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Forum de la guilde Les Promesses Du Crépuscule du serveur Domen de Dofus .
 
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 La Quète des Mots

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Carotte
Meneur
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MessageSujet: Re: La Quète des Mots   Mer 13 Juil 2011 - 1:55

C'est pieds et poings liés que la troupe fit son apparition devant Skeunk, escortés par les diamantines. Carotte avait obtempéré pour ne pas aggraver l'attente mortelle d'Asp, mais il avait espéré négocier un sauf conduit.
Au long de sa carrière de cogneur de créatures, il avait su se retrouver face à des situations dangereuses et en sortir quelques fois. C'était ce qu'il espérait, mais cette fois ci comme les autres, la peur avait attrapé ses tripes avec sa poigne de fer et n'y allait pas de main morte.
Il le savait, il ne fallait pas laisser transpirer la peur qui le gagnait sans quoi Bourri et lui n'auraient aucune chance de repartir vivants avec Aspargus.
Diamantine inquiétait Carotte, non pas qu'il eut un cœur auquel cas Aspargus et son état de santé l'aurait inquiété, mais il voulait pas finir sa vie à se prendre des baffes de Rubise.
Prendre le pas sur Bourri, même aux portes de la mort restait une priorité, et si en plus il pouvait lui en mettre plein la gueule, autant y aller! C'est ainsi que le dernier sacrieur de l'équipe prit la parole s'avançant d'un pas assuré vers Skeunk

Mèèèèrd... *Chtok*
Et oui, a trop réfléchir on en oublie sa condition physique, y compris qu'on est ligoté... C'est Rubise qui, l’œil méfiant et fermement remis Carotte sur pied. Presque aussi bête qu'un iop il se livrât dans une bataille de regard avec Skeunk qui était resté muet, au même titre que Bourri. Ce dernier point étonnât le sacrieur pâle dés que la réflexion lui vint à l'esprit.
Il voulu tourner la tête pour évaluer l'état de son compagnon, mais son regard ne croisât pas celui du iop. C'est le poing d'Emeraude qui vint accueillir le mouvement de tête de Carotte qui émit une expiration plaintive.

-Tu arrêtes, c'est compris? Cesses, tien toi tranquille et ferme ta putain de gueule!

Ce langage de la bouche d'une demoiselle d'habitude si raffinée lui fit comprendre qu'ils n'étaient pas seuls à avoir des problèmes.

Si vous avez pris le risque de venir en effectif réduit chez nous, c'est que vous êtes inconscients, ou très pressés. à la vue de Carotte dans le lot je dirais inconscients, mais en l'état de votre amis, je dirais pressés. Il est donc clair que vous n'êtes pas en position de force. Mais, magnanime, je vous laisserai une chance de me convaincre de ne pas vous écorcher vif avant de vous jeter dans les marais voisins.
Le silence qui s'intensifiait mettait mal à l'aise le meneur des Promesses qui se lançât dans un numéro d'art lyrique consistant à extorquer à Skeunk le remède à cette étrange exéma écailleux avant de lui filer entre les mains. Il comptait profiter de l'élément de point qui avait glissé entre les lèvres d'Emeraude.
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Ceyx

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MessageSujet: Re: La Quète des Mots   Lun 18 Juil 2011 - 23:46

Le Sacrieur continuait de parler de la malédiction s'étant abattue sur les habitants de Brâkmar...
Asparagus, quant à lui, gisait à terre, suffoquant dans l'étreinte un peu trop étouffante de la jeune fille plaintive, qui ne cessait de gémir et de faire des scènes d'amourette...
Les trois autres filles de Sadida continuaient à guetter les invités ligotés, surtout le Sacrieur avec qui elles avaient souvent eu affaire, en psalmodiant des insultes de tout genre...
Quant à Bourri... Il restait silencieux, et essayait tant bien que mal de se concentrer dans tout ce chaos de bruit, où personne n'écoutait personne...

Ce qu'il savait de Skeunk, c'est qu'il ne bougeait pas de son repère... Eux, étaient des aventuriers, donc ils pouvaient peut être l'aider aussi !
C'était une idée de génie !! Comme toujours ! se disait-il.

Tandis que Carotte continuait ses phrases mielleuses pour endormir les soupçons de Skeunk et lui soutirer une potion, Bourri explosa :

- Vos gueuuuules !!

Cette intervention fit taire tout le monde, qui n'avait même pas pris peine de le considérer, restant muet et immobile.

- Ahem... J'ai pensé à quelque chose, reprit-il tandis que ses compagnons craignaient le pire.
Vu que vous ne bougez jamais de votre repère gardé par votre blaireau, et nous étant des aventuriers, je suis sûr qu'on peut faire quelque chose pour vous, et vous nous donnez une potion miracle !

- On a pas le temps pour Lynn, en plus, tu casses toute ma magouille !!
chuchota le Sacrieur énervé. Il nous faut un remède maintenant !

Skeunk dévisageait le Iop, en se frottant le menton d'une main, l'autre dans le dos sous sa tunique.

- Toi au moins, répondit l'Eniripsa, tu es franc. Tu n'es pas comme ce Sacrieur, qui ne cherche qu'à m'entourlouper... Mais, comme je l'ai dit, vous n'êtes pas en position de force pour pouvoir penser marchander si facilement avec moi !

- Bien au contraire,
reprit le Sacrieur. Je crois que nous ne sommes pas les seuls à avoir des ennuis, n'est-ce pas, très cher ?

- D'ailleurs, c'est bizarre que vous n'ayez pas bougé votre bras derrière votre dos depuis tout à l'heure !

- Ah, tu as remarqué aussi ! Tu m’épates !

- On peut aller vous chercher une Eniripsa pour votre crampe, et vous, vous nous préparez ce que l'on cherche !!

- Ah non, ça va, t'as pas pris de neurone...
se raisonna Carotte. Il est cristallisé ! accusa ce dernier. Mais par je ne sais quel miracle, il a réussit à maintenir l'avancée de la maladie, mais pas de la stopper... J'en déduis qu'il vous manque quelque chose que vous ne pouvez avoir... termina-t-il dans un ton malicieux.

Les sadidettes étaient estomaquées, bouches bées, quand soudain, Rubise se jetta sur Skeunk en criant pour voir si c'était la vérité.

- Quoi, et vous nous avez rien dit ?? jura cette dernière, les larmes aux yeux.

Avant que les trois autres ne se jettent à son tour sur lui, il reprit la parole en haussant le ton :

- Je vois que vous êtes observateurs. Oui, je cristallise, mais ce que vous, Brâkmariens, ne savez pas, c'est que ceci ne touche pas que Brâkmar...
Ce mal vient d'une incantation interdite depuis la nuit des temps, et a puisé de l'énergie du Monde des Douze en entier pour son oeuvre... Etant un maitre des Mots, je sais ce qui a causé ces dégâts, j'ai ressenti l'incantation, mais je n'ai pas pu l'empêcher. Et maintenant, ce mal se répand partout dans le monde !

- Ca n'explique pas pourquoi vous êtes stabilisés !
répliqua le Sacrieur

- Mais ça explique les Bontariens dans le repaire... lança Bourri, s'émerveillant de sa perspicacité.

- Grâce à d'autres inc...

- NOOOOOOOOOOOOOOOOOOOON ! Tiens bon !! Skeunk va te sauver !! Tiens bon !!
s'exclama Diamantine, tandis que Asparagus s'essoufflait dans ses bras, au bord de l'inconscience.

- En même temps, tu le serrerai moins fort... répliqua Bourri, qui fit un bond pieds joints en arrière pour esquiver le coup de poing d'une sadidette.
Attention fillette, je ne tape pas les demoiselles, mais si on me touche, je réplique, et c'est pas vos pauvres ronces qui vont me rete... Aïe !! C'est interdit de fouetter avec ce genre de... Aïe !

- Arrêtez un peu !!
reprit Carotte. Voilà, mon ami est au bord de l'agonie, et s'il meurt, notre amie pour qui nous faisons cette quête meurt aussi. Notre quête prendra fin aussi, donc nous nous en iront, et je doute que votre état soit stable pour longtemps. Alors aidez nous maintenant, nous vous aiderons ensuite !

- Soit, je vais vous montrer ce que je me fais donc sur votre ami, ça nous gagnera un peu de temps...
dit-il en avançant vers le Féca, les yeux révulsés.
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Asparagus

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MessageSujet: Re: La Quète des Mots   Mar 26 Juil 2011 - 23:26

Skeunk s’avança vers Asparagus et posa sa main droite sur le bras gauche du féca, d’abord il ne se produisit rien puis il y eu un flash lumineux suivi dans BANG sonore. Skeunk fit un pas en arrière.

Un rejet ! Par tout les shushus ! Mais qu’es-tu donc étranger ?! »
Je suis un hybride… »Dit Asparagus, le souffle rendu court à cause de ses blessures. « Vampyre et humain… Vous ne pouvez endiguer la cristallisation qui me touche… Car ce n’est pas moi qui est été contaminé… Mais notre amie… J’ai utilisé mes capacités pour drainer sa cristallisation sur moi… Mais je ne peux soigner seul mes blessures actuelles…»
Maitre Skeunk soignez vite ses plaies ! » Insista Diamantine.
Recule-toi Diamantine. » Ordonna Skeunk. « Si il est en partie vampyre on ne peux lui faire confiance et de plus je doute de ses sentiments envers toi… »
Mais… » Bredouilla la sadidette.

Diamantine regarda tour à tour ses sœurs qui à chaque fois acquiescèrent, puis elle regarda Asparagus dans les yeux, celui-ci ne dit rien.

Alors t’es comme les autres hein ? » Dit Diamantine dont les larmes commençaient à perler sur son visage. « Comme les autres tu fais semblant de m’aimer pour approcher maitre Skeunk. »

Asparagus ne répondit rien, autant parce qu’il ne savait pas quoi répondre, que parce qu’il avait à peine la force de parler. Après un court moment de silence, Diamantine essuya du revers du bras ses larmes qui perlaient aux coins des yeux, puis elle poussa un cri de rage et se rua sur le féca.

Merde elle va nous l’achever ! » S’exclama Carotte.
Mais bon sang arrêtez-la ! » Cria Bourri.

Personne ne leurs répondit tant dit que Diamantine assenait Asparagus d’un coup de poing à l’estomac, rouvrant ainsi plusieurs plaies du féca. Ensuite elle l’attrapa par le col et le projeta au sol.

Mais arrêtez cette furie !! » Beugla Bourri en gigotant vainement pour défaire ses liens.

Encore une fois personne ne répondit. Carotte lui ne bougeait plus, il savait que c’était inutile, la colère d’une femme est bien plus terrible que celle de tout les shushus pensait-il. Il ne pouvait que regarder, impuissant le supplice du féca, cet étrange type qui uniquement par amitié était venu dans le foutoir d’une ville autre que la sienne. Carotte se demandait encore si c’était de la bravoure ou de l’inconscience.

Asparagus gisait sur le sol, à plat dos, la respiration saccadée, la sadidette s’approcha et s’accroupit au dessus de lui, le visage juste au dessus de celui du féca, le regardant dans les yeux.

J’y croyais… Je suis trop naïve… » Dit-elle en levant le poing pour frapper le féca au visage. « Un dernier mot ? »
…Je suis désolé… Pardonne-moi … » Dit Asparagus alors que la sadidette allait abattre son poing.

C’était à peine un murmure, un soupire, mais lorsqu’il atteignit Diamantine, elle se figea, poing en l’air et parcourue d’un léger tremblement. Asparagus, à bout de force n’arrivait pas à distinguer les traits de la sadidette au dessus de lui, elle s’était figée, c’est tout ce qu’il savait. Soudain il senti quelques gouttes tomber sur son visage, il comprit que de nouveau les larmes perlaient aux coins des yeux de Diamantine. Mais contrairement à tout à l’heure, ce n’était pas des larmes de colère mais de tristesse. Doucement, elle baissa son bras qu’elle brandissait pour frapper, pendant un court moment elle plongea son regard dans les yeux sombres du féca.

De tout les hommes que j’ai rencontrée… » Dit-t-elle. « Tu es le seul à t’excuser de ne pas m’aimer… »

Elle étouffa un sanglot puis, sous une assemblée de regards surpris, elle se redressa.

Maitre Skeunk, soignez-le je vous prie, le reste je m’en fou. » Dit-elle.
Il semblerait qu’il reste de l’humanité en lui. » Dit-il.

Diamantine alla s’assoir à l’ombre d’un arbre, bien qu’on ne distinguait que sa silhouette, on devinait que les larmes coulaient encore le long de ses joues. Pendant ce temps Skeunk s’approcha du féca et commença à soigner ses plaies. Bourri et Carotte n’en revenaient pas, la situation venait de changer du tout au tout, encore une fois. Carotte débattait en son fort intérieur, pour savoir si Asparagus était brave, sot, calculateur ou bien chanceux, Bourri lui regardait la scène d’un œil un peu vide, la complexité des femmes le surprendra toujours pensait-il. La voix de Skeunk les ramena à la réalité.

Bon, puisqu’on est dans le même lot autant jour cartes sur tables. » Dit-il tout en soignant Asparagus. « Je peux en effet endiguer la cristallisation, mais pas la guérir, il me faudra un échantillon de la souche aéroportée. »
La quoi ? » S’étonna Bourri. « Une souche d’arbre ? »
Pourtant vous êtes en partit cristallisé. » Dit Carotte. « Vous ne pouvez pas prendre un échantillons sur vous-même ? »
C’est ce que j’ai fais mais ça ne suffit pas. » Répondit Skeunk. « Il y a deux type de propagation à cette maladie, la première se fait via l’utilisation de magie élémentaire, comme la brise quadrimentale dans mon cas, la deuxième par l’air, comme à Brakmar. Avec un échantillon de la souche aéroportée, je pourrais mettre au point un remède plus efficace, du moins, je l’espère… »

Tant dit que Skeunk parlait, Asparagus glissa difficilement sa main dans sa veste et en ressortit tout aussi difficilement une fiole contenant le morceau de cristal que Lynn’sha c’était arrachée. Il la tendit à Skeunk juste avant de s’évanouir.

Et bah voila. » Dit Skeunk avec un léger sourire. « Il a l’air d’un brave type, ce féca, mais il est inconscient maintenant. »
Encore ? »Ricana Bourri. « Il nous fait souvent le coup en ce moment. »
Silence ! » Siffla Carotte. « Vous pensez pouvoir faire un remède qui soignera la cristallisation avec ça ? »
Avec un peu de chance je pourrai faire un remède assez puissant pour dé-cristalliser les gens » Répondit-il. « Mais la maladie ne disparaitra pas tant que les incantations n’auront pas été rompues, et c’est hors de ma portée … »
Allons quelqu’un comme vous doit bien avoir une idée. » Dit Carotte.
Oui, en effet… »
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Lynn'Sha

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MessageSujet: Re: La Quète des Mots   Mer 10 Aoû 2011 - 9:46

Lynn'Sha émergea dans un sursaut, prise de spasmes et de nausées.
Après quelques secondes le clapotis des vagues et le cri des mouettes prirent le pas sur le bourdonnement sourd qui la privait de ses sens.
Alors que la nausée diminuait de lumière chaude et l'air marin qui s'engouffrait par ses fenêtres attirèrent son intention.

Sortant du lit dans lequel elle était lovée, elle se dirigea d'un pas mécanique vers l'une des ouvertures pratiquées dans l'épais mur de pierre et s'y pencha pour respirer l'air pur à pleins poumons.
Pendant une main vers le soleil elle constata que le cauchemar était réalité.
Après quelques secondes à contempler les jeux de lumière au travers de sa main cristalline elle constata toutefois qu'elle conservait formes humaines. Serrant le poing pris conscience de son agilité retrouvée.

Elle se mit alors à contempler l'horizon, un mince sourire aux lèvres.
Alors qu'elle se perdait dans l'immensité azurée, un brouillard blanc lui voilà progressivement la vue.
Le monde disparu elle fut arrachée son corps. Un battement de cœur plus tard elle se trouva face à un asparagus qui agonisait, tintant de rouge cette dimension immaculée.

Les yeux écarquillés par la peur et l’incompréhension, Lynn'Sha s'avança à tâtons jusqu'à lui.
L'étreignant avec douceur elle lui murmura :

- « Asparagus, c'est bien toi, que t’est t’il arrivé; Asparagus ?! »
- « Lynn … ? » Une quinte de toux le secoua, projetant de fine goute de sang sur Lynn’Sha, invisible sur sa tunique pourpre.
- « Tais-toi As’, tu va t’épuiser dans ton état … ». repoussant la main protectrice de Lynn’Sha il la coupa dans un rictus de douleur.
- « t’inquiète, je ne suis pas encore bon pour la rubrique des amants écrasé. » un silence suivit sa déclaration.
- « Lynn … ? t’est toujours là ? » demanda t’il d’une petite voix.
- « Asparagus ? » répondit elle d’une voix glaciale et doucereuse. « tu veux vraiment que j’t’achève c’est ça ? tu trouve encore le moyen d’me harceler dans ton état !? »
- « Nan Lynn ! Y a méprise là !» gargouilla t’il, « arrêtes, tu m’étrangle ! »
- « Ouais y a méprise, je serre pas assez fort pour te faire taire apparemment ! »
- « je … pas … amant … de … toi » réussit il à éructer.
- « Mouais … » lâcha elle soupçonneuse, desserrant son étreinte « Bon vu ton état t’a pas mal de chose à me raconter, et t’a intérêt à être hyper créatif pour justifier cette histoire d’amant sinon je te promets de pas te rater … » conclu elle, le regard noir.

Une fois qu’Asparagus eu retrouvé un semblant de souffle il fit un compte rendu plus ou moins complet de l’épopée épique en essayant d’occulter les nombreux « fails » que l’équipée avait accomplie à partir du moment ou Lynn avait perdue connaissance jusqu’au moment ou Asparagus était lui aussi partit sucrer les fraises du jardin de Skeunk.

