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Forum de la guilde Les Promesses Du Crépuscule du serveur Domen de Dofus .
 
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 La Quète des Mots

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MessageSujet: La Quète des Mots   Dim 17 Avr 2011 - 19:54

Spoiler:
 


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MessageSujet: Re: La Quète des Mots   Dim 17 Avr 2011 - 19:54

Spoiler:
 

Introduction

Au sein de la fière Brakmar réside un immense palais. Cette sombre demeure aux dimensions gargantuesque n’est autre que la citadelle dédiée aux protecteurs de la sombre cité.
Symbole de majesté de part ses flèches noires interminables pointées vers les cieux, ce monument démesuré sait aussi éveiller l’horreur à sa proximité.
Les bas reliefs taillés dans ces murs ne vantent ni victoires, ni défaites, mais exhibe simplement des corps aux positions grotesques décomposant le spectre de la douleur sous toutes ses formes, transformant la majesté de ces mur en un charnier sans fin.
Conçu à l’origine pour abriter les quatre protecteurs, Djaul, Brumaire, Hécate et Raval, la fuite honteuse de ce dernier lors de l’aurore pourpre avait laissé une aile complète de l’imposante bâtisse inhabitée.
Djaul n’avait alors pas attendu bien longtemps avant de profiter de l’occasion pour réaménager tout cet espace déserté.

C’est donc au fil des mois puis des années que ces quartiers au luxe décadent avaient pris des allures de cabinet d’alchimie.
Ce qui s’y déroulait était resté un véritable mystère tant le secret était bien gardé. Seul donc ce qui était visible de l’extérieur était connu de tous.
Ainsi, la nuit, d’étranges lumières perçant au travers de la crasse des vitraux, nimbaient les abominations sculptées dans la façade d’une lueur spectrale. Certains passants téméraires pouvaient même entendre la clameur dérangeante qui suintait d’entre ces murs torturés. De loin on pouvait aussi constater la transformation les toits, maintenant hérissés d’innombrables cheminées qui éructaient des volutes sales de fumées et de vapeurs nauséabondes.
Djaul cachait au monde ses agissements et il avait de bonnes raisons pour cela. En effet ses recherches tenaient du Blasphème. Djaul tentait de créer un dragon noir à partir d’un Dofus auquel il insufflait une part de ténèbres, espérant ainsi corrompre la nature du Dragon pour éveiller en lui une fidélité sans failles à sa cause et celle de Rushu.

L’un de ces soirs, identique à d’innombrables soirs, Djaul tentait une fois de plus l’impossible dans son laboratoire macabre.
Affalé sur un trône d’ébène dont la haute stature s’imposait sans fioritures, il supervisait les évènements. Devant lui, précautionneusement enfermé sous une cloche de verre, se trouvait un Dofus. De la cloche s’échappait une quantité incalculable de tuyaux fuyants dans toutes les directions jusqu’à leurs machines mères. Partout une armée de petits êtres chétifs habillés de bures sombres les dissimulant des pieds à la tête s’activaient.
Tous étaient affairés au milieu du fatras de fioles, de câbles et de tuyaux. Certain manipulant les étranges Machines Branchées à la cloche, leur visages insondables fixé sur d’étranges cadrans. D’autres allaient et venaient, transportant quantités objets malgré leur frêle carrure.
Le tout était rythmé par les discutions de ces étranges laborantins dont les voix chuintantes se perdaient au milieu de la cacophonie hydromécanique des machines sous pression, des fioles en ébullitions et des appareils de mesures cliquetants.

Au milieu de cette atmosphère aux lumières tamisées, chargée d’effluves lourds et entêtants, Djaul observait le Dofus enchâssé dans sa prison de verre en fulminant.
Cela faisait maintenant des années qu’il travaillait sur ce projet, sans succès. Il avait exposé cet embryon de Dragon à toutes les formes possibles de ténèbres du monde des douze, mais rien n’arrivait à corrompre l’œuf. Il avait essayé toutes les combinaisons possibles, mélangeant par exemple un souffle de dark Vlad avec une bouffée d’air du cimetière de Brakmar, ou encore le remugle de putréfaction de la tourbière sans fond avec de la poudre d’os de Fauchalak, mais rien n’y faisait le Dofus restait inaltérable.

Il y a peu l’un de ses sbire avait récupéré des scories d’obsidiantre. La découverte de nouvelles ressources imprégnées de puissantes ténèbres ranima les espoirs de Djaul, Mais ce soir il avait du faire de nouveau face à un cuisant échec. Les scories comme tout le reste étaient restées inefficaces.

