, avarice, gourmandise, paresse et jalousie. Ainsi dans ce cadre propice à la déchéance humaine, la scène qui suit aurait pu passer pour une scène banale du quotidien de la capitale du mal…

Le soleil venait à peine de se lever sur la ville, difficilement quelques rares rayons de lumières réussissaient à percer les habituels miasmes, vapeurs et poussières de la ville, maculant de petites taches lumineuses les sombres bâtiments. Un de ces rayons atteignit un étrange spectacle.

Sur la place du marché de la ville, il y avait un poteau pourvu d’un étrange ornement. Un homme, disciple de sacrieur si l’on en croyait ses tatouages, était ligoté par les chevilles et les poings, tête en bas sur ce poteau. Il ne portait d’un seul vêtement, un vulgaire pagne. Cet homme se débattait à s’en faire saigner les extrémités tant ses liens étaient serrés. Ils hurlaient et pleuraient, répétant des propos incohérents.

La foule commença à s’amasser autour du poteau et à rire de l’homme attaché. Certains le reconnurent, il s’agissait d’un jeune chasseur de prime, un peu fanfaron mais promis à une carrière brillante… Jusqu’à aujourd’hui. Pour parfaire à son humiliation un message lui avait été écrit sur le ventre et le torse, visiblement au couteau. Malgré le sang coulant et suintant des plaies, on pouvait y lire :
« Le prochain sera moins chanceux. »


Très vites quatre membres de la milice brakmarienne arrivèrent sur les lieux. Deux d’entre eux repoussèrent la foule qui ne cessait de grandir. Pendant ce temps, les deux autres essayaient de libérer le malheureux sur son poteau.

Celui-ci se mit à hurler de plus belles :
- C’est un monstre ! Une horreur ! Une abomination !!
- De quoi tu parles ? Rétorqua le milicien qui essayait tant bien que mal de détacher les pieds du sacrieur. Arrête de te débattre comme ça ! Dis-moi plutôt qui t’as fait ça.
- C’est…! C’est …! Son nom…! Je ne m’en souviens plus… Mais… C’était un monstre ! Lui répondit-il en tremblant de peur avant de se remettre à hurler des propos incohérent.
- Regarde. Dit l’autre milicien. Regarde ses veines. Elles sont vertes et beaucoup trop dilatées, quelqu’un a dû le droguer avec une potion alchimique très puissante…

A ce moment, une pièce s’abattit au sol aux pieds des miliciens qui essayaient de défaire les liens. La foule, qui avait été contrariée d’avoir à s’éloigner, semblait avoir décidée de pimenter le spectacle. D’autres pierres fusèrent dans les aires…
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Lynn'Sha

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MessageSujet: Re: Celui qui se tient au bord du précipice.   Dim 13 Déc 2015 - 14:43

https://soundcloud.com/audiotrauma/sonic-area-liqueurs-inconnues

Assister a des attroupements à Brakmar était chose courante. Les rixes, coups de sangs, traquenards et autre meurtres entre amis apportaient leurs lot de divertissement à la cariatide des bas-fonds.
Ce qu'il y avait de surprenant dans l'aggloméra de ce petit matin sombre, c'était l'ampleur qu'il avait prit.
Généralement l'affaire était brève, l'un des protagoniste ayant le bon goût de rendre gorge rapidement, Les milicien se dépêchaient alors de mettre fin à la scène.
Aussi voyant la foule sur la place, Lynn' fut piquée de curiosité.
Elle se fraya un chemin assez aisément au milieu des brakmariens, démontrant là encore l'efficacité d'une distribution énergique de mandales.
Arrivée au milieu de la cohue elle assista aux la tentatives mitigée des deux milicien qui tentaient de délivrer un pauvre hère suspendu a un mat entre deux de ses soubresauts.

Décidant de se mêler de l'affaire, elle s'avança d'un pas vif du cœur de l'action. L'un des hommes en arme l'aperçu au dernier moment.
- "Merde, Kadaroc ! La salope mauve !"
-" Quo..."

Le deuxième fus cueilli par un coup de savate derrière la nuque avant d'avoir pu se retourner et s'effondra net.
-"Elocaht, voyons ... Djaul ne t'as pas appris les bonne manière ? A savoir ne pas insulter plus fort que soi quand on tiens a ses dents ?"
Le dénommé Elocaht s'éloigna précautionneusement de quelques pas, l'air mauvais, pendant que les autres miliciens lâchaient précipitamment le dément remuant et prenaient une posture défensive, l'air pas très confiant.

