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 L'histoire d'une longue recherche.

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Lhel

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MessageSujet: L'histoire d'une longue recherche.   Lun 10 Sep 2012 - 18:24

Un vent frais.
Un matin.
Les portes d'Astrub se dessinent à l'horizon.
Safran baisse la tête à la vue des gardes. Elle entre dans la ville, change son sac d'épaule et grimace. Cela fait plusieurs jours que la jeune fille marche vers cette destination. Ses pieds la brûlent, les lanières de son sac lui lacèrent la peau et elle est recouverte d'une mince pellicule de crasse.

Elle vient de quitter la ferme familiale d'Amakna. Sa mère a disparu il y a maintenant quelques mois. Elle ne sait pas où, elle ne sait pas pourquoi, elle ne sait pas comment. Il lui reste bien sûr son père, avec qui elle a passé de forts bons moments. Malheureusement, elle est bien inutile au dur labeur de la ferme. Elle fait pourtant de son mieux, allant même jusqu'à prêter allégeance au Dieu Sadida pour apprendre les secrets de la nature. Rien n'y fait. Son père a donc décidé de vendre leur maison, leurs terres, leur vie. Il lui a donné quelques kamas et lui a proposé de commencer une nouvelle aventure ailleurs. Il a sorti une carte, lui a indiqué l'emplacement de la maison, puis lui a tracé un trajet un peu brouillon vers Astrub. Il lui a dit qu'il y aurait sans doute des gens pour l'accueillir, qu'elle trouverait famille à construire.

C'est ce chemin qu'elle a emprunté, s’égarant parfois pour observer le paysage, s'imprégner des effluves que dégagent les fleurs d'Amakna, faire un feu contre lequel se blottir. Ainsi, après avoir traversé la cour du château du roi Allister, elle arrive exténuée à Astrub. Les gens tiennent des propos bizarres, chuchotent, s'échangent des marchandises; ils la regardent d'un mauvais oeil. Elle s'accroche à son sac plus fermement, se fait petite et rive son regard au sol. Elle découvre alors un carton à terre, le déplie un peu du bout du pied. Il s'agit d'une invitation pour découvrir la nouvelle propriété de l'Ambassade Brakmarienne, une fête s'y tiendra. Elle la ramasse, lit la date et l'heure. C'est ce soir. Elle fourre l'invitation dans une poche et continue sa route.

La taverne, il lui faut trouver la taverne. Elle observe les visages et tente de trouver une personne qui saurait être digne de confiance, du moins, ce qui s'en approche. Elle lui demande dans quelle direction elle peut trouver ce qu'elle cherche, on le lui indique. Elle entre doucement, s'installe à une table et pose ses affaires au sol. Quel délivrance. On vient prendre sa commande, lui proposer une chambre. Elle accepte.

Une fois propre, elle sort faire un tour à la découverte de la ville, en profite pour régler sa chambre d'avance. En fouinant dans son sac à la recherche de quelques kamas, elle y trouve une clef, une grosse clef dorée. Aucune idée de ce que c'est, elle ne se rappelle même pas l'y avoir mise. Le tavernier lui dit qu'elle ressemble beaucoup aux clefs qui ouvrent les coffres d'Astrub, que la banque n'est pas loin et qu'elle devrait peut être s'y rendre. Il lui dit de faire attention, les rues sont mal fréquentées, elles sentent l'arnaque à plein nez.

Une grosse créature pleine de plumes l'accueille en silence. Elle lui tend la clef. Il la prend entre ses gros doigts duveteux, l'observe longtemps, ouvre un énorme livre, pose son index -ou ce qui semble l'être- dessus et suit quelques lignes avec. Il s'arrête, tourne le livre vers elle, lui tend une grosse plume. Elle lit « Coffre 661 – Propriétaire : Paella Isilra ». Le nom de sa mère. Il tapote de son gros doigt une case « Retrait ». Elle signe. Il lui sourit, ferme le livre et part dans une salle. Il revient quelques instants après, un petit journal poussiéreux à la main. Elle souffle sur la couverture et voit apparaître peu à peu « Journal d'une Sacrieuse ».

Posée sous un arbre dans le parc, elle en a entreprit la lecture. Elle s'arrête, les larmes aux yeux et la tête pleine de mots qu'elle ne connait pas, pleine de lieux qu'elle n'a jamais vus. L'un deux l'intrigue tout particulièrement. Brakmar. Ce soir, elle se rendra à l'Ambassade. Désormais, elle se fera appeler Paella.
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Lhel

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MessageSujet: Re: L'histoire d'une longue recherche.   Mar 11 Sep 2012 - 23:45

Citation :
« Journal d'une Sacrieuse – Partie une : Abandon.