Lorsque l’une des formes encapuchonnée vient lui demander de sa petite voix chuintante presque inaudible « Maitres ? Quel sont vos ordre en conséquence de l’absence de réaction de cette nouvelle tentative ? » , il répondit d’un ton calme ou se mêlait cruauté et détermination « Distillez toutes nos ressources en scories dans la cloche; jusqu’au dernier résidu de cendre ».
Le serviteur eu un mouvement de recul et resta un moment interloqué. Les discutions des petites groupes de laborantins s’étaient elles aussi éteintes dans le laboratoire, laissant place nette aux innombrables voix de la Deus Ex Machina affairées à moudre, distiller, pomper; insensible en toute circonstance à l’incrédulité croissante de ses manipulateur.
« T…Toutes nos ressources maitre ? M…Mais nous risquons de … » Mais Djaul n’était pas d’humeur à se faire reprendre par ses serviteur, il le coupa net. « Silence misérable, ainsi j’ai ordonné, ainsi vous agirez ».
Sans insister davantage, de peur de courroucer son maitre plus encore, la petite créature se tourna vers ses congénères et s’évertua à attribuer les taches de chacun dans un concert de chuintement discordant et impérieux.
Alors que tous avaient trouvé à s’occuper, Il se précipita dans les ombres de la pièce pour ramener bon gré mal gré la petite cassette pleine de la précieuse et ténébreuse scorie de l’Obsidiantre.
Pendant les heures qui suivirent, on transporta, prépara et mélangea sous le regard imperturbable du seigneur noir.
Tous se démenèrent tant et si bien que finalement tout fus prêt pour l’infusion d’une solution chargée de scorie dans la prison cristalline du Dofus.

« Bien, Il est temps » s’impatienta Djaul, « Lancez l’expérience ! » tonna-il.
En réaction à l’injonction du despote, le grincement simultané d’une dizaine de manettes que l’on enclenche résonna.
Alors les machines rugirent, pompant avec force l’air infusé de son poison dans le dôme au centre de toutes les attentions. Les innombrables jointures de la cloche gémissait sous l’extrême pression, pendant que son atmosphère in vitro s’opacifiait.
Faible d’abord, on vit apparaitre un filet de brume sombre aux légers reflets orangés emprisonner le Dofus tel une main spectrale et avide se saisissant de sa proie.
Alors que les gémissements de douleur de la cloche atteignaient des fréquences inaudibles sous la surveillance constante des petits laborantins, le Dofus disparu sous le voile opaque de ténèbres strié d’éclats dansant irisés.
Dans un premier temps rien ne se passa au cœur des nuées filandreuses et sombres de la coupole de verre. Djaul lui même sentait son calme s’effilocher, remplacé progressivement par le gout amer de l’impuissance. Sentant les fondations de son calme vaciller dangereusement.

Alors que celui-ci levait sa main pour donner l’ordre de mettre fin à l’expérience, un évènement inattendu retint ses mots.

Un remous étrange agitait l’impénétrable rideau de fumée. Les yeux du grand Djaul s’écarquillèrent, le Dofus réagissait. Le remous se transforma en vagues, puis en un véritable tourbillon.
Tandis que Djaul se levait pour s’approcher de son nouveau symbole de puissance sur le point d’éclore, tous les regards des laborantins fixés avec respect sur l’accomplissement de sa quête, un hurlement retentis.
Un mélange d’horreur indicible et de douleur insoutenable se mélangeait dans un trémolo d’une puissance inhumaine. Face à ce chant d’agonie semblant hurlé par une chorale démoniaque aux chœurs innombrables, Djaul tomba à genoux, prostré.
Pressant convulsivement ses mains griffues sur ses oreilles en tentant vainement d’atténuer l’insupportable hurlement de cette ode infernale, Djaul releva la tête, Grimaçant. Ce qu’il vit alors le laissa sans voix. Il assistait bouche bée à un spectacle incroyable. Ses laborantins se tordaient de douleur dans la pièce, comme dansant au rythme du chant macabre. Et au cœur de celle-ci, à la place du dofus il ne restait plus rien. Au cœur de la cloche subsistait une minuscule sphère incandescente dévorant ombre et lumière dans un balai éblouissant.

Alors que l’hymne à la douleur arrivait à son paroxysme, la petite sphère semblât avoir un spasme, puis explosa dans une violente déflagration qui brisa instantanément l'épais dôme de verre, laissant s’échapper un puissant souffle noir.
Djaul se sentit projeté en arrière par la force du flot noir puis un immense éclair de douleur lui vrilla le crane. Il sombra dans l’inconscience, gisant sur son trône faisant face aux conséquences de sa folie dans une scène apocalyptique de Memento Mori.