-"Qu'est-ce tu nous veux ! on vous cherche pas d'crosses s'temps-ci, z'allez quand même pas rouvrir les hostilités, non ?!?"
-"Ta gueule Elocaht, lécheuse de démon. si tu tiens ta langue on relance que dalle, sauf ton espérance de vie." Le coupa Lynn'.
-"Ouais dites ça a Kadaroc !" dit ils en désignant son collègue avec colère.
-"Il fait la sieste, dans une heure ou deux il lèvera le pif avec une bonne gueule de bois, et vu sa tête je ne serais pas seule responsable." Lui lança elle avec dédain. "Du coup je vais jeter un œil a votre agité  là. ça te dis de faire de l'air ...?"
Le milicien  et ses deux acolytes saisir leur collègue par les aisselles et l'éloignèrent de plusieurs mètre en maudissant et maugréant.

Lynn' remarqua d'abord cette petite pièce au pied du poteau. Elle était de forme inhabituelle. Elle l'empocha discrètement. Elle verrait plus tard.
Parcourant rapidement le corps de l'étrange halluciné, elle remarqua sa couleur anormale, même pour un sacrieur.

"Tiens tiens ... Cela mérite un prélèvement ..." Elle planta un petit coutelas dans le bras du sujet qui n'en eu même pas conscience et laissa s'écouler son sang dans un lot de petites fioles. Elle le libéra ensuite d'un geste rapide et se retourna vers les gardes.
Elle lâcha un "Bon courage les merdeux"  et partit sans se soucier du flot étouffé d'insulte qu'Elocaht lâchait à son encontre en essayant de maitriser le fou libéré.
"Bien bien, je crois qu' un tour au labo s'impose ..." se dit elle en s'enfonçant dans les méandres ternes de la cité.



Après un trajet sans encombre, voila qui était surprenant, elle parvint au laboratoire d'alchimie.
Le terme "laboratoire" convenait peu à l'édifice auquel elle faisait face. Déjà, un laboratoire est rarement entouré de douves profondes, ensuite parce qu'il est encore plus inhabituel que ces douves soient suivies de hautes murailles en pierre de taille. Le tout était un ensemble en permanente évolution surplombé par d'innombrables grues de construction à vapeur et de cheminées crachantes.

À vrais dire, les "alchimistes" ne sont pas non plus des gens comme les autres, ils représentent plus une sorte de faction indépendante comme les Eldrigants, à qui ils font souvent appel pour sécuriser leurs infrastructures, se dévouant avant tout à la science et refusant donc toute soumission envers les cités.
Après plusieurs tentative de Djaul et Danathor pour s'accaparer leurs connaissances pour prendre l'ascendant l'un sur l'autre, les alchimistes avaient décidé d'exiger des concessions des deux cités et s'y étaient barricadés, ne délivrant plus maintenant leur savoir qu'au compte goute.

Face a l'énorme pont-levis qui permettait d'accéder à la structure, Lynn' se mis à crier en direction du haut du mur.

"Je suis Lynn'Sha, l'apprentie de l'alchimiste Lynus. J'aimerais accéder à l'enclave !"
un vieil écaflip pelé, deux culs de bouteilles posés sur le museau, un sonotone fiché contre l'oreille déboula du poste de garde et passa ça tête par dessus les créneaux.
"Qu'y a t'il, quelqu'un appelle ? un visiteur ? veuillez déclinez votre identité !" lacha t'il de sa voix criarde, hasardeuse et chevrotante.
"Par Rushu dites moi que je rêve, il t'on laissé assurer le contrôle de la porte, toi, shachill, alors que t'est aussi sourd qu'aveugle ?!? Mais quelle bande de vieux croutons séniles !"
"Comment, que dite vous ? des provisions de persils ? nous n'avons rien commandé de tel !"
"Bordel, je suis Lynn'Sha  je vous dis ! une disciple agréée pour accéder à l'enclave !!!"
"De quoi, une poignée de bétrave aussi ?!"
Un jeune eldrigants serviable, assurant la défense du site s'approcha du vieux Shachill et lui beugla dans son sonotone "Elle dit s'appeller Lynn'Sha, Monsieur !"
"Quoi Un chat pellé et vieux ! vous m'insultez en plus !"