- « Eh ben … Je me demande encore comment vous avez réussi à arriver jusqu'à Skeunk avec une poisse pareille … » lâcha elle d’un ton dubitatif. « au fait qu’est devenu Irishe ? tu ne l’a plus évoqué sur la fin … ça me donne le sentiment que t’a occulté pas mal d’évènement disons … sensibles … »
- « Aha, oui Irishe … » reprit Asparagus gêné. « bien disons que comme je disais il était dans les pomme un moment, et maintenant il serait plutôt noyé dans le cidre … »
- « Le … cidre »
- « Euhm … on était poursuivit par des Brakmarien et un fauchalak et on a du se résoudre à abandonner toutes les charges inutiles qui nous ralentissaient … »
- « Je vois … » murmura elle perplexe. « Bon je pense que je comprends l’essentiel de la situation » Conclut-elle avant de reprendre sur un ton plus doux « Tu en as assez fait pour le moment … Il est temps pour moi de donner un coup de main à nos chers bras-cassés. »
- « Mais je … »
- « tais toi As, tu as besoin de repos si tu veux pouvoir aider de nouveaux. Tu peux me dire à quoi un mourant qui n’a pas dormis depuis 48h pourrait bien servir ? » l’interrompit elle d’un air moqueur.
- « Ecoute Lynn, comment compte tu de toute façon rejoindre le repaire de Skeunk !? de plus il s’agit d’aider Skeunk à trouver un remède ! Je suis le seul qualifié pour cela … »
- « As’ je te trouve blessant là ! » s’indigna-t-elle. « Je ne suis pas à classer dans le registre des savants fou comme toi certes, mais je te rappel que j’ai côtoyé un excellent scientifique qui n’est autre que mon mentor, Lynus. Grace à lui j’ai pu enquêter efficacement sur le mal qui nous cristallise et certaine de mes observations aideront surement notre nanissime génie ailé à débrouiller une ébauche de solution au problème », le morigéna t’il. « Ensuite pour ce qui concerne le transport et bien j’ai une petite idée derrière la tête qui risque d’en surprendre quelques un à l’arrivé si elle fonctionne … », termina t’elle le regard soudain insondable. « Si tu souhaite nous recontacter une fois rétablit, utilise le moyen avec lequel tu m’a amené ici. Tu seras surement capable d’aider Skeunk à concrétiser les pistes que je vais tenter de lui donner », reprit elle sur un ton docte.
- « Compris Lynn’… je n’ai pas la force de luter contre toi pour le moment de toute manière. A bientôt … », murmura-il dans un sourire léthargique.
- « à Bientôt As’ » souffla-elle, alors que son corps s’estompait dans les brumes « Et merci pour avoir absorbé un peu de mon mal. »


Loin de là de retour dans l’espace et le temps, au Cœur du royaume Koalak plus précisément, Skeunk émit un petit cri de surprise.
- « L’échantillon ! il a bougé ! » s’écria le petit éniripsa d’une superbe voix de soprano.
- « Euhm, ce n’est pas le résultat de votre idée ? » s’enquit Carotte, dissimulant avec difficulté un sourire après la superbe performance vocale de Skeunk.
- « Oh ne vous moquez pas hein ! » s’offusqua-t-il. « et de toute façon je n’avais encore rien fait ! »
- « Euh dite j’voudrais pas vous déranger, mais le cristal se fait la mal » signala Bourri, toujours immobilisé.

En effet la pique cristalline qui émettait maintenant une stridulation perçante s’était plantée dans le sol, s’enfonçant rapidement en rougeoyant.
- « Non de … ! » Carotte se jeta au sol, tentant de le saisir à temps.
- « Trop tard … » lâcha Bourri.
- « RAAAAH ! C’est pas possible qu’un truc pareil ai pu nous arriver, on a vraiment la poisse ! », crachat Carotte, frappant du poing la ou leur unique échantillon venait de disparaitre.
- « Etrange … » marmonna Skeunk qui se remettait de ses émotion. « La seule explication serait que le cristal soit entré en résonance … mais avec quoi ? » ajouta-il l’air perplexe, triturant sa lèvre du doigt.
- « Etrange ou pas si on ne le déterre pas fissa Brakmar est perdu ! », s’emporta Carotte. « avez-vous de quoi creuser !? »
- « laissez tomber cette idée, cette montagne n’est autre qu’un ancien volcan éteint depuis bien des éon et nous sommes en plein centre d’un bassin comblé de sédiments. Le temps de creuser pour l’atteindre vu sa vitesse serait plus long qu’un aller-retour vers la citée noire … » expliqua tristement Skeunk.
- « Alors nous avons fait tout cela pour rien … » Lacha Carotte en se laissant tomber au sol.

Un silence lourd écrasa l’assistance, laissant transparaitre une gamme de sentiment allant de l’incompréhension (Bourri) au désespoir.
Un grincement à la limite des ultrasons filtra soudain du sol, semblant venir de partout à la fois.
Le sol se mis à vibrer sensiblement sous les pieds de Carotte qui s’écarta d’un bond comme touché par la foudre. La seconde suivante des roches de la taille d’un poing s’arrachèrent à l’attraction terrestre, propulsant des particules partout alentour.

- « Oh non ! Maintenant qu’on a parlé de volcan, à tous les coups le voilà qui se réveille ! La poisse !!! », hurla Carotte au milieu du tumulte assourdissant.
- « M…mais c’est impossible », se lamenta Skeunk.
- « Dites au pire ça vous dirait pas d’vous planquer avant qu’on se fasse arracher la tête un de ces boulet de canon ? » les arrêta Bourri toujours pragmatique.

A peine eu t’il dit ces mots que le tumulte cessa. Au cœur du fragile manège des roches en suspension flottait une lueur ambrée perçait. La stridulation devint alors plus légère et cristalline, cessant d’agresser les sens. La fumée se dissipa alors laissant apparaitre le cristal. Ce dernier se mit alors à grossir rapidement, prenant forme dans sa cristallisation effrénée. Ayant maintenant l’aspect incomplet d’un être humain l’étrange chrysalide creuse se figea.

Emergeant des cristaux une chaire informe combla les vides au cœur de cette carapace, façonnant les formes de ce qui ne pouvait être qu’une femme. Alors qu’une crinière rousse explosait pour s’écouler sur ses épaules et qu’une tunique pourpre l’enveloppait Lynn’Sha apparu devant eux.

- « Lynn … !? Mais que … ?» lâcha Bourri, volant les mots de la bouche de Carotte.
- « Maljour tout le monde, je vous ai manqué ? » demanda elle, amusée.
- « Euhm en fait on se demande encore si l’éruption du volcan n’aurait pas été préférable à ton arrivée », réplica Carotte toujours affalé et couvert de terre.
- « Tout va bien donc, ça signifie donc que t’est conscient de l’inexistence de tes chances de survies au cas où tu me titillerais. » releva-elle d’un clin d’œil.
Se tournant vers Skeunk Lynn’Sha eu la surprise de constater que ce dernier l’observait d’un air méditatif, sont légendaire esprit d’analyse ayant prit le dessus sur sa surprise et sa peur.
- « fascinant … », murmura t’il, se tapotant la lèvre du doigt, « j’imagine que l’échantillon provenait de votre personne. Vous avez donc réussi à entrer en résonnance avec lui, parvenant ainsi à transposer le reste de votre corps pour retrouver votre intégrité ; et ce sans tenir compte de la distance vous séparant … » déduisit-il, « à vrai dire si cette maladie n’était pas mortelle, elle serait sacrément pratique »
- « Je vois que vous êtes à la auteur de votre réputation maitre Skeunk. Si quelqu’un peu trouver un remède à ce mal c’est bien vous », le félicita-elle. « pour ce qui est de ce petit tour de passe-passe que je viens d’exécuter je n’ai aucun mérite ; en effet c’est grâce à l’intervention d’Asparagus lorsqu’il a partagé son mal avec moi que nous avons découvert cette étrange capacité offerte par ces étranges cristaux dévoreurs de chaire. Nous étions capable de nous retrouver hors de l’espace et du temps ayant échangé le même mal, et c’est donc en déformant cette aptitude que j’ai pu rejoindre ce fragment que j’avais confié à mes amis » expliqua Lynn’Sha.
- « Mmh … vraiment désolant que les inconvénients soit trop important, ce processus aurait été une révolution … Je serais bien tenté d’en garder un échantillon pour l’étudier une fois le remède trouvé. » souffla Skeunk perdu dans ses pensées.
- « Impossible ! Asapargus m’a raconté votre mésaventure et donc tout tend à prouver que temps que cette maladie existera sous n’importe quelle forme que ce sois elle sera capable de frapper n’importe qui n’importe où et ce malgré tout confinement ou éloignement … » exposa-elle.
- « Logique oui et encore une fois tellement désespérant … enfin bref, tant pis pour cette opportunité unique, commençons à réfléchir sur un remède avant de finir exterminé … », éluda Skeunk. « Pour Commencer, présentez-moi les points intéressants de votre enquête, ma chère. Des détails sur ce qui est arrivé à Brakmar seront surement d’une aide précieuse. »
- « Bien, pour ce qui est de la propagation de la maladie je n’ai rien à vous apprendre, vous en avez déjà déduit qu’elle se faisait par voix aérienne, et même mieux vous avez découvert, à vos dépend, une capacité du mal à sévir sans lien physique avec notre dimension. Ceci dit j’ai des informations qui pourraient aider à découvrir la nature du mal. Une fois la maladie déclarée, j’ai étudié la géographie de l’apparition des cas. Après une étude des chiffres j’ai fait ressortir ce que l’on pourrait appeler l’épicentre de la catastrophe. La zone était assez vaste mais devinez ce qui ce trouvait dans cette zone » demanda Lynn’Sha. Face au regard perplexe de l’assemblé elle reprit, « Vous ne voyez pas ? eh bien surprise, l’entre de nos tyran, les appartements des « protecteurs » de Brakmar ! sacrée coïncidence hein ? J’y suis allé jeter une œil histoire de trouver un quelconque indice visible de extérieure. Je dois avouer que retrouver un joli cratère à là place de cette immonde bâtisse m’aurait fait plaisir. Je n’ai pas eu cette chance, ceci dit point intéressant les vitres d’une aile étaient condamnée par des planches et la rue était parsemée d’éclats de verres. Etant donné l’absence de Brumaire et de Raval ainsi que l’oisiveté d’Hécate il me semble évident que c’est notre très cher Djaul qui est impliqué. » développa Lynn’Sha.
- « Bien bien mais rien de neuf pour le moment, certes cela nous désigne le coupable, mais il est exclu de tenter de s’attaquer à Djaul, je ne vois donc pas l’intérêt de cette information ma chère. » répliqua Skeunk pensif.
- « Au contraire, que Djaul soit impliqué nous donne une information. Ce démon n’est pas connu comme un amoureux des sciences, par contre il est de notoriété publique qu’il fait une fixation sur les Dofus. Si Djaul se met à tenter des expériences pas nettes cela à forcément une relation avec les Dofus. Si je ne me trompe pas dans mes déductions, c’est vous Skeunk, qui avez étudié la nature des Dofus plus sérieusement et plus longtemps que n’importe quel alchimiste ou mage ici bas, qui êtes le seul capable de comprendre la source du mal » conclu elle d’un ton révérencieux.
- « Cela aurait donc à voir avec les Dofus selon vous … mais quel genre de malade créerait une maladie en pervertissant la nature sacrée des Dofus … Si cela est vrai la folie de Djaul dépasse de loin sa réputation » Cracha Skeunk dégouté.
- « Bon en gros à Brakmar on meur d’overdose suite à un rail de dofus en poudre trop chargé quoi ? mais dans ce cas j’comprend pas trop comment le compère Skeunk à chopé cette bonne vieille cristallisation des familles sans s’être saupoudré préalablement les narines de poussière magique … » questionna Bourri soucieux d’aider.
- « De la poussière magique … Euhm, bon à vrai dire il y avait encore des zones d’ombres pour expliquer ce phénomène, mais depuis l’arrivée fracassante de votre amie il est maintenant clair que la cristallisation induite par le virus permet d’ignorer toute contrainte de distance. Si cette capacité intéressante reste sous le contrôle de l’hôte alors qu’il est toujours vivant, à qui croyez vous quelle échoue une fois le patient mort ? Le mal lui-même probablement, il profite donc de cette étrange propriété pour réaliser la seule chose qu’il sait faire : se propager », analysa Skeunk.
- « Ouais bon si je comprends bien on a sacrément intérêt à trouver une solution parce qu’apparemment on fait fasse à la maladie ultime. Elle dévorera la totalité des habitants du monde des douze de Brakmar à l’ile de Nowel avant d’être rassasiée … Y aurait pas moyen de mitonner un ptit cocktail à la mode Molotov histoire de mettre KO cette saleté avant qu’on se la joue tous cristal style ? » demanda Carotte.
- « Une potion pour influer sur un mal qui tirerait sa nature des Dofus ? Surement pas ! C’est bien la chose la plus importante que j’ai appris lors de mes études, Les Dofus, ces œufs de dragon, on été conçu de manière à résister de façon tout à fait remarquable à tout environnement extérieur. Pour influer sur un mal avec de telles caractéristique avec des potions vous tueriez l’hôte avant le mal … » répliqua Skeunk.
- « Ben si on pouvait éviter ça m’arrangerait … », murmura Lynn’Sha.
- « Non à Vrai dire le seul moyen possible serait d’influer directement sur la nature du mal en utilisant les mots d’éniripsa. Nous avons été dotés par notre déesse de l’extraordinaire capacité de prononcer les mots sacrés capable d’influer sur la matière utilisés à l’origine pour la création du monde des douze. Certes notre déesse ne nous à pas révélé ces mots, cette capacité ne nous a pas été confiée pour redéfinir la nature de ce monde. Néanmoins il nous est possible de découvrir les mots qui on définit la nature des choses de ce monde. C’est la dure profession des éniripsas chasseurs de mots. J’ai moi-même accumulé ce qui doit surement être la plus grande bibliothèque de mots d’éniripsa. Il devrait être possible d’influer sur la nature même du mal par recoupement entre les différentes natures de mots que je possède grâce à la souche aérienne originelle que vous m’avez amené. Bien suivez moi, il est plus que temps de s’atteler à la tache. » dit Skeunk, méconnaissable de par cet air déterminé inhabituel chez lui.

Indiquant une anfractuosité dans l’une des falaises qui encerclait son jardin, il guida la troupe vers sa bibliothèque.


Dernière édition par Lynn'Sha le Ven 24 Fév 2012 - 17:48, édité 1 fois
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Carotte
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MessageSujet: Re: La Quète des Mots   Ven 12 Aoû 2011 - 15:49

Carotte était encore sous la surprise de la venue de Lynn. Elle était apparue comme une sramette maugréant la fin de son invisibilité joint avec la colère d'une iop sur un cailloux gênant. Hormis le fait qu'il soit couvert de terre, il s'était aussi pris un tronc de Kalyptus sur le tibia, et ça lui faisait un mal de Péki.

La situation avait évolué, que dis je! S'était retournée en si peu de temps. Passant d'un Skeunk prêt à mettre à mort, à un Skeunk qui invite boire un thé dans sa bibliothèque. Si Carotte avait bien comprit, il s'agissait de mettre la main sur un ouvrage incertain parlant d'un sort méconnu propre aux eniripsas visant à éradiquer un spore vecteur d'une maladie.

Jamais une quête ne lui avait parut si difficile. Non seulement il fallait déterrer un savoir caché, mais le temps pressait pour surenchérir à l’aspect désagréable de cette mission. Les Dieux eux même ne savaient pas combien d'aventuriers souffraient de ce mal qui les dévoraient. Ni même s'il était possible de stopper le mal, à défaut de l’annihiler.

Alors que le groupe hétérogène pénétraient chez Skeunk, Lynn fût tirée de sa contemplation par la chute de Bourri qui entrainât Carotte. Le iop regardant la fresque au plafond n'avait pas vu le tabouret. Skeunk se retournât irrité et réprimandât les deux imbéciles au sol. Carotte se retenait de frapper l'eniripsa presque autant qu'il devait calmer Bourri qui lui aussi fulminait. Indéniablement, le repaire de Skeunk était douillé. Avec une bibliothèque de cette taille, il pouvait patiemment attendre la venue de chaque troupe d’aventuriers. Malheureusement, même à trois (oui, Bourri lira des livres, mais on relira derrière lui, mesure de sécurité) il y en avait pour des mois.

Carotte n'avait pas l’intention de s'abimer les yeux à décrypter des langues sûrement mortes à la lueur d'une chandelle de pacotille. Cependant, il n'était pas prêt à voir Brakmar et ses Promesses réduites à l'oubli, ou pire, associés à l'échec de leur expédition.

Alors que chacun s'était vu attribué une partie de la bibliothèque. Carotte commença un ouvrage plutôt récent à en juger par l'usure quasi inexistante de ses reliures. Ses yeux s’arrêtaient sur des mots qui n'avaient aucun sens, cependant, il repensait à un histoire que Ninix lui avait conté.

Une histoire avec une fecatte courtisée par un eniripsa, elle était malade, il avait trouvé une formule à marmonner pour la soigner, mais ce mot était peu utilisé car il fallait une émotion forte pour l'accompagner, autre que la rage, ce qui réduisait son utilité dans les affrontements cruels de notre époque.
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MessageSujet: Re: La Quète des Mots   Lun 22 Aoû 2011 - 22:07

Bourri, qu'on avait délié pour qu'il planche dans la lecture, s'installa sur un vieux meuble bancal.
Malgré ce que l'on disait, le jeune Iop étant remarquablement surdoué parmis les Iops, ayant choisi tôt la voie de l'intelligence, donc plus ou moins normal par rapport aux autres, lisait quasiment sans aucun mal.
A l'aide d'une bougie en cire de Bwork, il contemplait les hiéroglyphes sur le vieux parchemin...
Rien de lisible, il passa alors au suivant... Puis au suivant...

Soudain, il tomba sur un ouvrage qui lui rappelait son passé.... Un passé qu'il avait rejeté, qu'il avait tenté d'oublier.
Un livre écrit par un Bwork du campement... Un Mage qui plus est. Ah, ça lui rappellait tant de mauvais souvenirs que, pris de colère, il pris l'épais volume dans ses mains, et jouant de ses muscles en écartant ses bras, le déchira en deux parties, et l'envoya valser au fond de la pièce !

- Aïe !! cria soudainement Carotte, le sortant de son conte pour enfant. Ca va pas, oui ?

- Oh, excuse,
répondit le Iop. Il fait si sombre que je ne t'avais pas vu au fond !

- Ouaaaaïe !!
s'écria Lynn.

- Il a rebondi ? tenta Bourri, fier de son coup.

- Non crétin ! J'ai un bouquin qui vient de me brûler vive !!

Skeunk arriva en courant et découvrit le fameux objet... Et la main demi-cristalisée et demi-boursoufflée de la Iopette, qui gonflait les joues pour retenir ses pleurs. L'Eniripsa passa la sienne au dessus, et marmonnant quelque chose, il apaisa immédiatement la douleur de la jeune femme.

- Fillette...
lança le Iop, venant assister au spectacle.

Elle regonfla les joues pour ne pas faire éclater sa fureur, quand Skeunk intervînt :

- Cessez ces enfantillages ! Ce receuil pourrait peut être, être la solution.


C'était un pavé, qui se composait de six bouquins dont les reliures semblaient collées entre elles. Il aurait bien fallu cinq ans pour l'écrire tellement il était grand et semblait gorgé de savoir.

- On l'appelle l'Encyclopédie, chez les Eniripsa. Seuls nous sommes capables de l'ouvrir, sinon un Mot Offensif se déclenche... Il contient un savoir oublié, tellement oublié que nous oublions même qu'il existe...

- Impressionnant...
souffla Lynn.

- Ca ferait bien fuir une armée de Iop
, cingla Carotte, roulant des yeux alors que les deux Iops l'encadrant posaient leurs mains sur les épaules du Sacrieur...

-Nous n'avons plus de temps, il faut se dépêcher, si cela se trouve, nous faisons fausse route...


Tandis que Bourri faisait demi-tour pour rejoindre sa paillasse, un cri englouti retenti, suivit d'un puissant rot. Il fit volte-face immédiatement, et il s'aperçut enfin du drame !
Skeunk, Lynn et Carotte avaient été avalés par le livre !

Sa reliure scintilla encore quelques secondes, puis le livre retrouva sa forme originale, ayant happé ses compagnons et leur seule chance de réussite !
Tournant en rond, il se posait trop de questions...

Qu'était-il arrivé ? Etaient-ils morts ?
Comment sauver Brâkmar, et le Monde des Douze à présent ??