J'essayais d'ouvrir mes yeux peu à peu, m'acclimatant à la lumière du jour. Je ne savais pas où j'étais. Ce qui était sûr, pourtant, c'est que j'étais ballotée dans les bras d'un géant -du haut de mes cinq ans, tout homme me paraissait géant. Je sentais son odeur, mélange qui m'apparait aujourd'hui comme celui de la bière et de la sueur. Je commençai alors à gémir et entendit un grognement, suivi d'un coup violant sur ma tête. Ils étaient apparemment deux géants. Ce qu'ils faisaient... je n'en avais aucune idée. Même quand je me suis réveillée dans cette forêt, je n'ai pas compris tout de suite. Imaginons, une petite fille frêle, fragile et abîmée par la maladie, emportée pour ne sais-je quelle raison au fin fond de la forêt... Les géants continuaient de marcher et cette fois, je me gardai bien d'émettre le moindre son. Je me concentrai sur les environs, découvrant des bruits que je ne connaissais pas. Les hommes s'échangeaient quelques mots, que je comprenais, mais pas dans l'ordre. Seul leurs rires gras me permettaient d'en déduire qu'ils blaguaient. J'essayai d'ouvrir les yeux, en me gardant bien d'être découverte. Par chance, l'homme m'avait balancée sur son épaule, et c'est le sol que je découvris en premier. Je savais que j'étais en danger, mais je ne pus m'empêcher d'être émerveillée par l'herbe si verte sous mes yeux. C'était la première fois que je sortais de Brâkmar.

Et puis tout s'arrêta, l'homme me balança à terre et remarqua que j'étais consciente. Il me jeta un regard plein de haine et je détournai la tête. C'est alors que je compris que j'avais les mains et les pieds liés. J'étais tellement épuisée que je n'avais pas senti les cordes qui s'enfonçaient sous ma peau. Il commençait à se tourner quand son compagnon l'interpella. Selon lui, on ne pouvait pas me laisser ici, au sol. Ils se querellèrent au sujet de ma mort, de mon abandon, d'un ordre. Et puis, le deuxième homme eu raison du premier et je me retrouvais assise sur une branche. Ce dernier me fit comprendre qu'il en était de ma sécurité si je venais à tomber. Je le regardais, les yeux ronds, ne comprenant strictement rien... J'avais cinq ans.

Mais à cet âge, les sangliers, on les voit quand même, et d'autant plus énormes. Ma nuit fut horrible, entre lutte pour ne pas dormir, douleur dans mes muscles de ne pas bouger, tiraillement de mon estomac de ne pas manger... Et mes lèvres... elles étaient si sèches...

J'avais sûrement du finir par m'endormir, car en me réveillant, ça sentait bon, mes lèvres étaient humides, et je n'avais mal nulle part. D'abord, je crus que j'étais morte, et je reconnus cette douce odeur. C'était de la viande... de la viande rôtie! Je me levai d'un bon, et vit des étoiles, mes yeux encore endormis. Et puis, je la distinguais, elle, cette femme à la chevelure si rouge, aux vêtements si noirs, aux ailes si sombres... si abîmées... Ma première réaction fût de reculer, reculer tant que je pouvais. Elle parût d'abord surprise, puis elle se tourna vers le feu. Je crus qu'elle allait me donner à manger, mais elle m'ignorait totalement. Ensuite... elle posa cette gourde ruisselante à côté d'elle, sorte d'invitation pour ma gorge brûlante. Je m'approchai à quatre pattes, essayant de faire le moins de bruit possible. Bien sûr, cela m'était impossible, mais elle continua de m'ignorer. Ce n'est que quand je me jetai sur la gourde et arrachai un morceau de viande rôtie qu'elle se mit à rire.

Je ne m'attendais pas du tout à ce son. De toute ma petite vie, je n'avais entendu que des hommes rire, des rires sales, gras. Et puis ce son... ce cri si puissant sortait de sa gorge. On aurait dit un chant. J'en laissai tomber mon repas, ce qui la fit rire de plus belle. Sa main fut si vite dans mes cheveux que je ne pus réagir. Elle me caressait, reprenant son souffle et me dit:

_ En voilà un petit monstre! Tu n'as pas mangé depuis combien de temps?
Je me mis à rougir, ce qu'elle du voir, car elle reposa sa main sur sa cuisse. »

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Lhel

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MessageSujet: Re: L'histoire d'une longue recherche.   Mer 12 Sep 2012 - 16:57

Citation :
"Partie Deux : Et ça continue, encore et encore.