Lynn' laissa échapper un rire creux, les yeux vide, puis se ramassa sur elle même, banda les muscles de ses mollets et de ses cuisses, lesquels prirent un volume anormal, puis les relâcha dans un coup de tonnerre.
Le sol s'affaissa violemment sous elle alors qu'elle s'élevait à toute vitesse dans les airs, franchissant à une vitesse folle la hauteur du mur d'enceinte.
Elle s'écrasa dans le poste de garde qui s'effondra sous la puissance de l'impact dans un tumulte assourdissant de brique, de broc et de bois cassé.

Émergeant des gravas de l'édifice, elle envoya voler le garde Eldrigan, sous le choc, d'un revers  de la main et saisi sans ménagement l'écaflip hagard pour lui susurrer dans son sonotone "EH LÀ TU M'ENTENDS VIEUX MACHIN ! C'EST BON !?!"
"AaAaAarghl ..."
elle laissa ensuite retomber le vieillard inconscient pour se tourner vers l'enclave.

Le dédale qui se révéla était aussi immense qu'improbable. Les expérience menées menant régulièrement a des explosions dévastatrices, on construisait, ou reconstruisait, une salle par expérience. avec les années cela avait donné un amas désordonné ressemblant plus à un labyrinthe tridimensionnel qu'à un laboratoire.
"Hum, alors le chemin à partir d'ici, c'est par où déjà ..." se questionna t-elle, se tapotant la lèvre du doigt.

"Ah c'est vrais !" et sans un regard pour les eldrigants hébétés qui émergeaient des ruines du poste de garde, elle se propulsa dans le vide.



Elle atterrie quelques mètres plus bas sur une toiture branlante et s'élança dans une course, bondissant de toit en toit, tantôt en chaume, en tuile, en tôle, en bois, à des niveaux différents, de toute les formes, jusqu'à l'informe.
Elle se jucha finalement au sommet d'un faîtage en ardoise, à la commissure d'une cheminée d'acier gargantuesque.
"À partir d'ici, on descend d'une dizaine étages si je me souviens bien. Bah ... on verra bien." et elle s'élança dans  la gueule noire et béante dans un nuage de suie.

Les ouvertures le long de ce conduit, quatre fois plus large qu'elle, défilaient à toute allure alors qu'elle se propulsait d'une paroi à l'autre quand elle aperçue en contrebas une rougeoiement qui amplifiait rapidement.
"Tiens, ils ont rallumé le haut fourneau central ..." observa t-elle, s'éjectant par l'ouverture suivante qu'elle croisa, au bon étage, évidement, débouchant en glissade d'une sorte de bec d'acier juste à sa taille, dans une grande cuve, en pleine expérience métallurgique, chamboulant une structure de métaux divers assemblé de manière complexe.
Elle sauta hors de la cuve, au moment ou une puissante langue de feu jaillissait du bec liquéfiant les métaux désordonnés, puis se précipita par la première porte venue sans se soucier de la plainte déchirante dans son dos.
"NOOOON ! TROIS ANnées de travails perdue à cause de cette ..."
Le reste se perdit dans les méandres de couloirs alors qu'elle s'éloignait.

Elle passa devant des laboratoires studieux, des laboratoires en pleine agitation, et d'autre franchement plongés dans l'anarchie la plus totale. Elle shoota au passage dans un Boufmout multicolore qui s'échappait, les larme aux yeux, de l'un de ces derniers.
Arrivant au bout de la coursive, elle pris un élan formidable s'écrasa de toutes ces forces dans le mur qui lui faisait face. L'impact fut formidable et Lynn's émergea de l'autre côté dans une puissante explosion de pierre et de poussière.



*KOF Kof* Un grand hibou éternuant apparu devant Lynn', dissipant tant bien que mal le nuage de poussière en brassant l'air de ses ailes.

"Par Xelor ! Quel foutoir !" rallât-il, tandis que derrière lui, une immense salle d'une dizaine de mètre de haut se révélait. Des tiroirs, étagères et autres  rangement en couvraient les murs jusqu'au plafond.