Son seul réconfort était qu'il allait devoir avoir la tâche de réconforter les Sadidettes... D'ailleurs, ça peut être risqué, ça aussi, et ça lui plaisait...
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MessageSujet: Re: La Quète des Mots   Dim 11 Sep 2011 - 1:00

Carotte était allongé à plat ventre sur un sol lisse et vraisemblablement dénué de température. Le sacrieur remua vaguement, il pu ainsi constater qu’il était entier puis il fit un effort de mémoire. La bibliothèque de Skeunk, le livre… le livre qui l’engloutit… Bref encore des problèmes… Après un profond soupire de lassitude, Carotte ouvrir les yeux et se releva. Il pu constater qu’il se trouvait dans une longue pièce aux murs noirs, seul le plafond était lumineux. Non-loin, Lynn’sha et Skeunk se relevaient aussi, Carotte s’aperçu que leurs habits avaient changés, ils étaient vêtus de tenues sombres et serrées parcouru de formes géométriques lumineuses.

Pas mal la tenue. » Dit-il à Lynn’sha. « Elle met en avant tes formes, c’est remarquable. »
T’as la même, idiot. » Rétorqua-t-elle. « Et ce n’est pas parce que je suis entièrement cristallisée que je ne peux te rosser comme il se doit. »
Ah ouais, tiens, on a des disque dans le dos. » Constata Carotte en prenant le disque dans son dos. « Il y trois inscriptions dessus, Attirance, Transposition et Assaut. »
Sur le mien il y a : Pression, Intimidation et Colère de iop. » Dit Lynn’sha.
C’est la première fois que je vois ça. » Dit Skeunk de sa petite voix flutée. « Il doit s’agir d’un système anti-intrusion. Sur mon disque j’ai : Mot soignant, Mot de frayeur, et Mot blessant. »

Carotte tapota son disque et la partie où était marquée Attirance s’enfonça légèrement.

Qu’est ce … » S’étonna Carotte, puis voyant qu’il ne se passait rien il lance le disque en disant : « C’que ça me gonfle… »

Le disque vola jusqu’à mi distance entre lui et Skeunk, puis dans un claquement sonore, du disque partit le sort Attirance, et Skeunk fut projeté sur Carotte.

Ah je crois que nous ne pouvons utiliser nos pouvoirs que comme ça. » Commenta Lynn’sha.
J’avais compris ! » Rétorqua Carotte qui se débattait hargneusement avec Skeunk.

Soudain une grande inscription lumineuse apparue sur un mur de la longue pièce rectangulaire. Première partie sur trois, commencement. D’un coup une énorme pierre cubique tomba du plafond. Elle faisait toute la largeur de la pièce.

Wah dix comme ça et la pièce est remplie ! » Dit Carotte.
Attention ! » Cria Skeunk car un autre cube de pierre tomba du plafond. « Visiblement ça va être le cas ! Il faut monter dessus ! »

Carotte et Lynn’sha ne se firent pas prier, car les cubes tombaient de plus en plus vite.

Regardez ! Il y chiffre là haut, on dirait qu’il indique le nombre de cube qu’il reste ! » Dit Lynn’sha.
492… C’est pas gagné… » Bougonna Carotte.

Ils continuèrent à esquiver les cubes et à grippé dessus, quand soudain l’ensemble de cube sembla chuter de quelques mètres.

S’était quoi ça ?! » S’énerva Carotte.
Les cubes du bas ! » Répondit Skeunk. « Ils ont formés une ligne et ils ont explosés, c’est comme ça qu’il faut s’en débarrasser ! »

Lynn’sha appuya aussitôt sur l’inscription Intimidation de son disque et le lança sur un cube, le sortilège dévia le cube, ce dernier tomba de manière à former une ligne qui explosa immédiatement.

On peut utiliser nos sorts sur eux ! » Dit-elle en rattrapant son disque qui revenait comme un boomerang.


------------------------------------


Bourri tournait d’un air indécis dans la bibliothèque, finalement annoncer la mauvaise nouvelle aux sadidettes ne seraient peut être pas une bonne idée.

Vu comme elles cognent je risque d’y passer… » Marmonna-t-il.

Il fit de nouveau les cents pas puis fixa l’endroit où se trouvait le livre, il lui fallu un certain temps pour réaliser que quelque chose n’allait pas…

Le livre a disparu ! » S’étonna-t-il au bon de quelques instants.

Un bruit se frottement se produit derrière lui, il se retourna brusquement et constata que le livre était apparu derrière lui…


-----------------------------------


De leur coté Lynn’sha, Carotte et Skeunk s’attelaient à leur tache, il ne reste quasiment plus de cubes. Soudain Carotte se retrouva bloqué entre deux hauts empilements de cubes qu’il était impossible d’escalader et un autre cube allait lui tombé dessus. Lynn’sha appuya sur l’inscription Colère de iop de son disque et le lança sur le cube, le sort le détruisit instantanément.

Tu m’en dois une ! » fanfaronna la iopette. « Tu devrais … »

Soudain la iopette vacillât un instant avant de retrouver l’équilibre, Carotte fit comme de rien, autant pour la fanfaronnade de Lynn’sha que pour sa perte d’équilibre.

Désolée, l’espace d’un instant j’ai crue que j’allais m’évanouir mais maintenant je vais mieux. » Dit faiblement la iopette.

Soudain une inscription lumineuse apparue sur l’un des murs, il était écrit : Bonus débloqué pendant la partie, vous pouvez choisir le thème de votre prochaine épreuve.

Euh… Vous avez une idée ? » Demanda la iopette. « Le temps presse, il faudrait choisir un truc rapide et … »
Une épreuve de chant !!! » Cria Skeunk interrompant la iopette.
Et m…. » Voulu crier Carotte, mais le sol et les cubes restants se dérobèrent sous leurs pieds et ils sombrèrent dans l’obscurité.


--------------------------


Bourri fixa le lire d’un air incertain.

« Je dois avoir la berlue, les livres ça ne marche pas… Mais celui-ci à pourtant bouffé les autres… » Pensa-t-il.

Bourri tourna dos au livre et fit un pas en avant puis se retourna brusquement. Le livre était toujours à la même distance.

« Si le livre est toujours à la même distance il s’est donc il s’en avancé. » Pensa-t-il, le iop afficha quelques instants un sourit niais car il était fier de sa réflexion, puis il répéta l’action encore deux fois. A chaque fois le livre ne s’éloignait pas.

« Au secours il va me bouffer !!! » Hurla le iop en se mettant à courir pour de bon, en jetant un regard en arrière il constata que le livre avançait pour de bon lui aussi. Dans une scène épique à souhait, il monta sur une table et brandit une chaise pour tenir à distance le livre.


-------------------


Les trois autres héros de l’aventures se trouvait sur une estrade de bois sombre face à une assemblée de poutching’ball. Sur le mur d’en face était inscrit : Deuxième partie terminée, félicitation au joueur Carotte pour sa performance hors du commun.

C’était … épique … » Dit Lynn’sha en dissimulant son inquiétude, car par deux fois durant la partie elle avait failli s’évanouir.
On devrait faire ça plus souvent ! » Dit Skeunk d’un ton jovial.
Lynn’ si tu parle de ça à qui que ce soit, je te bouffe le foie. » Dit Carotte tant dis que une inscription apparaissait sur le mur : Troisième partie, commencement…
On va avoir droit à quoi ? » Demanda Lynn’. « Et on n’a pas de bonus cette fois si ? »
Je vous ferais un cours de chant en sortant. » Dit Skeunk toujours jovial. « Commença la prochaine fois … »

Skeunk ne pu finir sa phrase car le sol se déroba de nouveau sous leurs pieds.

Lynn’sha rouvrit les yeux et vit un monde sombre souillés qui lui était étrangement familier, après une seule et unique inspiration elle reconnue l’endroit où elle était, c’était la tourbière nauséabonde ! De mauvais souvenirs ressurgirent en Lynn’, malgré cela elle chercha à trouver un point de repère, mais soudain sa vision se troubla, et par un douloureux effort de concentration elle réussit à rester consciente.

Alors ça te rappelle de bon vieux souvenirs ? » Dit une voix familière mais étrangement froide et cruelle. Lynn’ sursauta et se retourna.
As ? C’est toi ? » Dit-elle en accourant vers ce qui ressemblait à Asparagus. « Comment es-tu arrivé ici ? Et… »

Lynn’sha étouffa une crie de stupeur, Asparagus était habillé de haillons et ses orbites étaient vides, comme deux gouffres noirs et sans fond. Soudain, la iopette sentit des pieds s’enfoncer dans la tourbe et rester coincés dedans, tant dis qu’Asparagus s’avançait vers elle avec un sourire dément.

Alors ça fait quoi d’être revenu dans ton ancien chez toi ? C’est un retour à la case départ non ? » Ricanat-il.

Doucement, tout doucement le féca aux yeux vides arriva devant la iopette terrifiée et doucement, tout doucement il mit ses mains autour du cou de la jeune fille et commença à l’étrangler. Lynn’ pris son courage à deux mains, elle se débattit, libérant ainsi son cou de main du féca morbide.

Tu n’es pas Asparagus ! Imposteur ! » Hurla-t-elle.

Puis d’un geste elle saisit le disque dans son dos, appuya sur Colère de iop et le lança sur le visage mutilé du féca, la tête de se dernier explosa dans une gerbe de tourbe.

Évidement que je ne suis pas Asparagus. » Dit la silhouette décapitée en se rapprochant de la iopette toujours bloquée dans la tourbe. « Je suis TOI. »

A cet instant une nouvelle tête se forma a partir de la tourbe qui maculait les haillons de la chose, Lynn’sha fut horrifiée de voir que son agresseur avait le même visage qu’elle mais avec les orbites vides et un sourire dément.

Je suis la vraie toi et je vais en finir avec le spectre que tu es. » Dit la créature au visage similaire à Lynn’.

Lynn’sha manqua de s’évanouir à nouveau et la créature en profita pour de nouveau l’étrangler, la iopette se débattit farouchement mais la créature la plaqua au sol, l’enfonçant dans la bourbe. Dans un ultime effort Lynn’sha dit ;

Tu n’es pas moi… Tu es le reflet de ce que j’ai pue être…Et je n’ai pas à te craindre, car je peux compter maintenant sur mes amis… »

A cet instant tout disparu et Lynn’sha eue juste le temps de voir la phrase lumineuse : Troisième épreuve réussite. Puis elle cligna des yeux et se retrouva dans la bibliothèque de Skeunk. Soudain le visage de Bourri apparu au dessus d’elle. Elle sursauta et cogna son front contre celui de Bourri.

Aïeuh ! » Dit Bourri. « Mais ça va pas t’a fais un cauchemar ou quoi ? »
On peut dire ça comme ça. » Répondit la iopette « Il s’est passé quoi ? »

Bah le livre vous a avalés puis il m’a coursé et à un moment il c’est figé, vous à recracher, ensuite il s’est ouvert sur une page blanche et un texte est apparu. » Dit Bourri en tendant le livre.

C’est une énigme. » Dit Lynn’sha. « C’est peut être bien la solution à nos problèmes… »

A ce moment Skeunk et Carotte se réveillèrent à leur tour.

T’as l’air de revenir de loin. » Dit Bourri à Carotte.

Carotte ne répondit rien mais en échangeant un regard avec Lynn’sha ils comprirent mutuellement qu’ils venaient de vivre chacun un cauchemar. A nouveau Lynn’sha manqua de s’évanouir quand brusquement Rubise et Saphira entrèrent dans la bibliothèque.

Maitre Skeunk ! » Dit Saphira. « L’état du féca s’est aggravé ! »
Il va passer l’arme à gauche dans peu de temps. » Dit Rubise.
C’est étrange… » Dit Skeunk. « Déjà quand je l’ai soigné j’étais surpris qu’il soit aussi faible alors qu’il n’avait aucune blessures graves… Bon on y va. »

Lynn’sha trouva rapidement un marque page pour garder la page de l’énigme et suivit la compagnie. Quand ils arrivèrent au jardin, Asparagus était allongé sur une lit de kalptus tressé avec Diamantine et Emeraude à son chevet, Diamantine avait l’air préoccupée. Skeunk inspecta les blessures du féca.

Elles n’ont pas réagit à mes mots… C’est comme si il manquait d’énergie vitale ! » S’étonna-t-il.

Asparagus fit un effort pour s’éveiller et à ce moment Lynn’sha se sentit de nouveau mal. Mais elle s’approcha du féca et dit :

Tu en fais trop As’, je t’ai dis que je prenais le relais repose toi pendant 48 heures et laisse faire les pros. »
Ne ma fais pas rire… » Répondit-il. « Ce que tu peux être iop quand tu t’y met… Tu n’as toujours pas réalisée ?... Humpf… Je n’ai plus le choix je vais devoir utilisé mon dernier atout… »

Soudain Asparagus libéra une aura étrange, composée de deux auras, une blanche, d’origine humaine et une violette d’origine vampyrique. Lynn’sha manqua de s’évanouir et mis un genou au sol, tant dit que les deux auras du féca fusionnait et prenaient une couleur bleue. Les blessures d’Asparagus se résorbèrent et il s’assit sur le lit tant dit que Lynn’sha retrouvait ses forces.

Le feu noir et le feu blanc… Ensemble… Je n’aurais jamais cru voir ça un jour… » Dit Skeunk.
Quoi ?! » S’étonna Bourri en regardant l’aura d’Asparagus se dissiper.
Tu n’as jamais lu les fragments retrouvés ? Ah, c’est vrai tu ne sais pas lire. » Ironisa Carotte.
Pour faire simple, il existe deux magies de base en ce monde, la blanche et la noire. Les fécas utilisent la blanche et les vampyres la noire. Et votre ami à réussit à combiner les deux, cela à du nécessiter un entrainement douloureux… » Dit Skeunk.
Je n’imaginez même pas… » Dit Asparagus.
As’, je … » Entama Lynn’sha.
Tu viens seulement de comprendre hein ? » Interrompit le féca. Pendant que Skeunk congédiais les sadiettes.
Comprendre quoi ?! » S’agaça Bourri. « Moi j’y comprend rien et ça me gave. »
Et bien personne n’a été surpris de voir que Lynn’sha était la seule contaminée à pouvoir bouger alors qu’elle est entièrement cristallisée ? » Dit Asparagus. « Car Lynn’sha, techniquement tu es morte au moment où tu t’es entièrement cristallisée, pour te sauver je te transfert en continu mon énergie vitale via le sceau qui m’as permis de drainer une partie de ta cristallisation sur mon corps. »
Euh… Merci… » Bredouilla la iopette.
C’est à cause de ça que je suis en piteux état alors que mes blessures ne sont pas gravé. » Ajouta le féca. « De plus, ton coup de la téléportassion a bien failli m’achever. »
Désolée… »Dit Lynn’sa comme une enfant qui se fait gronder.
Quand je dis qu’un patient doit rester au lit, ce n’est pas pour rien. » Insista Asparagus.
Oui … » Dit Lynn’sha sur le même ton que sa précédente réplique.
Bon ça suffit les remontrances pédagogiques. » S’énerva Carotte. « As’ tu peux maintenir Lynn’sha en vie pendant combien de temps encore avec ton énergie-combinée-que-je-ne-sais-pas-comment-appeler ? »
Tant que je vivrais. » Soupira le féca. « C’est difficile à estimer, de plus mon coté gauche est presque entièrement cristallisé. Mais ce qui m’inquiète le plus, c’est que, celons moi, le remède n’agira pas immédiatement, il faudra surement compter un certain délais pour qu’il agisse, nous devons nous presser. »
C’est là que j’interviens. » Dit Lynn’sha en brandissant fièrement le livre ouvert à la page de l’énigme du remède.
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MessageSujet: Re: La Quète des Mots   Mar 20 Sep 2011 - 9:16

C'était un ancien ouvrage, indéniablement étant donné que lorsque Lynn l'ouvrit sur la tranche, la couverture laissât échappé quelques pages poussières et jaunies.
La bibliothèque de Skeunk perdit soudain toute chaleur et des frissons hérissent tous les poils des aventuriers. Autant l'aura Vampirique d'Aspargus ne les avait pas laissée indifférents, mais là, ceci était de loin capable de tétaniser un iop de peur.
Carotte eu la sensation qu'on lui écorchais la peau avec une rappe, or ce n'était pas agréable. D'un rapide coups d’œil il comprit que chacun des aventuriers avait cette impression.


Lynn replia ses bras et posa le livre sur la table, comme s'il venait de lui brûler la main. La troupe format rapidement un arc de cercle autour du manuscrit. Le groupe sauf Bourri qui était dans le mauvais sens, ce que Carotte ne se privât pas de faire remarquer à haute voix.
- J'arrive à lire à l'envers banane. Rétorquât le tas de muscles, manifestement irrité par le ton taquin du sacrieur.
- à toi la parole alors, n'oublie pas d'articuler. Ah, on ne lit pas les e en fin de mot. Raillât le pâle meneur des Promesses, malgré la fatigue ambiante et l'angoisse palpable, le groupe dégageât un amusement qui su réchauffer l’atmosphère.




Après ce court interlude, le son guttural qu'était la voix de Bourri retenti dans la bibliothèque, chassant ainsi le silence qui avait à nouveau essayé de revenir.
"Où ça commence?"
"Là" indiquât en souriant Carotte du menton alors que le doigt de Lynn et le regard de Skeunk convergeaient au milieu de la page du livre.
"Si je vous demande, c'est qu'il n'y a rien, osez me prendre pour un illettré, mécréants!" S'offusquât le tas de muscle.
Chacun croyait que l'autre se moquait de lui, puis Lynn expliquât la situation, étrangement son élocution était semblable à celle d'Asp.
" Skeunk, Carotte et moi pouvons lire, vous non. Nous avons été ingurgité par le livre, vous non."
"Je te féliciterai bien de ta clairvoyance Lynn. Mais à la vue de ce qui est écrit, tu n'as aucun mérite."
Susurrât Carotte avant d'épauler Bourri dans sa difficile tâche.





"En lisant ses lignes, vous témoignez avoir réussi à survivre aux épreuves. Les Têtes Risses, l'Aléatoire, mais surtout, vous avez eu la force de survire à la dernière. En refusant ce passé, qui n'était pas le votre, que l'Encyclopédie à essayé de vous imposer, vous avez témoigné de votre valeur."
Carotte s’interrompît pour sortir une peau de Bouftou de son sac, et devant la foule en haleine, il s’entaillât l'index droit pour écrire ce qu'il relevât à haute voix.
'Imposer un passé qui n'est pas le mien, punaise, c'est chouette comme tournure!'
Skeunk désespéré par le Sacrieur fît tourner le livre vers lui et reprît la lecture.
"Vous devrez maintenant faire appel à votre intellect pour obtenir la potion qui révélera l'encre de la page qui vous sera la plus chère. "
"Pfff bien un truc d'Eniripsa les potions, pourquoi pas une Baston?' Rouspétât Bourri, immédiatement soutenu par Carotte
"Ou du sang."
Le regard que Skeunk lançât aux deux exaltés avait de quoi rendre insomniaque un Sadida, il suffit donc à faire taire les trouble fête.




Lynn reprît pour empêcher à Skeunk d’amputer la troupe de deux membres.
"
Là où les ficelles, le fourrage et la bière prennent vie
Où on trouve des bolets côtoyant pissenlits
mais ni alcool de riz ni bluegely
Où des dresseurs agitent la main aux rubis
Ou lève le poing pour effrayer les nuits
Où se trouvent aisément les toady



... Punaise une énumération longue comme mon bras!"
"Je sais, je sais!"
S’exclamât Bourri, aussitôt assisté par Carotte qui lui rappelât qu'il s'agissait d’intellect dont il s'agissait.

'Et une fois que nous y sommes? 'Demandât joyeusement Asp, plus à Skeunk et Lynn qu'aux deux excités.
Lynn lui répondit qu'y allait ne serait pas une mince affaire, étant donné l'état de son corps et la retenu de Brakmariens pour ne pas frapper les Miliciens aux abords de Bonta.
... Tu viens de gâcher ma soirée, moi qui voyait la fin de nos problèmes et la vie en rose...
- Elle l'est rarement
, murmura Lynn. Enfin, elle est, c'est déjà ça.

