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Forum de la guilde Les Promesses Du Crépuscule du serveur Domen de Dofus .
 
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 "Papa papa !"

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Daguers

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Date d'inscription : 29/08/2010
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Localisation : Montagne des Koalaks

MessageSujet: "Papa papa !"   Mar 17 Sep 2013 - 23:39


Les derniers jours avaient été éprouvants. Cela faisait maintenant quelques semaines qu'il était parti de Brakmar ou de l'Ambassade pour effectuer ses recherches sur le terrain, et bien qu'habitué à ce genre d'expédition, le milieu était bien pire qu'hostile, surtout pour lui. En fait, presque uniquement pour lui. N'importe quelle personne de ce monde n'aurait eut aucun mal, peut être une petite difficulté respiratoire à cause de la poussière, tout au plus. Non, pour Daguers, à chaque fois qu'il effleurait une de ces maudites gemmes, une douleur vive lançait ses tentacules à l'assaut de la moindre parcelle de peau exposée, déployant ses trilles de douleur de longues minutes durant, avant que son organisme ne parvienne à tout éliminer.

Deux semaines. Deux semaines à marcher au sein d'une mine de Stasilis, la plus profonde connue à ce jour. Elle avait été désertée lorsqu'on s'était rendu compte que le métal créée en fondant le Stasilis n'était pas résistant aux coups. L'entreprise, dirigée par un Enutrof, avait rogné sur les coûts et ne l'avait pas solidement fermée. Ainsi, le Sram n'eut aucun mal à franchir la pauvre porte en bois qui lui interdisait l'accès à tout ce qu'il craignait le plus : Les grottes et le Stasis. S'il s'était aventuré jusqu'ici, bravant un lieu qui mariait sa phobie et la seule chose capable de le tuer au moindre contact trop important, c'était pour continuer de chercher un Dofus. Et quoi de mieux qu'un endroit couvert du dérivé immobile du Wakfu ? Pour une mine si grande, il devait forcément y avoir une source puissante d'énergie azure au fond. Alors il était entré. Il avait marché, lentement, apeuré tout d'abord, et puis terrorisé par la pression de la terre au dessus de lui. Par cette impression d'être enterré vivant, de ne jamais pouvoir sortir. Et plus il avait peur, plus ses gestes, nerveux, rencontraient un affleurement de Stasilis. Quand la douleur était trop importante, il s'allongeait dans un coin de la grotte et laissait son esprit brisé par la souffrance divaguer sur des océans de folie. Et puis, peu à peu, la douleur ne fut plus une aiguille mais un cilice. Il la portait à chaque seconde, indifférent aux piques qui brûlaient sa chair. La douleur n'était qu'une information, tant qu'il ne tomberait pas dans un gisement de Stasis, il survivrait. Or, s'il n'avait pas survécu, il n'aurait pas pu arriver jusqu'au fond de la grotte, loin dans les ombres, où tout brillait pourtant d'un pourpre malsain. Et il n'aurait jamais découvert ce qui gisait au fond, abandonné du monde depuis des siècles peut être.

...

-S'il vous plait, où puis-je trouver une auberge où j'aurais une chambre personnelle pour la nuit ? Le prix importe peu.

Le marchand indiqua à l'étrange homme qui lui faisait face un bâtiment imposant, bâti en pierre et en troncs épais. Dans sa cape noire et le pas fragile comme ça, il était sûrement malade à crever toute la région, cet étranger...Il s'apprêtait à l'interpeller quand un mouvement de vêtement dévoila  le glaive en pierre à la ceinture du Sram. On dit parfois que les paysans sont les plus crédules, car ils se fient aux histoires populaires. Toutefois, l'histoire vit à travers eux et ce jour, dans la tête d'un être d'Amakna, la légende délaissée des Gardiens refit surface.

Arrivé à l'auberge, dans sa chambre fermée par une épaisse barre de bois mise en travers de la porte, Daguers s'autorisa enfin un repos d'homme en sécurité, et non pas celui d'une âme angoissée et tourmentée. Les heures passèrent, d'abord quelques sœurs puis large fratrie. Au bout de deux jours sans même un mouvement ou un pas hors de la chambre et du lit si doux, on le crut même mort, au point que ce fut le jeune commis de l'auberge qui le réveilla en tapant à la porte pour savoir si un cadavre ne pourrissait pas dans les draps de laine de sa patronne. Une fois le malaise dissipé, et la chambre payée d'avance, le jeune homme aux étranges pouvoirs songea à se téléporter vers Brakmar la Pourpre pour rejoindre ses confrères Promis. Seulement...Au début, rien ne vint. Pas même une petite étincelle bleuâtre. Ce n'est qu'au bout d'une demie heure d'essais frustrants qu'il parvint à disparaître, mais pas pour revenir chez lui, non...Juste pour se matérialiser au milieu d'un marché de Bonta. Fort heureusement, la foule dense cacha les petites lueurs de magie. Seulement, inquiet, Daguers ne réfléchit pas deux fois avant de se diriger vers le Zaap de la ville, à pieds cette fois. Son pouvoir avait du être affecté par le trop plein de Stasis...Il entrait dans le centre ville de la citée quand un cri particulier attira son attention.

-Papa, papa ! Viens voir !

Le petit garçon qui venait de crier naturellement pointait Daguers du doigt. Ce dernier, intrigué, s'arrêta le temps qu'un homme aux bras épais comme les cuisses du Promis arrive, un sourire débonnaire sur le visage.

-Papa, papa, c'est lui, tu as vu ? C'est lui ! C'est monsieur Sire !
-Excusez moi monsieur mais je crois que votre fils se trompe de personne, je ne suis qu'un voyageur et...
-N'importe quoi ! Je sais très bien qui tu es ! C'est toi qui a sauvé mon papa y'a cinq ans ! Même que t'es arrivé, t'avais une grande armure de pierre et pis boum ! BOUM ! T'as tabassé le méchant, et pis boom, boom ! T'as...

Laissant son fils finir de narrer et mimer la scène, le puissant homme vint à la rescousse de Daguers en lui remémorant l'histoire. Effectivement, le jeune homme, alors encore Chevalier, était intervenu contre un Shushu du Bois de Litneg, et avait sauvé un groupe de bucherons, ainsi que leurs femmes et leurs marmailles.  Les deux adultes échangeaient maintenant avec entrain, quand le petit se rappela à leur bon souvenir.

-Dis monsieur Sire, c'est quoi là sur tes poignets ? T'as des cicatrices toi ? C'est drôle, tu as la même tout pareille sur l'autre poignet ! Qu'est ce qu'il s'est passé ?

Une question, toute petite, toute simple. Et les yeux d'un enfant posé sur les cicatrices de quelqu'un qui avait voulu mettre fin à ses jours en faisant couler son sang pour rendre les autres coupables. Les petites iris vertes et curieuses voletaient sans gêne des cicatrices aux yeux du Sram, et dans ces perles émeraudes, il lisait une chose qui devait le changer à jamais. Pas de l'admiration, non, simplement le calme apaisé et sûr d'un enfant qui a devant lui quelqu'un qu'il pense comme un exemple à suivre. Un héros qui a sauvé les gens, comme dans les livres que sa mère lui lisait le soir. Comment celui qui avait sauvé son papa pouvait être autre chose qu'un exemple ?

-...Eh, tu veux revoir mon armure ? Regarde !

Avec un sourire forcé et devant les yeux émerveillés du petit, le Sram recouvra ses bras de gantelets de pierre qui épousaient la chair jusqu'au coude, cachant à jamais aux yeux de l'enfant et de l'innocence les marques abjects de sa souffrance égoiste et humaine.
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