"Lynn'Sha ! j'aurais du m'en douter !" fulmina t-il.
"Ah, vieil Eclisse ! Je vous cherchait just .. "
Le dit Eclisse explosa littéralement
"C'est la dixième fois cette année que tu nous bousille ce mur ! Quand va tu passer par l'entrée comme tout le monde ! " s'exclama t'il en indiquant une porte donnant simplement sur la rue ...

"Euh, mais c'est l'entré ici, d'ailleurs quelle idée de la murer ..."
"NON ! Par Rushu et les douze réuni, ça n'a jamais été une entrée ! Et c'est muré parce que les vapeurs acides des expériences foireuses des tarés d'à côté, après avoir finit de transformer le bois de la porte en passoire, commençait a attaquer des registres ! Voila !!!"

"Mais oui, mais oui" dit elle en lui tapotant vigoureusement le dos "Du coup j'étais la pour récupérer quelques renseignements, tu serait disponible par hasard ?"
"Donc tu va recommencer c'est ça ... ?" lâcha le hibou, incrédule.
"Surement Eclisse, surement, mais ce n'est pas le sujet."
Le Hibou leva ses ailes vers le ciel, l'air désespéré "Pourquoi moi ..." puis il les baissa et resta les bras ballant.

Finalement il se résigna. "Bon, dis moi ce que tu veux et déguerpis ! Moins je te vois, mieux je me porte !"
"Merci Eclisse, on ne t'appelle pas le sage pour rien !"
"Lynn ..."
"Oui ?"
"Ta gueule !"

Il se dirigea alors vers un comptoir massif au centre de la grande salle, en bougonnant, suivit par Lynn, guillerette, qui jetait un regard amusé autour d'elle.
"Bien" dit il en rabattant l'accès au comptoir "Que veux tu donc cette fois ci !"
"Hum, eh bien vois tu, j'ai récupéré un échantillon de sang tout à fait particulier."
"Tu as ... récupéré ... Le donneur se porte comment ... ?"
"Aucune idée."
"Je vois ... question stupide, continue"


"Du coup j'ai besoin d'un spécialiste dans le domaine pour l'analyser ... et le seul compéta.."
"Attend attend attend ! Ne me dis pas que tu as ruiné mon mur pour avoir des info sur l'alchimiste qui se fais systématiquement un plaisir de ne jamais donner aucune information ni sur son travail, ni sur ses déplacements ... Tu le fais exprès ou quoi !!!"
"écoute vieil emplumé, si je peux au moins savoir dans quelle moitié du monde il se trouve, ça fait toujours une moitié de moins à fouiller" lui rétorqua t-elle, souriante, en dessinant du doigt une représentations simpliste dans l'air.
"Oh, très bien, très bien ! Je ne vais pas perdre mon temps à parler de logique avec une iopette, et au moins ça va être rapide de répondre à ta requête, ce qui accélère du même coup le moment ou tu me lâchera les basques !"



Il lâcha alors un pépiement rapide et leva son aile
Lynn entendit alors un sifflement grandir rapidement "... iiiiiiiiiIIIIIIIOUUUUUH !" une petite boule de plume s'écrasa alors à pleine vitesse au creux de l'aile du hibou.

Eclisse conversa alors avec le petit piou surexcité dans le langage chantant des oiseaux. Le piaf shooté au Raid'boule repartit aussitôt " PIOUUUUuuuuuu ... ouuuuUUUUUUUUH!" pour revenir tout aussi vite, un parchemin plié en quatre dans le bec.
Eclisse le saisi, le déplia et le tandis à Lynn'

"Voila les seules données enregistrés sur l'alchimiste Asparagus cette année." Il n'étais même pas à moitié remplis ...
"Eh ben, faut pas avoir d'arthrose quand on bosse dans l'administration, ce serait atrocement douloureux vu comment vous vous tournez les pouces ..."
"Oh mais tu sais c'est que certains alchimistes nous donnent particulièrement du fil à retordre. Par exemple, voila là ou l'on stocke les plaintes, demande de réparation, et autre documents administratifs qui accompagnes inévitablement chacun de tes déplacements" répondit Eclisse sur un ton aigre doux en indiquant une grande armoire un peu plus loin.

"Oui, décidément vous avez beaucoup de temps à perdre ..."
"Et des factures à payer, justemen.."
"Voyons donc ce que raconte ce parchemin !"
"Change donc de sujet. Mais un de c'est jour c'est une troupe d'eldrigants mandaté par le Recteur qui viendra te reparler de cette histoire ..."
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Asparagus

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MessageSujet: Re: Celui qui se tient au bord du précipice.   Mer 22 Fév 2017 - 19:36

Boire pour oublier.