Skeunk se raclât la gorge pour rappeler son existence et répondît à la question d'Asp.
'A l'endroit décrit réside un viel Eniripsa. Il vit reclus et se nourrit des céréales et végétaux qui y poussent. C'est cette personne que désigne le manuscrit, malheureusement, je la soupçonne d'être morte, on ne peut pas survivre en ne mangeant pas de viande... Je lui avait dît pourtant...'
Rubise rectifiât les dires de son maître ' Oui, enfin, vous le lui avez crié dessus, c'était même carrément flippant!'
'Et on s'étonne qu'il vive reclus' murmurât Carotte.




Gêné, Skeunk proposât à la troupe d'emprunter une porte dérobée donnant directement sur la montagne des Koalaks. Il fît jurer à la troupe de ne pas parler de ce passage, et prit la précaution de faire prêter serment les aventuriers sur Brakmar, et Bonta pour Asp.
A la suite de quoi il décalât deux tapisseries et un courant d'air s'engouffrât dans l'obscure passage.
Après un salut de la tête, Carotte passât le premier entre les deux tapisseries.
Celle de gauche était d'un certain age. Elle représentait grossièrement un individu qui de par son tabar semblait être un iop. Celle de droite contrastait par la force de ses détails et la diversité des couleurs qui rappelaient un couché de soleil à Sufokia.

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MessageSujet: Re: La Quète des Mots   Dim 25 Sep 2011 - 11:58

Après être passé dans le sombre dédale mystérieux, le groupe d'aventurier arriva sur un versant rocheux de la Montagne Koalak, et fut aveuglé par la lumière du Soleil levant.
Grommelant, Carotte se gratta machinalement le cou, tandis que Asp, Bourri, Skeunk et Diamantine le rejoigne.

- Je ne sais pas si c'était une bonne idée de laisser Lynn là-bas
, commença Asp. On ne sait pas...

- Ne vous inquiétez pas, tant qu'on ne m'agresse pas, je suis d'une hospitalité exemplaire, le coupa Skeunk.

- Oui, mais...

- Tais-toi un peu et regarde au lieu de parler dans le vent, siffla le Sacrieur, faisant un large signe de la main, balayant les plaines de Cania, baignées de lumière.

- Ouais, c'est vachement beaaau, renchérit le Iop, avant de voir la main du Sacrieur lui frôler le crâne, tandis que le Féca le fixait avec incompréhension.

- J'te pensais plus malin ! Le soleil se lève !! Il s'est passé toute une nuit durant que nous étions dans l'Antre de Skeunk ! Prendre Lynn nous aurait encore plus ralenti alors que nous sommes pressés ! Et si la maladie a continué de se propager, je n'imagine même pas l'état du Monde des Douze...

Pendant qu'il parlait, Skeunk qui était en retrait, remarqua que tous ses compagnons avaient la base de la nuque qui s'était mise a cristalliser... Même Diamantine, qui était peu au contact de l'extérieur... Alors le mal était partout... Mais il jugea bon de ne pas les inquiéter a ce sujet.

- Si on est pressé, allons-y ! fit le Iop en prenant la tête du groupe...
Mais euh... c'est par où ???

- Là, fit Skeunk en pointant vers le bas.

- Quoi ?? J'suis pas un Sacrieur moi, m'éclater en bas avec un pieu rocheux dans le bide, ça ne me fait pas vraiment plaisir !!

- Alors restes en retrait, tas de muscles !
cingla la Sadidette tout en sautant dans le vide.

- Elle est folle... se lamenta Bourri, avant de voir des ronces sortir des parois de roche pour l'aider dans sa chute.
Et elle triche en plus, continua-t-il avant de dégainer son braquemart et sa large épée pour sauter a son tour, suivit de près par Skeunk et Asp.

Quand soudain...

- YIHAAAAAAAAAAAAAAAAAaaaaaaaaaaaaaaaaaaaa!!!

- Carotte et sa discrétion légendaire
, commenta Asparagus à Skeunk qui descendait en volant, tandis que le Sacrieur les dépassa en chute libre.

- Et après, on me reproche la mienne, rouspéta Bourri en contemplant la tâche sombre s'écraser sur le sol, plusieurs dizaines de mètres plus bas. Tu vas voir, toi...








Quant tout le monde l'eut rejoins, Carotte affichait un sourire démoniaque tout en roulant des muscles. Comme personne ne parlait, Diamantine pris les directives :

- On va longer le massif de Cania, et ensuite, il nous suffira de traverser les champs de Cania pour trouver notre terrible et mystérieux ermite ! dit-elle en finissant sur un ton mal imité, digne des spectacles d'horreur que l'on donne à Brâkmar.

- Euh, pourquoi elle est venue avec nous déjà ? lança Carotte d'un ton sceptique, pendant qu'il se faisait foudroyer sur place par le regard de la Sadidette.

- C'est la seule personne que mon ami appréciait beaucoup, et avec notre dernière discussion, il vaut mieux qu'elle soit là...

- Oui, eh bien ça se voit que vous n'êtes pas à ma place. Rien que de penser a ce pervers... Brrr...
grimaça-t-elle.

- Alors allons-y, plus tôt arrivé, plus tôt on sera fixés sur son sort !!

Les têtes acquiescèrent, et ils se mirent en marche rapide, esquivant craqueleurs et compagnie.
Alors que Carotte buvait a la gorge, Bourri lui tapota sur l'épaule.

- Dis... T'as encore mal de ta chute ?

- Oh oui,
répondit le sacrieur le sourire aux lèvres.

- Ah...









Puis une longue période de silence s'en suivit, quand soudain, Carotte et Bourri se mirent à plat ventre d'un même mouvement.

- Qu'est-ce que vous foutez, vous deux ! gronda Skeunk. C'est pas le moment de faire les clown !

- Ca te dirait de te taire ?? grinça Bourri.

- Ici, on rentre dans le périmètre de la tour de garde des couillons de Bontarien. On fait ça pour ne pas être repérés! Même si je ne doute pas un instant que Diamantine serait enchantée faire un tour a Bonta pour faire un peu de shopping, continua Carotte, tout en marchant à plat ventre.

- Haaan! s'indigna la Sadidette.

- On peut toujours faire un détour, proposa l'Eniripsa.

- Une fois que nous auront atteint les Bois de Litneg, là-bas, on sera tranquille...
annonça le Iop.

- Mais... Il n'habite pas là bas !! Il habite au Sud-ouest de Bonta, près du littoral !! se lamenta Diamantine.

- M... E... R... veilleux... répondirent en choeur les deux Brâkmariens.
Alors vous n'avez plus qu'à partir devant, poursuivit le Sacrieur.
Mais tiens, prend ceci, dit-il au Féca en lui tendant une de ses épées magique. Maintenant, partez !

Voyant les regards ébahis de la troupe, il les congédia :

- ALLEZ !! PLUS VITE QUE CA !

- J'espère qu'on se reverra bientôt ! finit par dire Asparagus, en tournant les talons vers la mer.

Bourri était sidéré. Il regardait Carotte incrédule, quand enfin, le sacrieur répondit a sa requête intérieure :

- Mais non, t'inquiètes, on va les rejoindre. Mais ça sera en courant, donc vaut mieux leur laisser un peu d'avance, vu comme ils sont doués.

- Et là, t'as encore mal ??

- Oh oui !!
lança-t-il, un sourire en coin.

- Ah...

Plus la troupe avançait, plus il était difficile de les distinguer pour les deux Brâkmariens. Enfin, Carotte jugea la distance et pris la parole, alors que Bourri dessinait dans la terre.

- Dans dix minutes tout au plus, ça sera bon !! Prépare toi à courir et bondir ! s'exclama-t-il le sourire aux lèvres, avant de remarquer son dessin.
Nan, mais tu fou quoi ?

- Un dessin...

- J'avais remarqué, répondit son ami, irrité.

- Je repense à quelqu'un que j'ai perdu, rien de plus. Bon, préparons-nous !!

- Bien parlé !
dit le Sacrieur, remarquant que la vigie de la Tour avait disparu. C'est l'heure attendue de la relève, enfin ! Dans dix secondes, on y va !

- Au fait, t'as encore mal ?

- Un peu, ouais. Pourquoi ?

- Non rien... C'est partiii !!!


Les deux Brâkmariens s’élancèrent, leurs puissantes jambes soulevant la poussière de l'endroit où il s'étaient cachés pendant si longtemps que leurs muscles étaient endoloris par cet effort soudain.
La troupe composée de la Sadidette, du Féca et de l'Eniripsa n'était plus qu'un point a l'horizon.

- Encore quelques mèèèèètres, souffla le Sacrieur, aussitôt doublé par le Iop, qui faisait de longs et hauts Bonds en avant.

Celui-ci, fier de sa performance, voulu se retourner et se moquer du Sacrieur, quand il vit une épée à sa place... Il lui fallu quelques secondes pour réaliser ce qu'il avait fait, quand soudain, une force inconnue l'attira alors qu'il était en plein Bond.
Les champs de Cania défilaient a toute vitesse sous ses pieds, il avait l'impression de voler.
Le groupe se rapprochait a une vitesse fulgurante. Enfin, c'était plutôt l'inverse.
Puis, le sort du Sacrieur pris fin quand le Iop n'était qu'à quelques dizaines de mètres, qu'il parcouru en titubant, près à vomir...

- Ça donne pas envie.... commenta le Féca.

- C'était un joli coup ! s'emballa Skeunk.

- En espérant qu'on aie pas été repérés, réussit à articuler le Iop, se remettant de ses émotions. Bon, ce n'est pas tout, mais maintenant que nous sommes là, continuons !!
Au fait, Carotte... T'as encore mal ?

- Non, pourquoi ?
répondit-il, énervé de cette question, avant de se prendre un magistral coup de poing dans le ventre.

- Pour savoir quand je peux te frapper sans avoir a craindre la répartie ! Et ça, c'est pour ta superbe discrétion de ton saut tout a l'heure, alors que t'es le premier a me tailler dessus ! annonça le Iop, avant de partir en courant et en pouffant au loin, alors que le Sacrieur se lança pour le rattraper...

- De vrais gamins, déplora Asparagus en voyant les deux compères courir au loin et se lancer des cailloux...

- Ca peut être marrant !! Et puis on ne sait pas quand est-ce qu'on pourra encore s'amuser ! renchérirent Diamantine et Skeunk en s'élançant a leur tour pour les rejoindre.

- Mais dans quelle galère me suis-je encore embarqué...
soupira le Féca, en levant les yeux au ciel avant de se mettre à courir, lui aussi !
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MessageSujet: Re: La Quète des Mots   Lun 10 Oct 2011 - 0:19

Spoiler:
 


Dans un premier temps Asparagus avait essayé de calmer le jeu, cinq zigotos qui se courent après en se lançant des pierres ce n’est pas très discret. Au bout de cinq minutes il y parvient mais pas de la manière dont il pensait. En effet après que Bourri est lancé plusieurs pierres sur la tête du féca, les autres membres de la bande de pseudo-héros, Carotte, Diamantine et Skeunk assistèrent à une scène d’horreur. Car Asparagus, cédant à la colère, parvint à insérer une pierre grosse comme deux fois son poing dans la bouche de Bourri.
On devrait peut être intervenir… » Proposa Carotte. « Il va finir par le tuer… »
Je ne pense pas que ce féca apprécierait d’être déranger… » Dit Skeunk.
J’aime les hommes qui savent être violent. » Dit Diamantine.
Tu te méfieras tu bave… » Commenta Carotte avec un sourire ironique.
Oups pardon. » Répondit la Sadidette.
Euh… Monsieur le féca ? » Interrogea Skeunk en prenant son courage à deux mains. « Ça fait plus d’une minute que vous lui maintenait cette pierre dans la bouche, l’empêchant ainsi de respirer, il va finir par mourir. D’ailleurs, il commence à devenir violet… »

Après une seconde de silence, Asparagus relâcha le iop qui recracha sa pierre et repris son souffle.

Mais t’es taré toi ?! » S’exclama le iop.
Que ça te serve de leçon. » Répondit froidement le féca.
Hé bien on dirait que tu t’amuses Frangin ! »

Tout le monde sursauta. Pendant l’agitation, deux personnes c’étaient approchés du groupe.

Vous commencez à faire beaucoup parlez de vous, ce n’est pas très prudent. » Dit la deuxième personne.


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Pendant ce temps là, dans le repère de Skeunk. Rubise, Emeraude et Saphira avaient invitées Lynn’sha au gouter-commérages quotidien. Mais rapidement la iopette partit aux petits coins et ce n’est qu’au bout d’une heure et demi de commérages et de petits gâteaux sucrés que les trois sadidettes remarquèrent le temps anormal de la commission de la iopette. Elles se rendirent donc devant la porte des petits coins.
Vous pensez que vu qu’elle est entièrement faites de cailloux, elle fait des cailloux au petit coin ? » Demanda Rubise.
T’as de drôles d’idées toi… » Répondit Saphira.
Imagine que ça soit vrai… Ça doit être douloureux… » Insista Rubise.
Bon assez ! J’ouvre la porte ! Attention les yeux ! » Dit Emeraude en joignant la parole au geste.
… Il n’y a personne… » Dit Saphira.
On dirait bien qu’elle s’est fait la malle… » Commenta Emeraude.


---------------------------------------------------


De leur coté le groupe avait fait connaissant avec Asbinne et Eukalyptuss, respectivement, sœur et oncle adoptif d’Asparagus.

L’heure est grave. » Dit Eukalyptuss le vieux iop. « La maladie à contaminée tout le continent amaknéen. Dans 48 heures, il n’y aura plus des cristaux à travers tout pays. »
On va vous accompagner chez ce vieil eniripsa. » Dit Asbinne la sacrieuse. « Deux personnes de plus ne seront pas de trop et … »
AAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAH !!! »

Tout le monde se retourna pour voir au loin une silhouette courir vers eux suivit de près par tout une troupe.

Ne me dit pas que c’est… » Commença Bourri.
Lynn’sha poursuivit par une bande de poolay d’élite en rut ? Hé bah si… » Finit Carotte.
Le repaire du vieil eniripsa n’est pas loin. » Dit Asparagus. « Foncez ! Je vais récupérer Lynn’sha et je vous rejoins. »

Les autres ne se firent pas prier et partir immédiatement, tant dis qu’Asparagus fonçait vers Lynn’sha. Le voyant arriver cette dernière arbora un sourire niais avant de comprendre ce qu’allais faire le féca. Quand il arriva à sa hauteur, le féca attrapa la iopette sous son bras comme un sac de patates et continua sa course effrénée vers le groupe de bontarien.
QU’EEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEEST CE TU FAAAAAAAAAAAAAIIIIIT ?!!! » Hurla la iopette.

Au dernier moment, Asparagus se téléporta devant la maison de l’eniripsa, laissant la troupe de bontarien confuse. Personne ne fut vraiment surpris de voir le féca et la iopette arriver ainsi mais quand cette dernière mis pieds à terre, elle ne pue s’empêcher de se vomir son déjeuner, son petit déjeuner et peut être bien le diner de la veille aussi.

Beeeeeeeuuuuuuuarg… Ca va pas de se téléporter comme ça… » Marmonna-t-elle.
Lopette. » Ricana Carotte. « Bon on frappe à la porte ou on prend racine ? »

Finalement c’est Skeunk qui frappa à la porte, une voix faible et usée leur dit « Entrez c’est ouvert. ». La troupe s’exécuta et entra dans la petite maison dissimulée entre les rochers de Cania. Ils virent un vieil eniripsa assis à coté d’un poêle, après un instant de silence il se leva.

Que viens-tu faire ici Skeunk ?! Tu n’es pas le bienvenu ! Oust va-t-en ! Par contre Diamantine tu peux rester. » Dit le vieil enirispa avec un sourire lubrique.
Euh… Je vous présente mon mari ! » Dit brusquement Diamantine en enlaçant Asparagus.
Je sens que je vais encore me faire tabasser moi… » Bougonna le féca.
Tu vas payer pour cet affront ! » Hurla le vieil homme.

Il brandit une baguette et s’apprêta à charger, quand soudain son dos produisit un craquement sonore.

Arg ! Mon lumbago ! » Hurla-t-il.
Je t’en prie calme toi, nous ne sommes pas là pour le plaisir et … » Dit Skeunk.
Je sais. » Interrompit le vieil homme en montrant le dos de sa main cristallisée. « Mais je ne connais pas la formule qui peut arrêter ce fléau… »
KWAAAAAAAAAAAAAAAAAAH ?! » S’exclama le groupe tout entier d’une seule voix.
Doucement sur la stéréo… » Gémit le vieil homme.
Nous sommes perdus… » Dit Skeunk.
Je vote pour le suicide collectif. »Dit Carotte.
Lynn’sha puisqu’on va creuver, montre moi tes seins. » Demanda Bourri.
Va crever, raclure. » Répondit Lynn’sha.
Si c’est notre dernier jour, autant passer une nuit d’amour avec toi, Asparagus. » Dit Diamantine.
Touche pas à mon Frangin toi ! » Interrompit Asbinne.
Jeunesse dépravée… » Marmonna Eukalyptuss.
ON SE CALME !! » Beugla le vieil eniripsa. « J’aimerais savoir pourquoi vous êtes venus me voir ? »
Il semblerait que ce livre t’as désigné comme notre sauveur, mais nous nous somme peut être trompés… » Dit Skeunk en montrant le livre.
Quoi ?! Lui ?! Il se paie votre baguette ! » Répondit le vieil eniripsa en prenant une pince en métal et en s’en servant pour saisir le livre. « Parle Shushu ou je te brule ! »

Sous les regardes surpris de l’assemblée, un œil s’ouvrit sur la couverture du livre.

Jamais vieil imbécile !! » Rétorqua le livre.
Tu va voir ! » Rugit le vieil homme qui avec une force inattendu projeta livre sur le mur. Le livre ricocha ensuite sur le plafond puis le mur d’en face avant de retomber au sol.
Arg ! Tu perds ton temps papi ! » Cria le livre avant de refaire un trajet mur-plafond-mu-sol.
Et nous on fait quoi à part de la figuration là ?... » Demanda Asparagus tant dis que le livre entamait une nouvelle fois son parcourt.
C’est la première fois que je vois une séance de torture de livre. » Dit Carotte sur un ton détaché. Toute l’assemblée reporta son attention sur la lutte entre le livre et le vieil homme.
Cette fois si je te fous vraiment au feu. » Cria-le vieil eniripsa en lançant le livre dans le poêle sous les regards blasés de l’assemblée.
Ok ! Ok ! Je vais parler ! » Hurla le livre. « Mais ça sera en énigme ! »

Le vieil homme retira le livre du feu avec la pince en métal.