C'est ainsi que je partageais mon repas avec elle. Elle si grande, elle si belle, elle si téméraire. Elle m'avait posé tout un tas de questions, évité les miennes. Entendant mon nom, elle me reconnut, et opta donc pour le diminutif que tout le monde connaît aujourd'hui, Paella. J'étais un danger, un autre monde, une enfant bourgeoise... Son nom à elle, je ne le connus jamais. Elle se présenta à moi sous celui de Wings of Despair. Je revis alors ces ailes si abîmées que j'avais vues le premier jour et qu'elle cachait désormais. Elle me raconta sa jeunesse, qu'elle était disciple de Sadida, respectant la nature. Contrairement aux vieilles légendes, elle dormait peu... trop peu. Elle était toujours sur ses gardes, évitant les autres aventuriers présents en forêt.

Peu à peu, nous devenions très proches, passant nos journées à discuter. Nous quittions rarement
la forêt et, quand il en était question, je devais rester seule, à l'abri... Wings s'absentait toujours très longtemps et revenait de plus en plus morose. Je n'ai jamais su si c'était à cause du danger, de ma présence ou bien une tout autre histoire. Sept ans passèrent sans que je ne m'en rende compte et j'étais bien trop féminine pour une jeune fille de douze ans. Je vis bien que ça ne lui plaisait pas, qu'elle me regardait avec des yeux tristes. Pensait-elle que j'aurais une meilleure vie ailleurs? Sans doute. Elle me racontait ses histoires, l'extérieur. Je n'avais même plus besoin de sortir de cet endroit, je connaissais le monde par cœur.


Et puis un jour, j'eus seize ans et elle se dit qu'il était temps. Temps pour moi de savoir me défendre,
de savoir … tuer. Elle m'apprit à chasser, mais je fus bien mauvaise, bien trop gauche, trop maladroite. J'étais faible mais agile et c'est grâce à cela que je suis vivante aujourd'hui. Elle me relevait sans cesse, me pansait, et parfois même intervenait pour me sauver la vie. J'étais incapable d'avoir le dessus sur de simples sangliers, même sur ces fleurs maudites, qu'on croise, dansant au milieu des bois. Le temps passait et Wings devenait de plus en plus colérique. Elle devait avoir honte de ma faiblesse, elle qui m'avait consacré autant de temps. Cela ne dura qu'un an... Oui, une simple année. Oh non, elle ne s'était pas calmée.


Un matin, elle se leva, me réveilla calmement, pris ma main dans la sienne et m'entraîna au loin. Elle se mit à courir, de plus en plus vite, m'entraînant de force avec elle. Je savais ce qui allait se passer. Je savais qu'elle ne voulait pas que je retrouve le camps, mais pourquoi? Et puis, sans prévenir, elle s'arrêta. Lentement, elle pivota dans ma direction, plongeant ses yeux sombres dans les miens. Je me rappelais encore ses derniers mots :
_ Tu m'es inutile, tu me mets en danger, c'est fini. Tache de ne pas te blesser, trouve toi un mari, un toit et vis ta vie. Tu n'es pas faite pour m'accompagner. Tu es... faible.

Elle disparut ensuite, me laissant abasourdie, au milieu des arbres. Je cherchai le campement toute la journée mais ne le trouvai pas. On m'abandonnait encore et cette fois, j'avais l'âge de comprendre. Mes larmes déferlaient sur mes joues mais je continuais ma course, trébuchant dans les fougères. Puis mes jambes cédèrent. Je tombai. Je passai la nuit à pleurer, hoqueter... Pourquoi? C'était trop injuste. Je me retrouvais à nouveau seule... sans personne... entourée de créatures nocturnes et terrifiantes... Je frissonnai.

L'insomnie me guettait et je ne fermai pas les yeux de la nuit. Je n'entendis même pas les pas qui
s'approchaient, de si bon matin vers moi. Je ne sentis pas cette odeur, que j'aimerai tant par la suite... Soudain, cette voix. Elle me fit d'abord peur et je ne relevai pas la tête.

_ Que fais-tu là? Dit la voix.
Je ne bougeais pas, reniflant, et la voix parut agacée.