Les regrets, la culpabilité, la responsabilité, la honte, la peur… Toutes ces choses qui vous rongent l’esprit, vous mordent l’estomac, étouffent votre souffle, écrasent votre poitrine, vous glacent le sang… Il s’agit d’armes terribles employées par de non moins terribles faits que vous ne pouvez esquiver. Ces faits dont on refuse de croire l’apparition lorsque l’on les voit de nos yeux éveillés, grands éveillés, dans ces moments on le croit qu’il s’agit encore d’un rêve, d’une chimère. Mais l’implacable réalité vient toujours rappeler qu’il s’agit de faits qui demeureront inchangés pour le reste de l’éternité, des faits qui reviendront sans-cesse vous hanter, car jamais vous ne les oublierez.

Chaque année, chaque mois, chaque jour, ils reviendront s’infiltrer dans votre esprit, comme une ombre sinistre essayant de s’immiscer dans le plus lumineux des tableaux pour y imprégner une teinte de désespoir. Ces faits utiliseront leurs armes pour que jamais vous ne trouviez la paix et le repos. Fuir ne fait que les enhardir, et lorsque qu’ils vous ont ferré, impossible de s’échapper. Peu importe où vous fuirez, ce que vous vivrez, ce que vous direz, ou même ce que ce que vous boirez. Ces faits appartenant déjà à l’histoire auront toujours une arme, regrets, culpabilité, responsabilité… pour vous tenir en joug.



Tant dis qu’il parlait Eclisse déroula le parchemin contenant les informations demandées mais…

« Pourquoi faut toujours que ça parte en vrille avec toi ?! Le parchemin est vierge. » Siffla d’indignation le volatile en montrant le parchemin en question.
« Oui, j’ai beau ne pas réellement savoir lire, je vois qu’il n’y a rien… » Dit Lynn’Sha en se penchant sur l’ouvrage. « Vous vous tournez les pouces un peu trop fort ici-bas… »

Cette vilenie versa la goutte qui renversa le vase de la vertueuse patience du volatile. Vient alors la virulence des vociférations vulgaires d’un offusqué envoyant valser son verbe.

« Ca siffle trop je suis plus ! » Dit la iopette toujours penchée sur le parchemin.

Soudain celui-ci commença en enfler et fumer. Lynn’Sha bondit en arrière avant que le hibou n’est pu réagir. Elle était à moitié réfugiée derrière une armoire quand la détonation se produisit…

BOOOOOM !!!

La détonation fit siffler les tympans de Lynn’ mais le plus impressionnant fut « l’onde de choc ».  En effet, dans son explosion, le parchemin libéra une quantité colossale de peinture orange… Tout le côté de gauche de la iopette, qui n’était pas derrière l’armoire, fut coloré en orange. Le hibou quant à lui fut entièrement repeint, ainsi que les trois quarts de la pièce, des documents, des parchemins… Les vociférations du volatile reprirent de plus belles, dans un flot incompréhensible.

« Bon bah… Je vais te laisser hein ! Bon courage ! » Beugla Lynn’Sha dont les oreilles sifflaient encore.

Elle sortit par la porte d’entrée tant dit que le hibou se laissait tomber dans son fauteuil autant que dans son désarroi. Puis elle enfonça ses auriculaires dans chaque oreille pour les déboucher et faire taire les sifflements. Elle se demandait comment faire partir la couleur orange qui imprégnait la moitié gauche de son corps quand elle remarqua qu’elle était observée.

Musique:
 

Une silhouette vêtue d’une cape et d’un capuchon bleu se tenait derrière elle, adossée au mur, juste à côté de la porte. Son visage n’était pas visible mais les instincts de la iopette lui indiquèrent qu’elle était le centre de son attention.

« Euh… Salut… Vous venez souvent dans le quartier ? » Dit Lynn’ pour rompre le silence.
« Non. » Répondit une voix douce et féminine sortant du capuchon.
« Ah… Si vous êtes perdue, le poste de renseignements doit être par là. » Ajouta la iopette en montrant du doigt une destination au hasard.
« Je ne suis pas perdue.»
« C’est bien. » Répondit Lynn’Sha en posant la main sur la garde de son épée.
« Il semblerait même que j’ai trouvé mon chemin en m’égarant. » Ajouta la silhouette.