Mais c’est vraiment pour vous faire plaisir hein, n’aller pas croire que vous m’intimidés. » Dit le livre.
On te croit. » Répondirent en cœur toutes les personnes présentent.
Pour commencer… Ce qui de votre eau n’est pas dans votre gourde. » Commença le livre.
Aucune idée… » Dit Bourri.
C’est pas surprenant. » Ironisa Carotte.
Surement une question sur les propriétés élémentaire de l’eau… » Marmonna Skeunk.
A ! » Dit Asparagus sous les regards surpris de l’assemblée.
Bien jouer… » Répondit le livre. « C’est dommage, j’aurais aimé dire « Essaie encore »… Ensuite ce que la chachatte a et pas le chacha. »
Te. » Répondit Asbinne.
Ce qui n’est pas dit dans midi. » Continua le livre.
Mi. » Répondit Eukalyptuss.
Ma parole, ils sont au taqué ces trois là… » Commenta Carotte.
Ce qui est tard pour la nuit est quoi pour le jour ? » Poursuivit le livre.
Tôt. » Dit Asparagus.
Voila, ça mettra 24 heures à agir, maintenant foutez moi la paix. » Dit le livre en refermant son œil.
Ca me rappelle les soirées chez toi quand on était gosses, Eukalyptuss. » Commenta Asparagus.
Ouais, sauf que qu’il finissait par radoter les même énigmes au bout d’un moment. » Répondit Asbinne.
Bon, la séance souvenirs de famille ça sera pour une autre fois. Donc si j’ai bien compris la solution c’est A-Te-Mi-Tôt ? »
Atemito. » Dit Skeunk.

Instantanément tous le monde sentit une vague tiède envahir doucement son corps avant de repartir.

Et ça met 24 heures à agir… » Dit Asparagus. « Bon, il faut transmettre ce mot à toutes le villes. Eukalyptuss tu te charge de Bonta, Asbinne va à Amakna, Nous on se charge de Brakmar. »
Ça ne sera pas simple pour vous… » Répondit Asbinne.
En effet, la situation dégénère à Brakmar. » Enchérie Eukalyptuss. « La moitié de la population est cristallisée. La majeur partie de l’autre moitié a rejoins les rangs des extrémistes rushistes et ils sont au courant de vos actions, à Brakmar vos têtes sont mises à prix, vous êtes considérés comme ennemis publique numéro 1. Seul Otomustam à garder la raison et refuse d’écouter le culte rushuiste, mais il ne lui reste que peu d’homme. »
Donc il faut qu’on se frais un chemin dans une ville entière qui veut notre peau pour trouver un autre type qui lui aussi est pourchasser ? » Demanda Carotte.
Oui. » Répondit Eukalyptuss.
Hé bien qu’est ce qu’on attend ? » Dit Carotte.

Ainsi tout le monde sortit de la maison du vieil éniripsa.

Soit prudent Frangin. » Dit Asbinne avant de boire une potion de rappel, elle fut imitée par Eukalyptuss.
Pense à m’envoyer des tofus messagers. » Dit Diamantine avant de boire à son tour une potion.
Bonne chance à vous. » Dit Skeunk avant de disparaitre.

Carotte, bourri, Lynn’sha et Asparagus se retrouvèrent seuls.

Nous y voila enfin… » Dit Asparagus, brisant ainsi le silence.
A quoi ? »demanda Bourri.
La dernière bataille de notre périple. »






Dernière édition par Asparagus le Jeu 3 Nov 2011 - 15:43, édité 1 fois
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MessageSujet: Re: La Quète des Mots   Dim 30 Oct 2011 - 21:08

Aprés une longue séance d'aurevoirs, le sol était jonché de fioles vides, les liquides de différentes couleurs juraient avec les nuances de vert propres à Cania. Enfin, seule celles de l'eniripsa tachait l'herbe avec son orange larvesque. La fiole de verre éclatât au contact de la chausse droite de Bourri. Il observât la trajectoire en cloche de sa balle improvisée, la main en viscère plongeait le haut de son visage dans l'ombre alors que son sourire satisfait découvrait ses dents [s]jaun...[/s] blanches.
La troupe observa le iop, puis ils se mirent en route. Carotte avait lu un manuel ramené au QG par Lynn.
Il s'en souvenait car c'est un des rares dont les reliures n'étaient pas usées jusqu'à la tranche, chose rare dans sa bibliothèque.

Le personnage principal était un citoyen de Brakmar participant à l'aurore pourpre.
Il abandonnait sa femme pour gonfler les troupes qui avaient marchés sur Bonta. La traversée des Landes était un passage poignant. On sentaient l'ambiance presque méphitique déversée par les généraux sur les soldats effrayés qui répondaient aux ordres plus par peur pour leur vie que par envie.
L'auteur avait su retranscrire à merveille la raisonnance des tambours de combats dans les cages thoraciques des troupes, ainsi que le tremblement du sol et la poussière en suspension avec les passages réguliers des dragodindes.
Depuis la désertion de Rushu, Brakmar connaissait la discorde. Rushuistes d'un côté, Brakmariens de l'autre.
Les premiers soutiennent le retour de leur mascotte, mettraient le monde des Douze à feu et à sang s'ils en recevaient l'ordre, ne refuseraient pas la destruction de leur Citée.
Les seconds étaient fidèles à leur ville, certains veulent la paix, d'autres aspirent à brûler Bonta, mais aucun d'eux ne commettraient d'actes irréfléchis. Enfin, leur système de vote est imparfait, ils avaient déjà à l'époque Oto Mustam à leur tête.

Bref, Mais le lien?, me direz vous.
Le chemin qu'ils avaient emprunté était le même que les Promis et Asp allaient suivre. Le sens, le but et la composition des troupes différaient.

Aujourd'hui, ils étaient une poignée et allaient devoir affronter les déchets de leur citée.
Une nouvelle appréciable pensât Carotte avant de retourner à la réalité. Ils avaient marché pas loin de quatre heures étant donné que les Landes de Sidimote était à portée de vue.

Les derniers enclos de la Rocaille derrière eux, ils ralentirent le pas, la nuit qui enveloppait les Landes repoussaient les bontariens les plus intrépides. Malgré la danse des ombres qui en aurait effrayé plus d'un, la compagnie progressait sans hésitation dans les profondeurs des Landes, se laissant dévorer par la noirceur de la région.
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MessageSujet: Re: La Quète des Mots   Mer 2 Nov 2011 - 11:55

Après un long moment de silence, un hurlement retenti.
Plus qu'un hurlement, un cri de rage.
Suivi aussitôt d'un cri de surprise.

- Nan mais t'es pas fou toi par hasard ??
lança Lynn'sha, en frappant de sa main rocailleuse l'arrière du crâne du Sacrieur.

- C'est affreux !! Cette fichue maladie est transmissible par l'air... Sinon, j'avais juste a tuer le vieux Iop et Bonta aurait enfin été rayée de la carte !
avoua-t-il, à genou, en frappant le sol de ses mains.

- On aurait été les égaux d'Oto après ça !! jubila Bourri

- Euh... attend... Tu parles d'Eukalyptuss là ??
soupçonna Asparagus, fusillant du regard Carotte, tout en se broyant les phalanges. Tu aurais osé ???

Le silence qui suivit était plutôt révélateur, mais le Féca contînt son envie assassine, il n'était pas en position de force... Il se contenta de lui tourner le dos et de continuer sa route dans les Landes.
Après quelques petites heures, la nuit était complètement tombée, et Lynn cassa le silence glacé :

- Bon, ce n'est plus possible de continuer comme ça, à tâtons... Il faut qu'on s'arrête, on continuera à avancer demain !

- Non, on a pas le temps,
dit le Iop. Si t'es faible, repose toi, nous on...

Un bruit sourd retenti, et toute la troupe, aveugle, se mis sur ses gardes. Sauf Bourri, qui tomba dans un tintement d'armure désagréable.
Le Sacrieur s'approcha et découvrit une poutre à l'endroit où se tenait son compagnon quelques instants plus tôt.

- C'était magnifique, le cingla-t-il.

- Dommage que ça ne l'aie pas fini, grommela le Féca

- Eh oh, on a une mission, retenez vos instincts animaux pour plus tard ! ordonna la Iopette. Nous voilà arrivés à Gisgoul, on va pouvoir s'abriter pour la nuit.

- J'ai toujours rêvé de dormir à l'abri de ces ruines...
dit Asparagus, tout en s'appuyant sur un mur.
Soudain, par son poids, la pierre sur laquelle il s'était appuyé se fractura, et le Féca se retira juste à temps avant de finir à terre lui aussi...
C'est ... super sécurisant, ironisa-t-il.

Une heure et une attaque naturelle plus tard, le bivouac improvisé était dressé dans les décombres d'une maison, et le feu de camp brillait dans la cheminée de celle-ci, qui n'avait servi depuis des décennies...

- Oh, la belle trouvaille ! lança Bourri, à l'autre bout. Quoi de mieux qu'un peu de rhum pour se remettre de nos aventures et de nos... conflits ! continua-t-il, en montrant une caisse de rhum tout faisant un clin d'oeil à Asparagus.

- Et on boit comment ?? On n'a même pas de verre ! fit remarquer Lynn.

- Comme si on avait besoin de verre. Ah, ces femmes...
soupira le Iop avant de s'asseoir dans le cercle de ses compagnons, une bouteille à la main.

- A Brâkmar ! lança le Iop, avant de boire et faire tourner.

- A Eukalyptuss,
continua le Féca, en guettant l’irritation de Carotte.

- A notre gloire et notre réussite,
annonça la Iopette, en trempant ses lèvres redevenues normales.

- A Irishe ! réparti Carotte.

Puis, il continuèrent toute la soirée à lancer des ovations hasardeuses, des noms étranges sortant parfois, et ce fut le Féca qui cria pour la dernière fois, avant de rejoindre ses amis écroulés par l'alcool dans un sommeil lourd, en lançant une ovation désespérée, qui résonna et restera gravée dans le cœur des arbres environnants à jamais...

- Attention ! ... Des ... ennemis......
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Asparagus

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MessageSujet: Re: La Quète des Mots   Jeu 3 Nov 2011 - 18:22

Des ombres… des ombres encapuchonnées s’avançaient vers le bivouaque. Les quatre silhouettes gisant sur le sol et endormies. Peu à peu, les ombres formèrent un cercle parfait autour de leurs futures victimes… Doucement, tout doucement le piège se refermait… Des murmures… A peine audibles parcouraient les ombres… Plus que quelques mètres et tout est finit… Des lames sortirent doucement des capes… Les ordres avaient été clairs « Tuer les tous et sans la moindre hésitation. » et les ordres allait être exécutés. Encore un instant et tout sera terminé… Plus que quelques pas… Les lames s’élevèrent haut dans les airs, prêtent à frapper… Plus qu’un pas… Tout était silencieux, seul le feu dans la vieille cheminée brisait le silence glacé de la mort. Un pas en avant… Les lames fondirent et transpercèrent les quatre silhouettes allongées sur le sol…

Tant dis que tout semblait s’arrêter, l’un des tueurs encapuchonnés retourna brusquement la silhouette qu’il venait de transpercer.

On s’est fait avoir !! Ce ne sont que des débris glissés dans des aillions !!! »

A peine le tueur s’était écrier que le feu de la cheminé s’éteignit, plongeant les restes de la bâtisse en ruine dans le noir. Une ombre glissa des décombres, les assassins eurent juste le temps d’apercevoir deux iris d’un blanc pur avant de voir l’un d’entre eux s’effondrer sur le sol. La panique les envahit, quelque chose les attendait dans l’ombre. Les assassins se regroupèrent dans le noir, de manière à former un cercle dos à dos, ils ne virent donc pas deux iris blancs s’éveiller au milieu du cercle , un autre assassin tomba au sol, laissant les autres désorientés.

Comment cela ce peut ? Il nous prend à notre propre jeu ! » S’énerva un des larrons.
L’obscurité nocturne est à mes yeux aussi clairs que de l’eau de roche. » Leur répondit une voix au dessus d’eux.

Asparagus se tenait debout sur une poutre à moitié calcinée au dessus de la troupe de tueurs, perçant ses ennemis de ses yeux noirs pourvu d’iris blancs.

Tu te montre enfin ? Tu va … »
YAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAH !!! »

Carotte, Bourri et Lynn’sha avaient surgis derrière le groupe d’assassin, profitant de l’effet de surprise, ils n’eurent pas de mal à ce débarrasser de leurs adversaires.

Je vous avait dit que ce plan marcherait ! » Fanfaronna Bourri.
Tu parles, tu était le premier à dire que ça allait foirer ! » Rétorqua Lynn’sha.
Tes potions anti-ivresse sont efficaces, mais on a gâché du bon rhum… » Dit Carotte à Asparagus.
On en reparlera plus tard, il ne faut pas trainer dans le coin. » Répondit le féca.
Faire semblant de tombé ivre mort pour qu’ensuite Carotte nous transpose avec un manquin, c’était une idée de géni. » Dit Lynn’sha.
Plus tard, les lieux ne sont pas surs. » Insista Asparagus.
Et comment tu les as repairé déjà ces types ? » Demanda Bourri.
Ils empestent la mort à des lieux et ils n’ont même pas prit le peine de marcher à contre vent. Ils nous suivaient depuis la lisère des landes sidimotes. » Répondit Asparagus.
Maintenant on va où ? A Brakmar ? On fonce dans le tas ? » Proposa Carotte.
Je pense plus à aller chez Brumen Tinctorias. » Dit le féca.
Tu penses qu’il nous aidera ? » Demanda le sacrieur.
Aucune idée, mais je le connais assez pour savoir qu’il offrira un abri sur pour la nuit moyennant quelques kamas. » Répondit le féca.
Ok, ça me va. On se bouge. » Dit Carotte.

La troupe se mit donc en route vers la taverne en ruine. La route se fit sans encombre et après avoir vérifié que personnes ne les avait suivit, la troupe se glissa dans la taverne. En raison de l’heure tardive, la salle était vide, il ne restait qu’un eniripsa à la peau pâle couverte de cloque portant un casque qui essuyait des verres derrière le comptoir. Asparagus fut le premier à rompre le silence.

Salut, il te reste une chambre ? Nous sommes quatre. » Dit-il.
Ça dépend de ce que tu amènes ici, si c’est des ennuis, tu sais où est la porte. » Répondit Brumen.
J’ai toujours été franc avec toi, je ne vais pas changer cette habitude. » Répondit Asparagus. « Nous avons réussit à trouver les mots pouvant soigner la cristallisation, nous voulons l’enseigner aux eniripsas de Brakmar mais les fanatiques rushuïstes nous on prit en chasse, nous avons besoin d’un lieu sûr pour cette nuit. »

Le reste de la troupe regarda d’un air blasé le féca qui venait de tout déballer à un parfait inconnu. Pourtant personnes ne rompit le silence tant dis qu’Asparagus et Brumen se dévisageait mutuellement.

Je vois, beaucoup de vies sont en jeux. Ma tête est mise à prix mais je reste humain, bien plus que certains même. » Finit par dire Brumen. « Chambre 14, tu connais le tarif. »
Merci. » Dit Asparagus en déposant une poignée de kamas sur le comptoir. « Si ça ne te dérange pas, j’aimerais m’entretenir avec toi plus tard. »
Bien, passez une bonne nuit. » Répondit Brumen.

La troupe alla s’installer dans la chambre miteuse sans dire un mot, car tous sentait le poids de la fatigue sur leurs dos, ils s’endormirent rapidement.


Lynn’sha se réveilla en sursaut, sa décristallisation était douloureuse et elle ne s’arrêterait avant la prochaine nuit. Elle posa son regard sur la pièce miteuse, Carotte et Bourri ronflait fortement dans leurs lits mais celui d’Asparagus était vide. Avant qu’elle n’est eue le temps de se demander où était passé le féca, elle le vit dans son grand manteau noir, bras croisés, adossé au mur face à elle.

Je n’ai pas retiré le sceau qui nous lie, si je le faisais avant que tu ne sois entièrement dé-cristallisée tu risquerais de mourir. » Dit le féca.
Hm… Désolée de … te prendre ton énergie vitale… Raaah c’est bizarre de dire ça. » Répondit Lynn’sha.
Ce n’est pas un problème, si on ne fait pas de folie je devrais pouvoir tenir jusqu’à ce soir. » Dit Asparagus. « Tu as mal ? »

Lynn’sha aurait voulu dire non, mais un spasme de douleur montra à Asparagus qu’elle souffrait.

Je m’occupe de ça. » Dit le féca en sortant plusieurs fioles de son sac.

Lynn’sha ne dit rien et tant dis qu’Asparagus lui appliquait plusieurs potions pour calmer ses douleurs, elle eue l’étrange impression d’être une petite fille malade qui se fait dorloter par un parent, cette étrange impression fit légèrement rougir les joues de la iopette.

Tu sais As’… Je… »
Oui ? »
Je me demande pourquoi tu fais tout ça ? » Dit la iopette. « Je veux dire, tu es loin de porter Brakmar dans ton cœur et pourtant tu risque ta vie pour… »

Il y eu un court silence durant lequel seuls les ronflements de Bourri s’entendait.

En effet, Brakmar m’a fait beaucoup souffrir par le passé. » Dit Asparagus. « Cependant, je vois la haine comme un cycle sans fin, Bonta… Brakmar…, ce ne sont que des noms pour dissimuler la haine et la vengeance. J’ai failli être entrainé dans ce cycle, y résister fut une épreuve. J’ai décidé de prendre mon mal en patience et d’essayer d’apporter un peu de bien là où le mal règne. Et peut être qu’un jour j’y gagnerais quelque chose, je sais bien que je ne peux retrouver ce qui m’a été enlever mais ça ne doit pas m’empêcher d’aller de l’avant. »

Il y eu encore un silence, qu’Asparagus brisa rapidement.

Voila, ça devrait aller mieux maintenant. Le jour se lève, nous n’allons pas tarder à partir. »

Carotte se leva et donna un coup de pieds dans le lit de Bourri pour le réveiller.

Nan pas maintenant maman, j’ai encore envi de dormir. » Marmonna le iop.
Parce que j’ai une tronche à être ta mère ?! » Vociféra Carotte en collant une mandale au iop. « Aller, debout ! »

Brumen Tinctorias entra dans la chambre sans grands ménagements.

Petit déj’ ! » Ce contenta de dire l’eniripsa en posant sur une table vacillante un plateau chargé de pâtisserie. « On a causé cette nuit avec Asparagus. Celons mes informateurs, Brakmar est entièrement sous la dominance des rushuïstes, seul Oto Mustam résiste, il se cache avec ses hommes dans les égouts. Vous êtes chanceux, j’ai un passage qui relie ma cave aux égouts de la ville. Mais j’aime autant vous dire que vous allez en bavez, les égouts sont ratissés en long et en large pour les rushuïstes qui traquent Oto Mustam… »


La troupe finit son repas et suivit Brumen Tinctorias dans la cave de la taverne, jusqu’à ce qu’il leurs montre une grille qu’il ouvrit pour laisser passer les quatre aventuriers.

Dans une heure de marche vous serez sous la ville, bonne chance à vous. » Dit-il en refermant la grille.

Une heure plus tard, la troupe d’aventuriers arriva dans les égouts de Brakmar.

Beurk ! Ca pue ! » Se plains Bourri.
Je crois que l’odeur est le cadet de nos soucis… » Répondit Carotte.



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Carotte
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MessageSujet: Re: La Quète des Mots   Dim 13 Nov 2011 - 17:41



Carotte avait remarqué l'absence des rats qui peuplent habituellement les lieux.
Accompagnés des tas de boue ou encore d'arknes majeurs, les Rats nichent dans les égouts. La faible fréquentation permet la prolifération de l’espèce, à la plus grande joie des sadidas qui ont longtemps aimé les lieux, avant que les shamans ne décident de prendre les choses en main.

La marche avait été plutôt silencieuse, la présence des créature s'était amenuisée au fil du chemin. Enfin, chemin, entre le plafond bas et bosselé et le sol recouvert d'excréments, l'odeur faisait tourner la tête, mais la moindre déstabilisation était fatale avec l'état du sol.