A son éveil, le lendemain, Djaul avait le corps perclus de douleur. Quand il finit par ouvrir les yeux, il lui fallu un moment pour comprendre ou il se trouvait tant le laboratoire était devenu méconnaissable.
Couverte d’une fine poussière sombre comme de la suie, la pièce semblait néanmoins scintiller de minuscules fragments rouges dans la lumière entre chien et loup du zénith de Brakmar qui s’engouffrait par les vitraux brisées.
Scrutant la pièce des yeux il fut abasourdit de découvrir que là ou ses frêles assistants s’étaient effondré la veille se dressait maintenant d’immenses cristaux opaques aux reflets pourpres pointant au travers des tuniques des laborantins; perçant le lourd tissu en des endroits aussi nombreux qu’improbables.
Si cette scène n’avait pas été liée à son échec de la veille il aurait apprécié son ambiance rappelant le monde démoniaque dont il été originaire.

Pour Brakmar, l’irresponsabilité de Djaul fut la cause d’une aube noire. Dés le matin des Brakmariens proches de l’épicentre de la diffusion du virus contractèrent les premiers symptômes de la maladie. Leurs membres se couvrirent progressivement de plaque d’obsidienne, transformant leurs chaires en minéraux. Et ce qui n’en toucha que dix le premier jour, en touchait cents la semaine suivante.
En moins d’un mois la maladie atteint le statut d’épidémie.
De son côté Djaul le fourbe voulant tirer profit de son petit accident avait contacté le Clergé de Rushu. Il leur annonça que la maladie était un châtiment de Rushu pour punir les brakmariens qui s’était détournés de lui. Seul ceux prêt à se repentir seraient épargnés du mal.
Non loin de la milice, dans le Quartier des promesses du crépuscule, Lynn’Sha était gravement atteinte par le mal, son visage ayant lui aussi commencé à cristalliser.
Utilisant ses dernières forces elle avait envoyé un ultime appel à l’aide aux promis et à ses sympathisants. Maintenant Prostré dans un canapé de la salle commune elle attendait aux limites de l’inconscience.
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Ceyx

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MessageSujet: Re: La Quète des Mots   Lun 18 Avr 2011 - 18:41

Le temps était très doux dans les plaines de Cania, et, las de participer aux raids sans fin lancés par Oto Mustam, Bourri profitait du soleil, allongé dans l'herbe sur le haut d'une colline...
L'étendue verdoyante s'étendait sans fin jusqu'à l'horizon, où le soleil entamait sa descente nocturne.
Le vent doux lui procurait le plus grand bien, caressant son visage qui commençait à prendre du bronzage...
Mais les bruits pénibles de ses camarades se battant contre quelques vaux-riens de Bontariens à quelques centaines de mètres gâchaient le spectacle.

Lorsque le soir arriva et que sa troupe l'eut rejoins, on l'accusa :

- Déserteur !! Pourquoi n'es-tu pas venu combattre ??

- Un Iop ne voulant pas se battre, on aura tout vu !
s'exclama une jeune recrue, entre ironie et blasphème.

Le reste de la troupe approuvait, et soudain, tout le monde se mit à le reprocher en même temps...

- SILENCE !! tonna-t-il. Dois-je vous rappeler que je suis votre commandant ??
On m'a donné une mission, vous amener au combat, et le superviser. C'est ce que j'ai fait.
Et puis, je n'allais pas m'abaisser à combattre des paysans, j'vois pas où est l'honneur !
finissait-il, en jouant avec sa lourde épée.

Tout à coup, un mal de tête cinglant le pris ! Il lâcha son arme et mis ses mains contre ses oreilles, espérant vainement de diminuer la douleur. Un son indescriptible résonnait dans son esprit et semblait lui percer le crâne ! Puis enfin, il put reconnaitre la voix de Lynn'Sha, mais ses paroles restèrent incompréhensibles, quand soudain, tout redevînt normal...
Enfin presque, un autre brouhaha régnait à ses côtés le prenant d'assaut aussitôt, tandis qu'un de ses paysans-soldats finissait :

- ... un truc de Iop ! On s'en fou de l'honneur, on...

- Redis cette phrase une seule fois, et tu n'auras plus d'autres occasions !
le menaça Bourri, avec la pointe de sa lame.
Comme je vous le disais, reprit-il, j'ai supervisé votre combat... Eh bien... Vous êtes tous des charrettes, vous ne valez pas un clou ! Mettre une demie-journée pour vaincre ces pouilleux... J'espère pour vous que vous mettrez moins de temps pour rentrer à la maison, sinon c'est des corvées pour tous !

- Mais, la mission...

- La mission est finie,
le coupa-t-il. Je vous ai suffisamment observés, on rentre.
Et au plus vite !!