La tension montait mais Lynn’Sha reconnue dans cette formule alambiquée un style apparenté à celui du féca qu’elle recherche.

« Et vous êtes qui ? » Demanda-t-elle sur un ton autoritaire.
« Le petit chaperon bleu. » Répondit calmement la femme encapuchonnée.
« Comment ça ? » Insista la iopette.
« J’ajouterai que nous sommes après le même homme, serions-nous rivales, concurrentes ? »
« Que ? Quoi ? Comment ? » Balbutia Lynn’, un peu désarçonné par cette réplique à double sens. « Je… Je l’ai toujours soupçonné d’être un séducteur inassumé faisait beaucoup de victimes, mais là vous y aller un peu fort. Je ne suis pas du genre à succomber à son charme, si encore il en avait ! Madame. »

« Ah… Non ce n’est pas ça… » Répondit le chaperon. Il y eut un long silence gênant. « Je le recherche parce que cela fait un moment qu’il a disparu… Il est devenu de plus en plus secret après son départ du mercenariat. Je dois m’assurer de certaines choses. »
« Secret ? C’est juste, qu’il s’est encore pommé en allant à l’aventure, ça lui arrive souvent. » Répondit la iopette.
« Il y a plusieurs mois j’aurai partagé votre avis… Mais aujourd’hui, on ne peut être sûr de rien… Et si j’en crois le colorant orange qui vous enveloppe à moitié, je dirai qu’il ne veut pas être retrouvé. » Insista le chaperon.
« Euh… » Bredouilla Lynn’ à cour d’argument.
« Pourquoi le cherchez-vous ? »
« Hm… Je souhaite qu’il analyse un échantillon de sang… Du gars pendu à l’envers ce matin… » Répondit Lynn’ décidant de jouer carte sur table pour éloigner tout sous-entendu.
« Je vois… Vu qu’il n’est pas dans la paperasse, je pensai aller voir son ancienne apprentie. Vous venez ? »
« Ah euh… Très bien. Il a eu une apprentie ? » Dit la iopette en suivant le chaperon.
« Oui, une disciple steamer, qu’il a rencontré lors d’un contrat dans le passé. Il l’a formé à l’alchimie. Il est amusant de constater qu’elle a dix en plus que lui… Etrange relation de maitre à élève si vous voulez mon avis. Malheureusement cette personne est dans un triste état depuis quelques mois. »

« Encore une fois vous mentionnez « quelques mois », mais il s’est passé quoi au juste ? » Demanda Lynn’ en tachant de suivre et en essayant en vain de faire partir la couleur orange de son côté gauche.
« Ce n’est pas à moi de vous raconter ça… C’est classé confidentiel. » Trancha-t-elle d’un ton ferme, puis elle soupira. « Il y a quelques mois, les masques sont tombés. Je ne vous en dirai pas plus. »

Musique:
 

Les deux femmes poursuivirent leur marche en silence. Quelques alchimistes croisant leur route lancèrent quelques piques à Lynn’Sha, la surnommant la « Bicolore ». Elles s’enfoncèrent de plus en plus dans les méandres des couloirs, et des laboratoires. Quand le Chaperon Bleu marqua l’arrêt devant une porte sombre. Lynn’ faillit la bousculer tant elle s’était arrêté brusquement. Il y avait un écriteau « Docteur Korra Ondine : recherche énergétique et mécanisation ». Alors qu’elles s’apprêtaient à frapper à la porte, quand un pandawa légèrement dans la force de l’âge et à la barbe en bataille s’approcha.

« Hm… C’est donc bien ici… » Dit-il. « Vous aussi vous avez rendez-vous avec l’alchimiste Korra ? Nous allons être amenés à travailler ensemble je présume. »
« Nous venons de notre propre chef. » Coupa le Chaperon avant que le Lynn’ n’est le temps de répondre.
« Au temps pour moi. Honneurs aux dames dans ce cas… Et puis je suis en avance sur le rendez-vous qui m’a été donné. » Répondit-il en allant s’assoir sur un vieux banc, un peu plus loin.