Soudain, alors que chacun craignait l'apparition de la Gardienne, un faible courant d'air regonflât l'humeur de la compagnie qui se hâtât vers l'échelle qui signifiait la fin de leur embourbement.

Bourri saisit l'échelle le premier et commençât son acensions. Bien que en brillant pas par son intelligence, il était excellent pisteur et serait à même de prévenir en cas de danger.

Alors qu'il vérifiait timidement la rue, il entendant s'élever à lui les exclamations pressés de la troupe qui respirait l’insupportable odeur des égouts, relâchant leur attention, préférant penser à la sortie.

Le iop se hissât rapidement de la bouche qui éventrait le sol de dalles, il scrutât à nouveau les environs avant de tendre son bras à Lynn.
Trés rapidement, chacun respirait avec plaisir l'air chaud de Brakmar.

De retour chez nous... hâtons nous! déclarât le pâlichon qui avait commencé à descendre la rue, immédiatement suivis par Asp.
Les rushuistes avaient élus domicile dans une salle de la milice, mais Carotte comptait bien vérifier l'état de son quartier général. Aprés tout, ils avaient quittés la Citée dans l'agitation, aprés avoir mis une sacré raclée à une bande de crétins.

Quatre hôtels de vente plus tard, ils débouchèrent sur le Quartier Général.
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Ceyx

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MessageSujet: Re: La Quète des Mots   Dim 20 Nov 2011 - 16:45

Soudain, d'un geste de la main, le sacrieur arrêta la troupe le long d'un mur.
Risquant un oeil dehors, il vit que son instinct ne l'avait pas trompé : deux miliciens escortant un alchimiste étaient sur le pas de la bâtisse, tandis que l'alchimiste relevait des preuves, probablement pour pister les fugitifs.
Il se retourna vers ses compagnons et décrit la scène en soupirant.

- Eh bien on n'a qu'à foncer dans le tas, on est bien plus nombreux ! proposa Lynn, normalement plus réfléchie.

- Tu remontes dans mon estime ! approuva l'autre Iop.

- Pas dans le mien, répliqua le Féca. Ils ne nous savent pas ici, il vaut mieux agir encore en toute discrétion.

- Non, ils ont raison, on n'a pas de temps à perdre, surtout qu'a en voir la silhouette de l'alchimiste, ça doit être un Eniripsa ! Il pourra nous aider, sans passer voir ce fourbe d'Oto !

Asparagus, devant les regards déterminés de ses camarades, soupira et approuva a contre coeur leur idée.
Les deux Iops agirent dès l'instant, laissant confus les deux autres qui pensaient tout de même monter un petit plan d'attaque...
L'un des miliciens senti l'air anormalement électrique, et se mit directement sur ses gardes et hurla :

- Renforts ! On va être...

Sans prévenir, la foudre frappa en sillonnant le sol, laissant des traces brûlées sur les dalles. L'Eniripsa arriva, mais avant qu'il n'aie eu le temps de dire quoi que ce soit, Carotte échangea sa place immédiatement avec lui, tout en transposant Bourri juste après, qui retomba sous les attaques de Lynn !
Sonné, il se remit d'aplomb aussitôt pour faire face aux deux gardes qui tenaient bon.

- Détécé ! entendit le Iop, pendant que la compagnie se faisait la mâle.

- Détécé, ça veut dire quoi ? demanda un de ses adversaires, confus.

- Ca veut dire Dégage ton cul ! répliqua Bourri, en joignant un magistral coup de pied à celui-ci.


------------------------------


Aussitôt l'Eniripsa à côté d'Asparagus, ce dernier réagit aussitôt et utilisa une de ses fioles pour endormir ce dernier avant qu'il ne pose trop de soucis.

- C'est super, on a un otage ! ironisa-t-il à l'intention du Sacrieur. Sauf qu'on ne sait pas quoi en faire, ni où aller vu que le QG va être bondé de garde sous peu.

- Y'a bien un endroit encore, dit la Iopette. La Taverne du Chabrulé j'y passais beaucoup de nuits, et... il a quelques dettes envers moi, on dira. Il acceptera !

- Soit, si tu en es sûre...
répondit le Féca.

- Certaine ! Mais, Bourri, on le laisse la ?

- Bah, il s'en sortira bien,
répliqua Carotte d'un ton complètement désintéressé.
Allez Asp', fait nous une folie !

Aussitôt dit, aussitôt fait, une fiole se brisa au sol et ils apparurent immédiatement devant l'établissement en question. D'habitude rempli, où bagarres et brouhaha règnaient, là le bâtiment était abandonné, et complètement silencieux.

- C'est encore mieux que je ne le pensais, souligna Carotte, qui s'enfonça dans la Taverne, l'Eniripsa sur l'épaule. Ils commencèrent à gravir les escaliers grinçants qui menaient à l'étage quand un bruit retenti. Le Féca et la Iopette s'arrêtèrent et se mirent sur leurs gardes, quand le Sacrieur les rassura :

- Vous en faites pas ! C'est juste la tête du sac que je tiens qui a cogné un peu fort sur la barrière... Oh, d'ailleurs, on dirait que ça saigne un peu, remarqua-t-il en jettant un oeil derrière, avec un sourire des plus sadiques.

- Avançons, veux-tu ?

- Ouais, ouais ouais, c'est pas croyable comme les Fécas n'ont pas d'humour.
..

- On en a ! Quand la situation le permet !

Arrivés dans une chambre, ils ligotèrent l'Eniripsa sur une chaise avec des lambeaux de rideaux, puis Asparagus le réveilla. Pris de panique, l'Eniripsa les injuria, eux, les traitres, puis marmonna quelque chose, avant d'être coupé par la Iopette, voulant utiliser l'art de l'interrogatoire Iop :

- Bon, toi, la ferme ! dit-elle en explosant une chaise de son pied. On a la solution à la cristallisation, mais on a besoin d'un Eniripsa, seuls eux le peuvent ! Tu comprends, on est pas des traitres !!

- ...

- Super, jura le Féca. Tout ça pour que ce crétin se lance un mot du Silence pour ne pas parler... On fait quoi maintenant ?? dit-il en foudroyant le Sacrieur, qui se retenait de pouffer.

- Et bien, je suppose qu'il est temps d'aller voir...

Soudain, des voix, des cris se firent entendre, et accourant à la fenêtre, les acolytes virent Oto Mustam escorté par tout un régiment de gardes et de guerriers.
Le problème, c'est qu'Oto était calme... Ni enchainé comme il aurait pû l'être en tant que prisonnier, ni barbare comme lors des combats hebdomadaires...

- Il se passe quoi là tu crois ? demanda la Iopette à Carotte.

- Qu'elle meilleure solution que d'aller voir par soi-même ? proposa-t-il, alors que le Féca semblait encore en totale désapprobation avec lui.
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Lynn'Sha

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MessageSujet: Re: La Quète des Mots   Jeu 5 Jan 2012 - 3:27

- « Par Rushu cachez vous, fous que vous êtes ! » Lança Carrote dans un chuchotement impérieux.

Asparagus lui adressa un regard interrogateur auquel Lynn’Sha répondit dans un murmure :
- « Les promis partagent une relation ambigüe avec la milice. Si politiquement il existe une tolérance mutuelle, nous n’avons pas échappé à un certain nombre d’accrochage armé. Etant donné le climat de tension actuelle il est difficile de prévoir la réaction d’Oto’Mustam. »
- « Plus un mot ! » l’arrêta Carotte qui s’était posté discrètement à la fenêtre.
D’un geste il leur fit comprendre que l’avant-garde d’Oto’Mustam arrivait à leur hauteur.
Carotte retira sa coiffe de Brave et reprit son poste à la fenêtre, détaillant d’un œil expert la cohorte en marche.

Bien que cette troupe n’ait rien à voir avec la mer d’étendards noirs et rouges qui avait assiégée Bonta, Brakmar n’avait plus connu une telle mobilisation militaire depuis des siècles.
Dans cette grande artère de Brakmar on apercevait à perte de vue des hommes en armes qui avançaient au pas, martelant le pavé aux reflets insondable des rues dans un vacarme métallique assourdissant.

Venaient d’abord les gardes de la milice, armés de leurs lourdes hallebardes d’acier et protégés derrière leurs épaisses armures noires, arborant fièrement les couleurs de Brakmar dans leurs tuniques rouge sang.

En retrait il aperçu une phalange de roublards affublée de leurs takakat et de leurs chèches aux couleurs sombres des déserts volcaniques de la lande de Sidimote, avançant d’une démarche flottante malgré leurs longs cimeterres.

Plus loin venait une procession bigarré de francs tireurs engagés par la milice pour chasser les Bontarien dans le monde des douze afin d’assurer la suprématie de Brakmar.

L’arrière garde se composait, elle, d’une quantité non négligeable de citoyens brakmarien ayant pris les armes et reconnaissables à la vétusté de leurs « équipements » de combat.

Au milieu de ce flot de destruction, entouré de miliciens vétérans, se démarquait l’imposante silhouette d’Oto’Mustam. Chevauchant un magnifique Dragoss Noir éveillé, sa puissante stature semblait difficilement contenue dans son armure dont la finition aurait fait pâlir un roi.

Carotte ne pu retenir un rictus d’appréhension :
- « On va rester tranquillement ici, ouais ça a l’air d’être un bon plan … », conclu il, des gouttes de sueur froide lui barrant les tempes.
Bourri soupira :
- « Se terrer comment un rongeur … quel déshonneur pour nous autres promis. »
- « Bourri, TG » le coupa Carotte, en l’assassinant littéralement du regard.
Bourri lâcha un petit rire embarrassé.

Alors qu’Oto’Mustam arrivait lui aussi à auteur de la taverne il stoppa net et son armée avec lui.
Le vacarme de la marche infernale s’interrompit Brutalement, suivit immédiatement par le bourdonnement des innombrable murmures interrogateurs qu’échangeaient les guerriers.
Oto’Mustam jeta alors un regard scrutateur autour de lui.
- « Merdemerdemerde ! » siffla Carotte en se jetant dans l’angle mort de la fenêtre.

Oto’Mustam leva alors la tête vers le ciel et se mit à humer l’air à longues et lentes goulées. Un sourire cruel de triomphe se profila sur ses lèvres.
- « ça pue la peur, la peur de sales petit rats d’égout de promis qui se terrent dans leur fosse! »
- « albatard … » lâcha Carotte

Lynn’Sha, son neurone grillé net par l’affront sauta à la fenêtre et le pied posé sur l’encadrure, le poing Brandit elle hurla violette de rage :
- « Descend un peu de ton canasson vieille tante Rushuiste, je vais te faire bouffer tes dents et tu mitrailleras d’l’ivoire dans tes latrines jusqu’à la fin de tes jours. Je vais te dévisser la tête et te chi-MROUFRGRfugragata !!! »
Bourri et Asparagus s’étaient jeté sur elle et tentaient de la bâillonner alors qu’elle se débattait violement.

Oto’Mustam partit alors d’un rire fou à gorge déployé, révélant des canines surdimensionnées de carnassier.
- « J’adooore cet esprit rebelle au-delà de tout bon sens qui vous caractérise mes petit promis ! » repris Oto’Mustam en essuyant une larme « Aaaah, si seulement tous les Brakmarien pouvaient avoir autant de cette fierté aveugle et de cette folle témérité, il me faudrait moins de milles hommes pour dévorer Bonta » reprit il, pensif.
Carotte apparu alors à la fenêtre et risquant le tout pour le tout, il le corrigea sèchement comme d’égal à égal :
- « Je ne suis pas certain de la manière dont je dois prendre cela Oto … »
- « Mmmmh ! Toujours aussi rabat-joie jeune homme, te voila à peine à la tête d’une phalange que tu te permets de critiquer un général d’armé … est tu sur que ma remarque soit mal avisée ? » lâcha t’il en exhibant son plus gargantuesque sourire.

Carotte resta imperturbable face à ces sous-entendus susurrés par une créature aussi dangereuse, mais chacun dans l’auberge pouvait observer les frissons angoissée mêlés d’excitations qui l’agitaient.
- « ainsi sont les enfants de Brakmar, général, nés dans une nuit aux ténèbres infinies, notre regard porté vers ce vide sans fin nourrit notre égo sans limite. »
- « alors les enfants de Brakmar dévoreront le monde car du crépuscule à l’aube il leur appartient. » conclut Oto’Mustam devenu grave. « belles paroles que tout cela, mais ce n’est pas le moment de citer les écrits Brakmarien. Brakmar coulera bientôt dans la mer du sang de ses fils et de ses filles si nous laissons filer le temps. » conclu t’il, les deux gouffres noirs de ses orbites tournés vers le ciel teinté d’ébène.

- « Les Rushuistes menaces donc la citée ? » Le repris Carotte.
Oto’Mustam revient à la réalitée.
- « Les Rushuistes et bien plus encore. Descendez donc, nous avons à parler. »
La petite troupe, après un signe affirmatif de la tête de Carotte, bondissait de l’étage par les fenêtres brisées de l’auberge. Bourri ayant relâché Lynn’Sha qui avait retrouvé son calme, avait attrapé le frêle eniripsa sous son bras. Oto’Mustam fit alors signe à son état major de remettre l’armée en marche.

- « Tiens vous avez mis la main sur une crevure de Djaul à ce que je vois » lança Oto’Mustam d’un œil inquisiteur.
- « ça » dit Bourri en secouant la fée ailée par le col de sa veste, « c’est pas un alchimiste, vu ses frusquee ? » demanda t’il interrogateur
- « Il semblerait que Djaul ait perdu l’ensemble de ses aides au début de l’épidémie, il a alors débauché quelques alchimistes à l’âme vénale pour repeupler son cabinet au palais des horreurs » expliqua Oto’Mustam. « Je devrais le confier à mes bourreaux histoire de voir ce qu’il a à déballer » repris il, une lueur malsaine dans le regard.
- « avant de discuter loisir, venons en au fait, le temps presse. Je me doute qu’une armée de cette ampleur ne viens pas faire les boutiques en ville et nous même nous avons des affaires pressante à régler » le coupa Asparagus qui observait avec appréhension la progression de cristallisation le long de ses doigts.

Oto’Mustam suivit son regard et une ombre de dégout étonnamment suivit d’un éclair de compassion traversaient son visage. Mettant de côté la brusquerie d’Asparagus il répondit :

- « En effet la situation est grave. J’ai mené une enquête discrète sur Djaul depuis le début de l’épidémie. Certes la cause de cette hécatombe aurait pu être orchestrée par pléthore de groupuscules extrémistes bontarien, cela aurait même pu être de cause naturelle. Mais pour moi ces évènements étaient signés. Seul un tel concentré de pourriture et de bêtise pouvait déboucher sur un bousillage de cette ampleur.

J’ai alors fait jouer mes bonnes relations avec Brumaire et son disciple Ledrob Terceséc le maitre de l’ordre de l’œil putride pour mandater une équipe de leurs meilleurs espions afin de déterrer les sales petit secrets de Djaul. Ah quel plaisir Ledrob à t’il eu à m’accorder cette faveur, je l’entends encore hurler de rire d’ici !

Enfin Bref, il ne leur à pas fallut longtemps pour me confirmer mes suppositions, Djaul n’était pas seulement trempé jusqu’au coup dans l’affaire, il s’était noyé dedans ! Notre clinquant petit démago n’avait même pas « fait exprès » de décimer la cité»
s’esclaffa Djaul.

«Néanmoins on n’apprend pas un démon à torturer un supplicié comme on dit ici bas, alors même que je découvrais sa cristalline bourde il ourdissait déjà un moyen d’en tirer partit en étroite collaboration avec le clergé de Rushu, les rushuiste de Gisgoul, bien évidement soutenu par son disciple Kaffra Kyper et l’ordre des Cœurs Saignant.

Les serres du piège de la congrégation de ces fanatiques rushuiste était déjà en train de se refermer sur la citée. Ce vieux renard d’Ledrob, qui avait bien sûr su interpréter ces informations vitales, était entretemps venu en personne m’annoncer la mobilisation Rushuiste. Sa nature d’intriguant inhérente à son ordre le poussait à toujours esquiver les conflits à découvert, mais la haine que son maitre portait à Djaul l’obligeait à prendre partit dans cette lutte.

Nous avons alors étudié une nuit entière les contres possible à la puissante machination en marche, faisant le compte des forces brakmarienne non rushuiste, ou tout du moins férocement opposées à la férule de Djaul.

Nous avons alors envoyé l’ensemble des membres de l’ordre de l’œil putride stationné dans la cité à la recherche des combattant affilié à la milice et mon fils Puja est partit au cœur du désert des landes sidimotes Pour rallier à nos force les roublards dont l’ascendance à Brakmar serait encore assez forte dans leurs cœur pour qu’ils acceptent de défendre la cité.

J’ai moi-même parcouru les vieux quartiers de la cité que je savais athée pour recruter des hommes et des femmes ayant le courage de s’opposer à la force religieuse qui tentait de reprendre le contrôle total qu’ils avaient eu jadis sur la citée.

Aucun d’entre eux n’avaient oublié les hôtels de la tour Gisgoul et avant cela des temples de la cité, baignés du sang des sacrifices humains destiné à apaiser l’appétit insatiable de Rushu. Tous étaient mentalement épuisé par la maladie qui sévissait aux grés des vents dans la citée, mais comme vous le voyez la peur de voir leurs enfants dépecés vif à la gloire d’un démon d’outre-monde à échauffé leur esprits.

L’armée que vous voyez ici s’est rassemblée petit à petit dans les murs de la milice au cours de la semaine dernière et il y a trois jours de cela le dernier cran du piège rushuiste s’est libéré et ses crocs se sont refermés sur la cité. Jusqu’alors les manifestations visibles des rushuistes se limitait à de petit groupe de fanatiques qui, échauffé par les discours de Djaul, sévissaient dans la cité. Hors ce jour là, à la naissance de la nuit l’ennemi à finalement révélé son vrai visage.

Profitant du fait que l’ensemble des forces était concentré dans la milice, ils l’ont assiégé. Des Sushu furent invoqué à chaque porte de notre forteresse, coupant court à nos velléités de sorties … Derrière ces hordes démoniaques les troupes rushuistes s’installaient tranquillement, vivres à portée de la main, prêts à tenir le siège jusqu'à notre épuisement total.

J’avais formé un état-major des plus prestigieux composé de miliciens triés sur le volet possédant des compétences en stratégie militaire de très haut niveau. Malgré cela aucun plan de bataille ne semblait pouvoir retourner la situation en notre faveur.

La situation semblait désespérée, jusqu’à cette nuit. Alors que le crépuscule très relatif de Brakmar venait alimenter nos sombres pensées, le brouillard s’est levé. Certes ce n’était pas ce brouillard qui allait changer la situation, les sushus sont capable de voir un milicien leur adresser un bras d’honneur à travers les quatre mètres d’épaisseur de la muraille de la milice, on a essayé, héhé.

Non ce n’était pas le brouillard en lui-même qui a changé la donne, mais celui dont elle était l’annonciatrice. au centre de la cours de la milice, devant une assemblée de résistants ébahie Brumaire s’est matérialisé, la brume épaisse semblant prendre forme pour lui donner corps. Je peux vous dire que ça a fait son petit effet … certains se sont prosterné, d’autres se sont enfui en hurlant vers les oubliettes, d’autres encore sont resté statufié par la surprises et l’irréalisme de la scène.