_ Tu ne veux pas me répondre hein? J'attendrai.
Je n'en revenais pas... la voilà qui plaisantait! Je levais alors les yeux peu à peu et découvrais des bottes d'un bleu profond. J'avais tellement pleuré que mes yeux me brûlaient mais je voulais découvrir à qui ce rire appartenait. Je découvris alors un homme. Grand, brun, habillé tout de bleu et arborant une croix sur son torse. En voyant ma tête, mes yeux bouffis, il s'arrêta.
_ Tu... Je m'apprêtais à chasser, tu veux venir avec moi?
Je déclinai sa demande, hochant vivement la tête et d'une voix rauque, sèche, j'argumentai:
_ Je ne suis pas très utile, voire dérangeante. Je ne saurais t'aider...
_ Tu sais, je ne suis pas plus utile mais je suis sûr qu'à deux, nous y arriverons. Au pire... je suis persuadé qu'avec d'aussi grandes jambes, tu cours très vite.

Il me tendit alors sa main, si chaude, si amicale. J'avais peur d'être de nouveau abandonnée, mais je la saisis.
_ Je m'appelle Astrae, enchanté. Tu sais, après la chasse, je pourrai te présenter mes amis! Nous nous regroupons tous sous un même nom, je ne t'oblige à rien, ça non! Ajouta-t-il devant ma moue. Mon meilleur ami et bras droit sera tellement heureux de voir une femme qui sert le même Dieu que lui! Oh pardon.... Je ne t'ai pas demandé ton nom.
_ Paella.

Nous nous mîmes à chasser et à ma grande surprise... aucun de nous deux ne fut blessé."

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MessageSujet: Re: L'histoire d'une longue recherche.   Ven 14 Sep 2012 - 14:14

Citation :
"Partie trois : Une famille?

Nous avions chassé toute la journée et la nuit commençait à tomber. Nous distinguions à peine où nous posions nos pieds et le Iop me prit la main pour me guider. C'est le silence qui régnait ce soir là et aucun de nous deux n'osait le briser. Ce fut Astrae qui le rompit :
_ Nous allons passer par Astrub, si ça ne te dérange pas.
Je ne dis mot, me sentant trop bête de n'y être jamais allée mais n'osant le lui dire.

_Tu vas voir, c'est une ville magnifique. Mal fréquentée, mais magnifique. On s'y amuse beaucoup quand on sait où aller et je suis sûr que mes chers amis sont encore à la Taverne à cette heure ci. Tu vas pouvoir les rencon... Que se passe-t-il?
Je m'étais arrêtée, effarée, honteuse...
_ Je... comment sais-tu que... je ne suis jamais allée là-bas?
_ Je t'avouerais que je ne sais pas, une intuition... en route?


Je baissais la tête et lui emboîtais le pas. Cette fois ce fut moi qui rompit cet embarrassant silence.
_ Comment sont ils? Tes amis?
_ Eh bien, formidables, ils m'ont beaucoup aidé mais tu verras pas toi même. Je ne tiens pas à te faire peur, tu ne voudrais plus me suivre après!

Il se mit à rire et je le rejoignais. Après avoir tant pleuré, ce rire me surprit et je hoquetai.
_ Et ça fait longtemps que tu vis en ville? Que tu viens chasser ici? D'où tu viens? le questionnais-je.
_ Oh, tant de questions! Et toi, sale comme cela, sauvage, on dirait que tu as passé ta vie dans cette forêt!
_ Je...
_ Pardon... je ne voulais pas te vexer. Pour ne pas te laisser sans réponses, oui, ça fait un moment maintenant que je suis en ville, j'y ai quelque chose à faire. Pour ce qui est de chasser, cela fait peu de temps que je viens dans les environs. D'où je viens... c'est une bien longue histoire.
_ Tu me la racontes?
_ Non. Un jour peut-être. Un de ceux où il fait bien jour et où il fait bon chanter.


Je n'osais plus parler après ça et j'apercevais déjà les remparts de la ville. Je souris et soupirai. Les gardes à la porte nous firent un signe de tête en guise de salut et nous traversâmes quelques ruelles. Des boutiques s'étendaient de gauche et de droite et je m'attardai à leur contemplation.
_ Paella... tu auras tout le temps de les admirer ces devantures! Allez, ils ne vont pas rester à nous attendre tu sais.
Je me mis à courir, essayant de rattraper l'avance qu'il prenait sur moi. A mon contraire, il avait l'air pressé de revoir ses amis. Moi... je ne me sentais pas à ma place, j'avais peur de gêner. Je flânais donc.