Lynn’Sha remarqua que le large fourreau de cet individu contenait quatre lames. Quelques instants plus tard, il ronflait sur son banc. Le chaperon bleu toqua à la porte, il n’y eu pas de réponse. Lynn’ décida de tambouriner la porte de manière insistante et surtout continue…

BAM ! BAM ! BAM ! BAM ! BAM ! BAM ! BAM ! BAM ! BAM ! BAM ! BAM ! BAM ! BAM ! BAM !

« Du calme, par les tentacules d’octapodas, DU CALME ! Ayez pitié des gueules de bois ! »

La porte d’ouvrit à la volée. Une femme ayant la trentaine apparue dans l’encadrement de la porte, se massant la tête. Lynn’ fut surprise de constater que la dénommée Ondine était en sous-vêtements. Elle avait de grands yeux verts, comme des émeraudes, sa chevelure blonde ondulée presque dorée lui descendait jusqu’au niveau des épaules. La iopette remarqua une cicatrise sous le nombril de la steameuse, une cicatrice qui descendait bas, beaucoup trop bas.

« Quoi poolay ? T’as jamais vue une femme autre que ton reflet ? » Dit Ondine en se massant la tête. Son haleine chargée indiqua à Lynn’ qu’elle avait un goût prononcé pour le gloutorhum. « Raaaah ça m’fait mal… Bref, vous voulez quoi ? »

« On re… » Entama Lynn’Sha.
« Moins fort ! »
« On … »
« Moins fort j’ai dis ! »
« On recherche Asparagus, votre maitre… » Chuchotta la iopette, jetant un regard au chaperon qui n’avait pas l’air de voir l’aider.
« Pas intéressée. Il n’est plus mon maitre depuis un moment et je n’ai pas passé un doctorat en 14 mois au lieu de 36 pour être considérée comme une apprentie. Bon vent ! » Siffla Ondine.

La porta se referma brusquement dans claquement sonore accompagné d’un gémissement de douleur émit par la steameuse de l’autre côté. Lynn’Sha regarda son acolyte qui ne semble pas broncher. Ni d’une, ni deux, la iopette se remit à tambouriner en continu la porte.

« On s’en ira pas tant qu’on aura pas eu ce qu’on veut ! »

BAM ! BAM ! BAM ! BAM ! BAM ! BAM ! BAM ! BAM ! BAM ! BAM ! BAM ! BAM ! BAM ! BAM !
BAM ! BAM ! BAM ! BAM ! BAM ! BAM ! BAM ! BAM ! BAM ! BAM ! BAM ! BAM ! BAM ! BAM !
BAM ! BAM ! BAM ! BAM ! BAM ! BAM ! BAM ! BAM ! BAM ! BAM ! BAM ! BAM ! BAM ! BAM !
BAM ! BAM ! BAM ! BAM ! BAM ! BAM ! BAM ! BAM ! BAM ! BAM ! BAM ! BAM ! BAM ! BAM !
BAM ! BAM ! BAM ! BAM ! BAM ! BAM ! BAM ! BAM ! BAM ! BAM ! BAM ! BAM ! BAM ! BAM !
BAM ! BAM ! BAM ! BAM ! BAM ! BAM ! BAM ! BAM ! BAM ! BAM ! BAM ! BAM ! BAM ! BAM !
BAM ! BAM ! BAM ! BAM ! BAM ! BAM ! BAM ! BAM ! BAM ! BAM ! BAM ! BAM ! BAM ! BAM !


« Bien ! Maudites soient les iopettes bicolores…»

La porte ouvrit de de nouveau  la volée, et Ondine réapparue, vêtue cette fois. Elle portait la tenue classique des steamers, aux couleurs sombres, noir ébène, vert émeraude et quelques touches de dorés. Ses yeux avaient disparus derrière des lunettes aux verres ronds et épais.

« Entrez. Mais ne touchez  à rien où je vous présenterai des outils qui vous ferons souffrir dans des parties de votre anatomie dont vous ne soupçonnez l’existence. »
« Ca à l’air fun ! » Répondit Lynn’Sha.
« Moins fort ! » Siffla ondine.