C’est qu’on avait plus l’habitude de le voir en publique ce vieux Brumaire, et il travaille toujours ses entrés … Moi-même, malgré mon expérience des faits magiques, cela a eu le mérite de me cailler le sang. J’avais déjà eu quelques échanges de bons procédés avec lui par le passé, mais toujours par l’intermédiaire de son disciple. C’était donc la première fois que je rencontrais en personne ce mage légendaire.

« Oto’Mustam, maitre de la milice de Brakmar et général de la citée, nous avons à parler. » a t’il murmuré de sa voix lointaine et pourtant audible de tous. « Ancestrale Protecteur Brumaire, les miliciens et moi sommes à votre écoute, vous avez toutes notre attention ». À ça le père Brumaire n’avait pas trop de mal à se faire obéir. Sa stature éthérée flottant dans la nuit dominait l’assemblée. Dans cette ambiance la simple passivité devenait soumission.

Il nous a alors expliqué la raison de cette intervention inhabituelle de sa part. En effet il ne s’était nullement déplacé pour simplement nous porter secourt dans notre folle entreprise. Il avait accordé à son ordre l’autorisation de nuire autant que possible à Djaul mais son implication s’arrêtait là, qu’importe notre destin. En effet Brumaire est connu pour son désintéressement total de la politique de la cité depuis la bataille de L’Aurore Pourpre.

Non, Brumaire était venu car de nouveaux événements l’avaient obligé à revoir sa position. L’avenir de la politique interne de Brakmar n’était plus le seul en jeu, L’avenir de la citée elle-même était maintenant menacée. Avertit par ses quelques espion infiltrés, Bonta avait été mise au courant du déclin de notre cité et à l’ instant où il nous parlait des troupes régulières Bontariennes profitaient du siège de la milice, au cœur de la cité, pour prendre d’assaut les portes les moins bien protégée de la muraille.
La porte Sud et le port au Sud-est était déjà sous leur contrôle ; la porte Est était elle sur le point de tomber.

Répandant sa brume au milieu de leur état-major il avait récupéré le plan de bataille de l’armée Bontarienne. Ces derniers prévoyaient de bloquer les différents ponts qui permettaient l’accès à l’ile de la vielle Brakmar, encerclée par une rivière de lave, vestige d’anciennes douves.

Elles étaient toujours aussi infranchissable aujourd’hui que dans le passé quand Brakmar n’était qu’une petite citée fortifiée, et les bontarien comptaient ainsi asphyxier l’ensemble des forces brakmariennes en faisant le siège du siège, ironique non ?

Il a apprit par la même occasion que la milice Bontarienne n’était pas de la partie. Apparemment ce vieux butor d’Amayiro ne cautionnant pas une fois de plus les actes extrémistes de Danathor l’intendant de Bonta. Il nous à alors sommé de ne plus diriger nos arme vers Djaul, mais de partir à la rencontre des Bontarien avant qu’il ne soit trop tard, la finalité du conflit contre Djaul n’ayant pas de réelle importance pour lui.

Face à nos mine incrédules, toutes sorties étant en effet impossible, il nous à alors révélé l’un de ses plus anciens secret. En effet sous l’ile de Brakmar, plus profondément enfouit encore que les égouts, se trouvait d’anciennes catacombes. Creusées à la demande du clergé du temps ou la jeune citée guerrière se limitait à la petite ile du centre, on avait profité des rares endroits dépourvus de failles volcaniques ou les douves de lave avaient du être prolongées artificiellement pour former cette défense parfaitement circulaire, pour ajouter de nouvelles galeries lors de l’agrandissement de la cité à sa taille actuelle.

Les entrées vers ce mausolée ancestrale avait finalement été scellé et oublié de tous lorsque le clergé perdant en puissance, l’autorisation d’ouvrir le cimetière de Brakmar avait été donné. L’une de ces entrées se trouvait sous la milice et grâce à un ancien plan de ce dédale que possédait Brumaire, il nous serait alors possible de déboucher à l’Est de l’ile. Après quelques heures de lutte acharnée sur un mur des geôles aux pierres parfaitement ajustées qui dissimulaient l’entré secrète, nous avons pu avoir accès à cette citée mortuaire souterraine.

Je ne décrirais pas ce que j’ai aperçu dans ce monde perdu, l’étrangeté de ce lieu à sérieusement secoué notre raison, mais c’est ainsi que nous avons pu traverser les lignes rushusite pour déboucher quinze lieux plus au Nord d'ici. »
Conclu enfin Oto’Mustam pensif.

- « Quels évènements notre cité a du endurer … tombée dans le chaos, elle à baigné dans la folie fratricide pour finalement voir son sol souillée par l’engeance bontarienne qui grouille à nos portes » murmura tristement Lynn’Sha.

- « Général, si vous nous avez raconté tout cela, c’est vous avez bien compris que cette désertion de notre ville tant aimée alors quelle était au plus mal n’était pas sans fondement. Cela serait trop long de tout vous raconter maintenant, mais notre équipé à obtenu des résultats de premier ordre et pour différentes raisons nous devons de toute urgence mettre maintenant la main un grand nombre d’éniripsa de la cité. » reprit Carotte fébrile

- « Mmmhh j’espérais pourtant vous rallier à mes côtés contre les bontariens et les rushuistes en vous racontant la situation de ces derniers jours, mais il semblerait que votre clan soit encore dans le secret. » lâcha Oto’Mustam, contrarié. « Enfin je sais au moins que si vous êtes de retour au cœur de la tourmente sans vous joindre à moi malgré votre profonde haine contre les bontariens et les rushuistes c’est qu’en effet vous devez avoir mieux à faire pour la cité » reconnu il avec une mauvaise volonté affichée. « si votre objectif est de prendre contacte avec un grand nombre d’éniripsa, la solution la plus simple et la plus sure est la même que celle qu’à choisit Djaul ; le grand laboratoire d’alchimie de Brakmar » reprit Oto’Mustam songeur.

- « Euhm, sûrement mais oukaisse, ce fameux grand machin chose ? » demanda Bourri interrogateur.
Lynn’Sha, le visage dubitatif tordu par un rictus prononcé lui répondit :
- « Oh c’est bien simple mon ptit Bourri, il se trouve plein Sud ... »
- « Ah très bien, très bien, bon ben on va plier ça en deux deux dans ce cas ! »
- « Alors toi t’as encore tout suivit … »
- « hein ? »
- « ‘coute moi bien cervelle de iop ! »
- « toi-même ! »
- « Euhf …»

Carotte intervint alors :
- « Laisse moi faire Lynn, je suis meneur des promis, j’ai l’habitude d’expliquer aux gens qui comprennent vite mais à qui je dois expliquer longtemps »
- « et je dois prendre ça comment » fulmina Lynn’Sha
- « Euhm … Jocker …? »
- « COMMEEENT ! » explosa Lynn’Sha, sabre au clair.
- « Dites, les enfants, on s’éloigne du sujet là, c’est pas le moment de prendre racine … » les coupa Asparagus.
- « Mouais … » lacha Lynn’Sha.

- « Oui donc problème, je vois pas comment on va pouvoir traverser les lignes bontariennes pour rejoindre le labo et rien ne nous dit qu’il n’ai pas été abandonné ou rasé … » reprit Carotte
- « Je sais ! » partit Bourri.
- « En face leurs troupes se comptent par milliers Bourri » le stoppa Carotte qui le connaissait bien.
- « Euhm oui, donc continue, on cherche une solution judicieuse c’est ça … ?» balbutia Bourri

- « Il reste une dernière route relativement accessible » tous se tournèrent Vers Oto’Mustam qui venait de prononcer ces mots.
- « Le passage des catacombes est toujours ouvert et le plan que j’ai en ma possession indique une sortie au Sud de l’arène. Le pont Sud de l’ile a été partiellement détruit selon Brumaire, mais l’autre rive n’a pas encore été barricadée et les bontariens comptent pour le moment sur l’adresse de quelques cras ainsi que sur le mauvais état du pont pour tenir cette position. C’est risqué mais c’est toujours plus viable que le front qui va s’installer entre nos troupes et les leurs. Après il ne vous restera qu’à esquiver les renforts qui transiteront entre les portes et le front pour atteindre le laboratoire. Pour ce qui est de son état je vous rassure tout de suite. Si Brakmar et Bonta financent leurs laboratoires respectifs, ceux là sont politiquement indépendants et se concertent. Attaquer notre laboratoire aurait le même effet politique que d’attaquer leur propre laboratoire. Il doit donc très probablement être encore remplit d’alchimistes éniripsa qui se tournent les pouces. »

- « Euhm … c’est un plan intéressant en effet, mais comment allons-nous nous y retrouver dans ce tombeau rushuiste … ? » demanda Carotte dubitatif
- « je vous laisse le plan de Brumaire ainsi qu’un exemplaire du plan de bataille, nous n’en avons plus besoin désormais. » concéda Oto’mustam en lui tendant, du haut de sa monture, une liasse de parchemins rongés aux mites. « Bien, j’ai un bain de sang à prendre. Pour Brakmar ! » conclut-il, et il partit au grand galop vers la tête de son armée.

- « Quel singulier personnage » commenta Asparagus.
- « Ouais il est complètement barge, bon eh bien il ne nous reste plus qu’à jeter un œil à ses plans » dit Carotte en déroulant le plan de bataille.

[HRP] ci-dessous la carte en question, mais si vous n'avez pas lu le RP ça va sacrément spoiler ^^ [/HRP]
Spoiler:
 


Dernière édition par Lynn'Sha le Mer 12 Sep 2012 - 16:01, édité 2 fois
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Asparagus

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MessageSujet: Re: La Quète des Mots   Lun 23 Jan 2012 - 20:08

Spoiler:
 


Lynn’sha cligna des yeux, le voile qui les recouvraient se déchira lentement et laissa place à une vision d’horreur. La lame maculée de pourpre qu’elle brandissait se mis à trembler, son estomac se tordit de douleur, ce qu’elle voyait lui été insoutenable. Au prix d’un grand effort elle tourna son regard vers Bourri et Carotte, ils tenaient aussi leurs lames brandis, elles aussi étaient tachées pourpre. Lynn’sha lu la même horreur dans leurs yeux que dans les siens… Devant eux gisait un corps… Celui d’un féca… Ces cheveux masquant son visage… Lynn’sha ferma les yeux puis les rouvrir comme pour chasser un mauvais rêve, mais c’est indéniable… Asparagus gisait devant eux et leurs lames étaient imprégnées de son sang…

Trois heures plus tôt.

Lynn’sha, Bourri, Carotte et Asparagus, regardait les troupes d’Oto Mustam partir au combat.

Heureusement que Lynn’sha à eue la présence d’esprit d’enseigner le mot contre la maladie aux quelques eniripsas des troupes d’Oto. Ca pourra peut être leurs donner un avantage. » Dit Carotte.
Oui, d’ailleurs en parlant de ça, cela fait une journée que le mot nous a été appliqué. Le livre ne nous à pas menti. » Dit Asparagus en regardant les derniers fragments de cristal tomber de sa main.

En effet au cours de ces dernières heures le mot avait agit, doucement et silencieusement, à présent, même la iopette ne portait plus le moindre fragment de cristal sur son corps.

Lynn’sha, maintenant que tu es en état, je vais rompre le sceau qui nous liais jusqu’à présent, il n’est plus utile maintenant. » Dit le féca.

Asparagus joignit le geste à la parole, avant que Lynn’sha est eue le temps de dire quoi que ce soit il pose la paume de sa main sur le front de la iopette et instantanément, Lynn’sha sentit l’espace qui le liait au féca disparaitre de son esprit.

Ah … Euh … Merci… » Dit la iopette.
On y va ? » S’impatienta Bourri.

Les autres acquiescèrent et se mirent en marche. Durant tout le chemin Lynn’sha ne pue s’empêcher de regarder le féca devant lui, il lui semblait si loin maintenant, le sceau lui avait un sentiment de proximité avec Asparagus mais il semblait si loin.

Nous y voila. » Dit Carotte, sortant ainsi la iopette de ses réflexions. « L’entré est juste là j’espère que vous n’avez pas peur du noir. »
Prends pas ton cas pour une généralité la sacrieuse. » Siffla Bourri.
Va manger des cailloux fillette. » Rétorqua Carotte.
Tu vas voir qui va manger des … »
Bon les gens, on parlera d’expériences culinaires un autre jour. Moi, j’y vais. » Interrompit le féca en s’enfonçant dans les ombres de la galerie souterraine.
Il a l’air pressé de régler cette histoire… » Commenta Bourri.

Spoiler:
 

Les autres haussèrent les épaules et s’engouffraient dans la galère. Après quelques mètres de marche, au détour d’un tournant, la troupe s’engagea dans un long escalier qui descendit toujours plus profondément dans la roche. Descendre ces incalculables marches de pierres sombres sembla durer une éternité pour la compagnie, d’autant plus qu’un silence pesant s’était installé et bien que personne n’en parlait, tous avis la sensation d’être observés, épiés depuis les ombres. Il faisait de plus en plus sombre, même les torches qu’avait fabriquées Asparagus semblaient se faire dévorer par les ténèbres. Soudain le tunnel s’élargit pour laisser place à une grande arcade pourvue d’inscriptions, menaçante.

Prends garde à toi étranger, les morts qui vivent en ses lieux bercent les vivants de leurs rêves, qui conque ferme les yeux ne quittera jamais ce lieu. Seul le sang ouvre les yeux.» Lu Asparagus.
Hé bah ça promet… » Soupira Carotte.
Fillette… » Siffla Bourri.
Ah non ! Vous n’allez pas recommencer ! » S’énerva Lynn’sha.
Seul le sang ouvre les yeux… » Répéta Asparagus.
Te bille pas, si Oto l’idiot à pu passer là dedans, nous on ne craint rien. » Dit Bourri.
Oto Mustam, avait une armée avec lui, ça en faisait une cible difficile, nous, nous sommes quatre… » Répondit le féca.
Et bavasser ne nous apportera rien de bon non plus. Aller, qui m’aime me suive. » Interrompit Carotte en s’élançant dans le passage sous l’arcade.

Les trois autres ne bougèrent pas d’un pouce.

C’est pas drôle et vous le savez. » Dit Carotte en revenant sur ces pas. « Bandes d’abrutis, je tabasse lequel en premier ? Nan mais sérieusement… »

La phrase de Carotte mourra dans sa bouche, laissant place à une étrange expression.

Huhu il a peur de nous. » Ricana Bourri.
Je parierais plutôt sur une créature menaçante derrière nous… » Dit Lynn’sha.

Dans un même mouvement les deux iops se retournèrent et purent voir qu’une créature étrange avait prit la place du féca. C’était une forme squelettique, noire et vaporeuse, elle fixait les trois compères de ses orbites vides. Un silence statique s’installa, personne ne bougea pendant un petit moment quand soudain la créature poussa un terriblement hurlement et chargea.

On se tire !! » Hurla Carotte.
Et Asparagus ?! » Rétorqua Lynn’sha.
Pas le temps ! » Répondit le sacrieur.

Ainsi ils s’engouffraient dans le passage de l’arcade, la créature aux talons.

Il gagne du terrain ! » Cria Bourri.
Il faut qu’on se planque ! » Cria Lynn’sha.
Il nous faut une diversion. » Répondit Carotte.

Bourri lança aussitôt le sort pression sur le plafond qui se fissura puis s’écroula sur la créature. Un instant plus tard la créature émergea des décombres mais les trois aventuriers avaient disparus.

On devrait lui casser la tronche ça serait plus simple. » Chuchotta Bourri.
Je n’ai pas trop envie de me fritter à un truc qui m’est totalement inconnu. » Dit Carotte qui surveillait les environs.
Il faut qu’on retrouve Asparagus. » Dit Lynn’sha.
Le temps presse, on reviendra le récupérer quand le boxon là haut sera terminé. » Dit carotte. « Nous ne sommes plus très loin de la sortie, la chose n’est visiblement pas dans le coin, allons y. »

A peine le groupe était sortit de sa cachette qu’un nouveau hurlement déchira l’atmosphère. La créature d’ombre jaillit d’un recoin et se jeta sur eux, dans un même réflexe ils brandirent tous leurs lames et la créature vint s’empaler dessus. Bien que stupéfaits, les trois compères retirèrent leurs lames du corps de la créature vaporeuse et la regardèrent chuter au sol.

Quoi c’est tout ? » Demanda Bourri. « Si j’avais su, je l’aurais abattu directement, on aura moins courus… Et mais qu’est ce que… Dite moi que je rêve…»
Qu’est ce qu’il t’arrive encore bougre de iop ? » Lui dit Lynn’sha. « Tu… »

Spoiler:
 

Lynn’sha cligna des yeux, le voile qui les recouvraient se déchira lentement et laissa place à une vision d’horreur. La lame maculée de pourpre qu’elle brandissait se mis à trembler, son estomac se tordit de douleur, ce qu’elle voyait lui été insoutenable. Au prix d’un grand effort elle tourna son regard vers Bourri et Carotte, ils tenaient aussi leurs lames brandis, elles aussi étaient tachées pourpre. Lynn’sha lu la même horreur dans leurs yeux que dans les siens… Devant eux gisait un corps… Celui d’un féca… Ces cheveux masquant son visage… Lynn’sha ferma les yeux puis les rouvrir comme pour chasser un mauvais rêve, mais c’est indéniable… Asparagus gisait devant eux et leurs lames étaient imprégnées de son sang…

Merde qu’est ce qu’on a fait… » Dit Bourri.
Prends garde à toi étranger, les morts qui vivent en ses lieux bercent les vivants de leurs rêves, qui conque ferme les yeux ne quittera jamais ce lieu. Seul le sang ouvre les yeux. » Dit Carotte en serrant les dents. « On est trop iop… On s’est fait avoir comme des bleus… C’était un sortilège d’illusions… Il nous a fait croire qu’Asparagus était le monstre… Et il s’est sacrifié pour le rompre…Bon sang… »

Une énorme secousse parcouru la salle creusée dans le roc. Des plaques entières s’arrachèrent du plafond et se brisèrent au sol.

Je ne sais pas ce qu’il se passe en haut pas ça craint… » Dit Bourri. « Il faut qu’on dégage. »
Nous n’avons pas le temps de nous occuper d’Asparagus, il faut partir. » Dit Carotte « Lynn’ ?! »

La iopette s’était agenouillée devant le corps inerte du féca, s’en étais trop… Trop pour elle… Pourquoi fait-il que ça finisse comme ça … ? Pourquoi faillait-il qu’un d’entre eux sacrifie sa vie si prêt du but ? Pourquoi lui ? Pourquoi l’avait-elle entrainé dans une affaire qui ne le concernait pas et qui lui couterais la vie ?! Pourquoi ?!

Lynn’ ! Viens avec nous maintenant, il aurait voulu qu’on règle cette affaire et c’est qu’on va faire ! Viens maintenant ! » Cria Carotte.

Une nouvelle secousse ébranla la salle souterraine, une grande fissure se propagea sur le plafond. Mais la iopette restait stoïque.

Ça sent pas bon… » Dit Bourri. « Mais … ! Ya de la lave tombe du plafond !! Vite il faut partir ! »

La iopette ne répondit rien et tant dis que les larmes perlaient au coin de ses yeux, elle empoigna brusquement le corps du féca par le col.

Relève-toi ! Relève-toi petite frappe ! » Hurla-t-elle. « Lève-toi ! Par pitié lève-toi ! Pitié… Lève-toi… Traite-moi de bougre de iopette… Mais relève-toi… »
Merde les nerfs de Lynn’ ont lâchés ! » Dit Bourri.
On l’embarque ! » Répondit Carotte en se joignant à Bourri pour saisir la iopette.