Il s'arrêta alors devant une bâtisse, me sourit et je fis les derniers mètres à toute allure. Poussant la porte à l'intérieur, il me fit signe de passer la première.

_ Honneur aux dames.
Je n'étais pas encore entrée que je sentis cette forte odeur. Cette boisson que Wings ramenait de ses voyages mais que je n'étais en droit de boire. De la bière m'avait-il semblé me rappeler.
J'humais l'air et me mis à observer les gens autour. Un brouhaha assourdissant me parvenait aux oreilles. A ma gauche, un homme énorme, en tablier taché. A ma droite, un autre, encapuchonné, susurrait des choses, distribuant des breloques. Tout autour, des tables, des gens, des rires, des chopes. Je me sentais perdue de voir tant de monde et paniquais. Je me tournai, cherchant mon ami des yeux. Ne le trouvant pas, je me mis à marcher dans tous les sens, rêvant de pouvoir prendre mes jambes à mon cou. Je n'en eu pas l'occasion, on me prit par les hanches et on me ramena à lui. Soulagée, je me tournai vers mon ami qui n'avait pas l'air dans être tout à fait un au final. C'était un gros bonhomme aux joues et au nez rouge qui me sourit d'un sourire édenté et cligna d'un œil qui paraissait vide.

_ Dis moi poulette, c'la première fois qu'tu viens traîner ici ou j'rêve? Drôlement bien roulée, j't'offre un verre?
_ Elle est avec moi. Toi, tâche de garder tes mains dans tes poches.

Astrae, riant, m'emmena alors à une table pleine de gens. Moi, je repensais à la scène, à ma peur et je me sentais ridicule.
_ Que nous ramènes-tu là As'? dit un homme blond, tout sourire.
_ Serait y pas que ton chef il s'est trouvé une p'tite?
Un homme habillé comme Astrae, aux couleurs près, rigolait à pleine gorge.
_ Je te présente Chazuro, disciple de Sacrieur tout comme toi et le gros lourd là, qui rit, c'est Feldorin. Il ne fait pas partie de la troupe mais ce qu'il peut être collant!

Le-dit Feldorin balança une poignée de noix de cajou sur son ami qui me fit signe de m'asseoir sur la chaise qu'il venait de reculer à mon attention, ce que je fis. Le Sacrieur se pencha par dessus la table, me fixa et posa son menton sur ses mains.
_ Et toi, t'es qui?
Tous les regards se tournèrent vers moi et j'ouvrai la bouche pour parler. Aucun son n'en sortit et je devins rouge de honte.
_ Plutôt timide ton amie.
_ Paella!
Criais-je.
Tous se mirent à rire et je repris tout bas.
_ Je m'appelle Paella. Heureuse de vous rencontrer. Vous n'êtes que trois?
_ Ce soir oui. Enfin il reste Lou' qui ne devrait pas tarder,
dit Chazuro.
_ Eh Pae' tu veux boire une bière? lança Feldorin depuis le comptoir.
_ Euh oui... je veux bien...
_ Lou!
s'écria Astrae, se retournant.
Une disciple de Iop venait vers nous, prit une des chaises et vint s'assoir à nos côtés.

_ Alors Louride, bonne la chasse?
_ Salut bande de vous. Aussi bonne que moi.

Elle me fit un clin d'œil et piocha dans l'assiette de noix.

_ Je veux venir avec vous.
Tous se retournèrent vers moi, surpris.
_ Je... je n'ai personne, je débarque en ville. Emmenez moi avec vous! Je jure de bien me comporter et de ne pas vous gêner.
Chazuro se leva, fit le tour de la table et se posta devant moi. Il se pencha alors vers moi, passa ses mains sous mes bras et me souleva en l'air pour me prendre dans ses bras.
_ C'est comme si t'étais déjà chez toi! T'en penses quoi chef?
_ J'en pense qu'elle est plus que bienvenue.

Feldorin apporta les bières et nous trinquâmes tous ensemble, passant la soirée à parler des alentours et de leur vies. Pas de la mienne. Ni de celle d'Astrae.

J'avais une famille. Un Iop avenant mais qui paraissait cacher beaucoup de secrets, de sentiments. Un Sacrieur qui n'avait pas décroché de son éternel sourire toute la soirée. Un joli brin de fille qui adorait blaguer. Encore un autre Iop, un peu trop porté sur la bibine à mon goût mais plus que sympathique
."


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