La iopette et l’encapuchonnée entrèrent dans le bureau de la steameuse. C’était une pièce sombre, mais relativement grande. Les bords de la pièce étaient remplis de bibliothèques et d’étagères coulissantes, chargés de livres, de fioles, d’outils, de pièces mécaniques et autres reliques. Au sommet  d’un des rayons coulissants, Lynn’Sha identifia ce qui ressemblait plus à un nid qu’à un lit. La couche de fortune était accompagnée de quelques bouteilles vides. Au centre de la pièce il y avait plusieurs établies et tables de travail. L’attention de la iopette se porta sur une étrange armure faites de métal ressemblant à du bronze et parcouru de fins tracés émettant une légère lumière violette. Elle s’en approcha et voulu la toucher du bout du doigt.

« Touche pas ! C’est un prototype d’exosquelette alimenté en stasilis, il est en pleine phase d’équilibrage… Et ce n’est pas pour ça que vous êtes venues toutes les deux, il me semble. » Dit Ondine en se massant de nouveau la tête.
« Ouaip ! On est… »
« Moins fort ! J’ai une armée de tofus qui me pilonnent les tempes. »
« Nous sommes venues parce que nous recherchons Asparagus. Elle, je sais pas trop, elle est chelou. » Dit la iopette en désignant le chaperon bleu. Puis elle sortit l’échantillon de sang. « Moi, je voudrai faire analyser ça. C’est le sang d’un pauvre fou, attaché à l’envers sur la place ce matin. »

D’un geste vif, la steameuse lui prit l’échantillon des mains de la iopette et le passa sous la lampe d’un atelier d’alchimique.

« La quantité est bonne. L’analyse devrai prendre 37 heures je pense. Va t’occuper ailleurs qu’ici, maintenant. » Dit calmement Ondine en s’affairant.

Le silence s’installa tant dis que la steameuse versa le sang prélevé dans un alambic, puis commençait à faire des allers et retours entre sa table de travail et les étagères qu’elle faisait glisser en tournant les roues mécaniques dont elles sont pourvues.

« Euh… Et bien, merci… J’imagine… » Bredouilla Lynn’Sha.

« Nous cherchons Asparagus Lotherna. » Dit le chaperon bleu qui n’avait pas parlée depuis si longtemps que la iopette en avait presque oubliée le son de sa voix.

« J’ignore où il est. Ses apparitions se sont faites de plus en plus rares depuis… Depuis ce qui est arrivé. Et ça… Ça peut se comprendre… je présume que si vous êtes ici toutes deux, c’est qu’il n’est pas chez lui, sur Otomaï. » Répondit Ondine. L’encapuchonnée acquiesça. La steameuse se gratta la tête et repris : « Dans ce cas, peut être Bonta, son oncle et sa sœur y vivent, ils ont peut être également récupérer sa fille. Peut-être que quelqu’un se souvient de lui à Astrub ? Allez savoir… Vous avez essayé les labos cachés sur l’île d’Otomaï ? Quant à toi la iopette, pourquoi ne pas enquêter sur ce pauvre sur le fou pendu à l’envers ? Zonez dans les tavernes de Brakmar, peut-être y trouverez-vous quelque chose d’intéressant… J’en sais rien moi… En tout cas, ne restez pas dans mes pattes, je suis plus efficace quand je travaille seule. De plus, j’ai un entretien dans quelques dizaines de minutes. Revenez me voir dans 37 heures pour les résultats de l’analyse. »

Voyant qu’il serait inutile d’insister, la iopette et l’encapuchonnée sortir de la pièce. Cette dernière brisa le silence.

« Libre à vous de chercher plus d’information sur le fou ou de rechercher vous aussi Asparagus. Mais si vous choisissez la dernière option, j’apprécierai que vous m’en fassiez part. J’explorerai une autre piste que celle que vous choisirez, cela nous économisera un temps, qui sera surement précieux. »

Lynn’Sha se mit à réfléchir… Fallait-il enquêter sur le fou, en farfouillant les bas-fonds de Brakmar ? Mais il était curieux de savoir Asparagus disparu et recherché, bien que ce ne fût pas la première fois que ça lui arrivait. Valait-il le coût d’aller à Bonta ou Astrub, ou même Otomaï pour en avoir le cœur net ? Et tous ces gens qui semblent avoir des choses à cacher… Le chaperon bleu était-elle digne de confiance ? Quant à l’ancienne apprentie, la steameuse à la gueule de bois, à quoi pouvait-elle bien faire référence ? Même ce pandawa ronflant sur son banc était suspect. Quelle voie prendre ?

Et il faudrait aussi songer à faire partir cette couleur orange de son côté gauche…

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