La fissure du plafond s’ouvrit brusquement et déversa un flot de lave dans la caverne, tant dis que Bourri et Carotte essayaient de maitriser la iopette en proie désespoir. Au dernier moment ils réussirent à hisser la iopette sur un rocher tant dis que le corps du féca tombait dans la lave dont le niveau montait dangeureusement.

NAOOOOOON !! » S’écria Lynn’sha.
Carotte si t’as une idée pour nous sortir de là c’est maintenant ou jamais ! » Dit Bourri.
Je… »

Spoiler:
 

Entama Carotte mais il fut interrompu par un craquement sonore et un flot de lave leurs tomba dessus. Les trois naufragés au milieu de la mer enflammée furent stupéfaits de voir la lave s’arrêter juste au dessus d’eux puis couler autour d’eux, formant ainsi une sphère incandescente les enrobant.

Bougre de iopette, ne m’enterre pas trop vite. » Dit une voix familière derrière eux.
As’ ?! » S’exclamèrent les trois autres.

En effet, le féca se tenant debout, bras tendus vers le sommet de la sphère, ses plaies s’étaient refermées et ses yeux étaient de nouveaux noirs pourvu d’iris blanc.

Si tu avais fais fonctionner ton quart de neurone, tu aurais pue deviner que maintenant que le sceau est rompu je suis à pleine puissance. Et je ne suis pas du genre à crever bêtement, ni même à crever tout court ! »
Arrête de te la péter et sort nous de là ! » Rétorqua Carotte.
Les souterrains sont perdus, je ne peux que nous téléporter à la surface. » Répondit le féca.
Ça marche ! » Dit Carotte en saisissant de sa main gauche les mains de Bourri et Lynn’sha, tout en attrapant de sa main droite celle que lui tendait le féca.

La sphère qui retenait la lave éclata, la lave se répandit et tout le groupe disparut dans un flash lumineux.

La troupe apparue plusieurs kamètre plus haut entre deux maisons en ruines. Chacun tomba au sol et repris son souffle.

T’es vraiment… Increvable toi… » Haleta Bourri à Asparagus.
Si j’évite… Les péripéties comme celles d’aujourd’hui… J’ai… l’éternité devant moi… » Répondit le féca.
Tu aura bien le temps de t’ennuyer, petite frappe. » Dit Lynn’sha en s’essuyant les yeux. « L’atelier des alchimistes est en vue, nous y sommes presque …»
Ne vous réjouissez pas trop vite… » Dit Carotte qui s’étais relevé et observait un peu plus loin les alentours.

Les autres d’avancèrent, passèrent le coin du mur de la maison délabrée et ne purent que constater le chaos qui les attendaient. En effet, partout où leurs regards se posaient, ils voyaient des soldats de Bonta, d’Oto Mustam et rushuïques de battre dans le chaos le plus total et au milieu du massacre se dressait une silhouette gigantesque.

C’est… »
Oui, c’est un shushu majeur en liberté… »


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Carotte
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MessageSujet: Re: La Quète des Mots   Ven 3 Fév 2012 - 23:11

Spoiler:
 
Beaucoup ont peur des créatures aux yeux vides.
Cette créature n'en avait pas besoin pour glacer le sang. L'aisance avec laquelle les assaillants étaient repoussés, éventrés ou encore démembrés suffisait de loin à éveiller le dégout d'Aspargus. Curieusement, Oto comme Carotte semblaient fascinés par la créature.

Parler d'aura serait pure bêtise, et pourtant, la sensation de vide que le Shushu dégageait allait droit au cœur de tous ceux qui se tenaient près de lui, et avant même de penser à combattre, la peur dévorait les entrailles des malheureux qui recevaient pour ordre de lui rentrer dedans.

Ses bras étaient plus gros que ceux que Bourri n'aurait jamais pu espérer. Sa force rendait malade Lynn'Sha. Sa magie attisait la jalousie d'Asparagus et sa cruauté poussât Carotte à s'avancer.
C'est avec pénibilité que Bourri se délivrât de sa stupéfaction, suite à quoi il pris le bras de Carotte pour le faire revenir à ses esprits.
L'horreur se lut sur le visage de Bourri alors que le Sacrieur lui fit face avec son plus beau sourire.
Le légume était conscient et maitre de lui, ce n'était pas en proie à la folie qu'il se dirigeait vers sa mort.
Le quart de neurone de Bourri lui soufflât qu'il devait avoir un plan, et le iop rendit à Carotte son bras avant de lui emboiter le pas.

Ce fût ensuite au tour d'Asp d'émerger pour apostropher les deux amis qui s'enfonçaient dans le feu de l'action.
'Eh!Vous faites quoi là?
Béh, poutrer le Shushu... Tu vois autre chose à faire?
... Non mais.
Mais quoi?'

Répliquât Carotte, agacé.
-Tu marches sur le bras d'un milicien.
Et alors?
Il est blessé.

Carotte se mit à sautiller frénétiquement sur le bras du pauvre milicien agonisant. Tout en fixant froidement Asp.
ça y est, on peu réfléchir aux choses importantes maintenant?

C'est dans un moment inopportun que Lynn revint à elle et coupa court à l'engueulade.
'Eh! Vous f...
Ta gueule'
lâchèrent Bourri et Carotte exaspérés avant de continuer leur marche qui avait pour unique promesse une mort douloureuse.

Les dalles obsidiennes de Brakmar étaient chaude à cause de la lave qui protégeait la Citée, mais ce fut le flux d'émotions traversant Bourri qui le rendit transpirant. C'était peut être ça l'angoisse finalement, la peur comme disaient les faibles... Bah! Une puissance et ça ira mieux.

'Dis moi mon grand, il est vrai que tu n'as qu'une parole?' Demandât le sacrieur au shushu qui détruisait le quartier.
à la grande surprise de tout le monde, le destructeur entendit Carotte et se tournât vers lui.
L’immense créature aurait pu être gênée par les grandes maisons qui l'entouraient, mais elle les avait détruites. C'est l'image d'un avorton pâle qui s'offrit à elle. L'arrogance émanait de ce bouffon. Le Shushu fût pris dans un rire guttural qui devait s'entendre depuis la porte Nord de la ville. Il finit par proposer la réponse suivante au petit être.
'Ta gueule, dégage'
Le sacrieur restant planté devant lui, les bras croisés et le regard furieux, le shushu lui mit une baffe qui l’envoyât s'écraser contre une maison qui n'était pas encore marquée par cet épisode de la vie de la Citée. Enfin, il explosât la porte de bois au passage.

A ce moment, tous comprirent.
Aspargus fût le premier à réagir en se téléportant prés de l'oeil du Shushu.
Les deux iops bondirent à la tête de la pauvre créature qui ne comprit pas ce qui se passait.
Alors que le féca frappait l’œil droit de la bête, Lynn s'acharnait sur le gauche avec son sabre.

C'est la toche de Bourri qui eu raison de l'indésirable quand il lui rompit les vertèbres.

Carotte ne s'était pas encore extrait de la cloison que le cadavre chaud du Shushu majeur s'écrasa prés de lui. Assez prés pour se prendre toute la poussière soulevée par la chute de la créature.

Un moment d'euphorie survolat le champ de bataille soudain calme.
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Ceyx

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MessageSujet: Re: La Quète des Mots   Lun 5 Mar 2012 - 20:19

Moment de calme que les aventuriers voulaient utiliser pour s'infiltrer rapidement, mais Carotte était tellement sonné qu'il ne tenait pas encore debout...

C'était trop ... bien !! On y retourne, hein ?

Ta gueule !!
répliqua Lynn'Sha, satisfaite.


La carcasse du Shushu était imposante, et gênait les combats séparant le champ de bataille en deux, si bien que personne n'osait faire le premier pas.
Le silence continuait et les deux armées semblaient camper, alors que les télépathes des deux factions étaient en communication intense.

Soudain, Asparagus entra en trans et poussa quelques sons gutturaux qu'on n'aurait jamais pu penser qu'un humain puisse faire...

Euh, il va bien ? s'inquiéta le Iop

Bah... Encore une de ses crises de folies passagère, annonça Carotte, qui avait retrouvé ses esprits.
Mais le plus amusant, c'est quand il va faire la danse du soleil en chantant "Je porte des jarretelles" dans quelques secondes !

Cool !!!
s'écrièrent en coeur Lynn'Sha et Bourri, tandis que Carotte se cognait la tête contre le mur...


Asparagus, les yeux fermés et le front en sueur ouvrit la bouche alors que les deux Iops attendaient avec impatience, puis il se mit à réciter monotonement :

... le corps de cette grosse bestiole, à vous ! Ici le télépathe en chef de Bonta. Ca pose un vrai problème en effet. Je ne sais...

Les deux Iops, déçus, cherchèrent une autre occupation, laissant Carotte écouter les douces paroles du Féca.
Lynn chercha du regard Bourri, mais il n'était plus là ! Quand soudain la gueule du Shushu s'ouvrit et un terrible rugissement en sorti ! Lynn sursauta et chercha son arme quand elle vit Bourri qui soulevait le palais et rigolait :

C'est drôle, y'a de l'écho ! Allez, viens, en plus il fait chaud !



Un peu plus loin, Asp récitait toujours l'échange télépathique entre les deux factions :

...Nous allons utiliser nos télékinésistes pour mettre le corps derrière nos lignes pour reprendre le combat, à vous ! ... Okay, bien que j'en ai pas la moindre envie, on va vous aider, plus ça ira vite, plus on pourra vous écraser en limitant nos pertes ! ... AIE !!


C'est bon, merci Asp ! Apparemment les Bontais vont mettre la carcasse derrière leurs lignes, il faut pas rester dans le coin où on va être en plein coeur de la bataille, et c'est pas le moment !

Et c'est comme ça que tu me remercies ??

J'ai ptetre pas frappé assez fort ?? Bon, on a pas le temps pour les gamineries, il faut fuir ! Alors Lynn, tu... Mais où ils sont passés ces deux là ??

MIAOUUUUUUU !
cria Lynn en soulevant le lourd palais du colosse.

Mais non !
gronda Bourri en balançant ses bras. Il fallait rugir, pas faire un miaou !

J'avais envie de faire miaou, alors ta gueule, où je te met celui hmmmfmmmmhmhmhmmfhfmmmm...

Je crois que je vais devoir faire une désintoxication iopesque, ces deux là me rendent malade
, déplora Carotte alors que le Féca s'approchait du Shushu.

Tout en soulevant l'énorme gueule, et pensant découvrir les deux "guerriers" écrasés sous le poids qui s'était refermé sur eux, il fût surpris de les voir encore se chamailler dans un endroit magnifique. L'intérieur de la gueule était aussi grand que la Taverne du Chatbrulé !
Et sûrement plus décorée, le gérant de ce dernier étant d'une avarice sans égale. Mais il fallait dire que c'était plutôt joli et ressemblait étrangement à Brâkmar : une couleur sombre, avec un réseau dense de crevasses où coulaient comme de la lave en fusion éclatante. Le plus étonnant, c'est que celle-ci ne régissait pas a la loi de la pesanteur : même la lave du palais continuait son chemin le long de son sillon sans s'écraser sur les aventuriers.
Enfin, le Féca sortit de sa rêverie et rentra dans la bouche pour arbitrer le combat sans merci des deux Iops qu'ils venaient d'engager.

La bouche se rouvrit une fois de plus, quand résonna le hurlement du meneur des Promis :

C'est pas bientôt fini, bande de mouille cul ??? Allez, faut se barrer d'ici, faces de poulpes !

Bourri éclata de rire, et Lynn commença à danser en criant sa victoire.

C'est pas juste, il t'a aidé ! Ta grimace était loin d'être marrante ! protesta-t-il en courant derrière la Iop.

Ecoute Carotte, lui répondit Asparagus, l'intérieur du monstre n'est pas hostile, et on y est plutôt bien.
Le comble, c'est qu'on va même pouvoir passer les lignes ennemies sans aucun effort !

Ah... oui, je n'y avais pas pensé !

Héhé, c'est qui le génie, hein ??
nargua Bourri en passant près de lui.

Non, toi non plus t'y as pas pensé, cherche pas, tu ne m'auras pas !

Soudain, le monstre commença à bouger, rendant le sol instable.

Ah, les télékinesistes sont à l'oeuvre, on dirait ! commenta Carotte, alors que Lynn commençait à se tenir la gorge.

Alors, on a le mal du Shushu ma belle, cingla Bourri tandis que Asparagus lui tendit une mixture bizarre censée lui faire passer ce petit tourment.

Après quelques instants, la créature se stabilisa, et Carotte eut un rictus.

Qu'est ce que t'as encore à te foutre de nous, brindille ? lança Lynn.

Oh, moi ? Rieeeen ! appuya le Sacrieur.

Le Féca lu dans son regard et compris, il eu juste le temps d'invoquer ses boucliers pour se protéger que ses trois compagnons se retrouvèrent en apesanteur à ses côtés pendant que Carotte s'extasiait :

La Shushu air-lagne vous souhaite une bonne chute libre !!

L'atterissage fut comme d'habitude... rude. Enfin, c'est ce que constatait le Féca à voir ses camarades se relever péniblement. Après quelques accrobaties, il se trouva dans ce qu'il pensait être une narine et vérifia l'extérieur. Le corps du monstre avait soulevé un épais nuage de poussière, si bien qu'on n'y voyait plus rien !
Redescendant de sa cachette, il motiva les troupes :

Allez les larves, faut y aller, c'est le moment où jamais !!

Tant bien que mal, la troupe se remis en position guerrière et quittèrent leur sécurité, en évitant de s'entailler sur les crocs de la bestiole.
Rapides, ils contournèrent la montagne démoniaque et s'avancèrent dans la rue la plus proche... On n'y voyait presque rien, seulement des ombres dessinant leurs silhouettes...

Eh bien, ça manque le ménage par ici, commenta Lynn.

Bon alors, si je calcule bien, nous sommes... réfléchi Bourri.

Les autres patientèrent un petit moment avant de le tourner face à une lueur qui perçait le nuage de fumée.

Juste devant ! Ouais, c'est bon...
bougonna-t-il avant de reprendre la marche vers leur but...
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Asparagus

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MessageSujet: Re: La Quète des Mots   Mer 10 Oct 2012 - 0:31

Le son des combats se faisait lointain, comme étouffé par les épaisses volutes de fumés et de poussières qui s’élèvaient au dessus de la ville en ruines. Elles qui s’élevaient doucement vers les cieux déjà noirs, telles des morceaux de velours gris ou bruns ballotés par les vents, elles ondulaient, sillonnant l’horizon, et dévorant les étoiles. Le spectacle qu’elles offraient ne trahit qu’en un seul point le carnage qui sévissait plus bas, en effet seuls quelques reflets orangés portés par les colonnes vaporeuses laissaient deviner la désolation qui règnait en maitre sur Brakmar. Des bâtiments éventrés, d’autres vomissant des gravats, certains lacérés de flammes ou encore décapités fulminant les restes d’une bataille sans mercis ni pitiés, avenues désertes, rues délabrées, statues renversées et tant d’autres marques du chaos, pourtant la ville semblait désormais calme, comme épuisée par toute la violence qui l’avait parcourue plutôt.
Avec les ténèbres de la nuit étaient venus la fatigue et la lassitude, deux fléaux qui eurent finalement raison de la vigueur des guerriers les plus enragés. Avec l’épuisement certaines virent, même à la tête du plus effronté des iops, « Pourquoi se battre alors que tous le monde va finir en cristal ?... » Le remède avait été répandu dans toutes les autres villes du continent amaknéen mais il n’était pas parvenu jusqu’ici bas, ni aux brakmariens, ni aux rushuïstes, ni aux bontariens. Ainsi peu à peu la cité pourpre à fait silence, doucement, lentement, sinistrement, elles n’attendaient plus que d’être un morceau de cristal ambré. Les lames s’étaient baissées, les flèches ne fendaient plus l’air, seuls restaient la désolation et le silence, tant dis que les fumés continuaient inlassablement de s’élever, libérant dans leur ascension une pluie de cendres qui retombaient doucement, lentement, sinistrement sur les débris et les gravats. Ainsi une neige grise engloutissait peu à peu la ville, étouffant ses aspérités, ses pointes, ses crevasses, tous devait lisses et gris hormis quatre silhouettes qui avançaient au milieu des rues dévastées, quatre personnes délivrés de la maladie de cristallisation et qui apportaient le remède aux savants de la ville. Mais une des quatre silhouettes n’irait pas jusqu’au bout du périple, en effet, son pas se faisait plus lent, son plus court.



-Pffffffffff c’est nul, on ne peut même pas en faire des boules ! S’énerva Lynn’sha en essayant de faire des boules de cendres et de les jetés sur Bourri.

-Ya plus simple ! Répondit Bourri en projetant Lynn’ dans un tas de cendre.

-On se calme les enfants… Marmonna Carotte, exaspéré de voir les deux iops se battre comme des enfants. Puis il se retourna vers Asparagus qui trainait derrière. Arrête toi là, nous continuerons sans toi.

-Quoi ?! S’exclamèrent les deux iops.

-Ça se voit tant que ça ? Demanda doucement le féca.

Carotte ne répondit rien, les deux iops fixaient tours à tours, le sacrieur et le féca quand soudain un détail sauta aux yeux de Lynn’sha. Les yeux d’Asparagus étaient toujours noirs pourvus d’iris blancs, elle savait que les yeux du féca changeaient pour ces couleurs lorsqu’il utilisait ses pouvoirs de vampyre, mais là il tenait à peine debout et semblait vaciller devant elle.

-Oui, j’ai atteins ma limite, Lynn’. Dit Asparagus en soutenant le regard de la iopette. Le revers du coup d’éclat de tout à l’heure se fait sentir, les dernières plaies que j’ai reçues, je ne les ai pas cicatrisées mais brulées pour qu’elles cessent de saigner. J’ai poussé le sort trêve à son extrême tout à l’heure, encore heureux qu’une chute de lave soit considérée comme une attaque…

-Nan mais tu peux pas t’arrêter là ? T’es pas sensé être à moitié un vampyre ? Demanda Lynn’sha dont la voix était légèrement nuancée par l’inquiétude. Tu ne vas pas crever quand même ?...

-Je suis peux être un phénomène de foire, mais je ne suis pas invincible. Répondit le féca en toussant. Je ne vais pas mourir, tout comme les vampyres pures souches, un long somme à l’ombre me remettra sur pieds, il y a un bonne planque là bas…

Joignant le geste à la parole, Asparagus tituba jusqu’à un tas de gravats et de débris qui formait un petit abri sombre. Il s’y glissa et s’assit en tailleur.

-Les amis vous devez apporter la formule au labo’ le plus vite, oubliez pas, hein, Atemito. Dit le féca.

-Ouais, on sait. Marmonna Carotte.

-Tache de pas crever. Dit Bourri.

-On est si près du but, tu ne devrais pas lâcher maintenant… Insista Lynn’sha.

-Laisse tomber Lynn’, c’est ce qui arrive à tous les utopistes et autres penseurs. Interrompit Carotte.

-Ou peut être que ce n’est pas à moi de sauver Brakmar mais à vous. Ça me plairait qu’il se passe enfin quelque chose de bien… Dans cette ville…Héhé… Répondit le féca.

Carotte voulu répondre, mais la tête du féca bascula en avant, et en quelques instants ses cheveux noirs devinrent blancs et sa peau sembla se craqueler par endroit, seule la faible et lente respiration du féca trahissait l’étincelle de vie qui restait en lui. Alors en silence la compagnie désormais constituée de trois marcheurs se remit en marche.
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