La troupe se mit en marche, Bourri en tête, se précipitant afin de passer chez les Promis pendant la nuit, et s'assurer de l'état de Lynn'Sha, son message télépathique lui signalant un mauvais présage...

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Irishe

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MessageSujet: Re: La Quète des Mots   Mar 19 Avr 2011 - 14:19

La taverne du Chabrulé, son ambiance, ses alcooliques et son videur, Irishe. Adossé contre l'imposante porte d'entrée le jeune sacrieur réfléchissait, il avait reçu un message de sa compagne d'aventure Lynn'sha quelques secondes plus tôt:

- Irishe !! Viens au Q.G, vite !!!

Troublé, le promis ne savait que faire et il lui fallu plusieurs minutes pour reprendre ses esprits. C'est ainsi qu'il se mit en route vers le quartier général des Promis pour voir quel était le problème. Arrivé aux alentours du Zaap, une épaisse brume sombre s'installa, il était désormais impossible de voir à trois mètres. Soudain, le sacrieur entra en collision avec quelqu'un:

- Qui es-tu ? lança l'inconnu en sortant son épée de son fourreau.

Irishe, se relevant, reconnu la voix de son compagnon d'arme:

- C'est bien toi cervelle de iop ?

Après quelques instants, Bourri retrouva son calme et rangea son imposante arme:

- Ce n'est que toi, tu viens pour Lynn' ?
- En effet, j'ai reçu un message il y a une vingtaine de minutes.
- Et bien allons la retrouver au plus vite !


C'est ainsi que les deux aventuriers partirent pour le Q.G des Promis à toute vitesse . . .
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Asparagus

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MessageSujet: Re: La Quète des Mots   Mer 20 Avr 2011 - 17:25

La lande de Sidimote, son sol de terre battue et de pierres tranchantes, son vent sec à vous dessécher le plus humides des pichons, cette lourde chaleur qui étouffe le moindre souffle. Et pourtant personne ne peux parcourir cette plaine sans avoir un frisson, un long frisson qui descend dans le dos et glace l’échine. Il ne fait nul doute que la poussière et les cendres de cette plaine abritent bien des choses, des secrets, ou même pire…

Cette plaine est remplit de bâtiments en ruines, il y en a qu’un seul qui tienne encore debout bien qu’il semble sur le point de s’effondrer. Là bas, il y a toujours de la lumière qui filtre entre les volets, une lumière bleutée qui semble s’agiter par moment, que cache-t-elle ? Une simple réunion d’amateurs de bières ou des choses dont le nom fait frémir la moindre personne qui l’entend ? Les habitués savent que cette taverne renferme bien des secrets, de lourds secrets. En cette heure tardive il ne reste que peu de personne, dont le tavernier, un eniripsa au corps marqué par les méfaits de la plaine affublé d’un casque. Et un individu vêtu d’un grand manteau noir et encapuchonné. Ceux là semblent converser à voix basses depuis un moment.

« Cette histoire est préoccupante, d’autant plus que les rushuïstes deviennent de plus en plus violents. Je n’aimerais pas avoir du grabuge ici… J’ai déjà eu à faire avec cette stupide 7e compagnie… » Dit le tavernier en essuyant une choppe en bois.
« Tu te débrouille fort bien jusqu’à présent, pourquoi ça ne continuerais pas ? » répondit l’individu encapuchonné.
« Tu as raison » répondit le tavernier avec un sourire en coin. « Mais toi ? Tu vas mettre ton grain de sel là dedans, comme à ton habitude ? »
« Oh non pas cette fois. » répondit-il « J’ai assez donné avec ce genre d’embrouilles, de plus, nous nous somme déjà raconter nos mésaventures, tu sais donc que Brakmar et moi ça le fait pas vraiment, il y a peu de chance que je me mêle de ça. Mais toi ? Cette maladie qui transforme les gens en cristal, ça ne t’intrigue pas ? Ce devrait plutôt être à toi de mettre ton grain de sel, non ? »
« Détrompe toi, je travail déjà là-dessus, mais je manque cruellement d’informations. » répondit l’eniripsa.

A ce moment, l’attention de l’individu encapuchonné fût attirée. Il tourna son regard vers le sud. Il ferma les yeux quelques instants, quand il les rouvrit ils étaient noir jet sauf l’iris qui était d’un blanc pure. Le regard de l’individu se posa sur un autre monde, un monde fait de noirceur profonde et de lumière éclatante. Son regard se porta au sud, là où noirceurs et lumières sont anormalement agités. Enfin il la trouva, une lumière vacillante au milieu de tant d’autres, mais elle semblait faible et demandant de l’aide. Les yeux de l’individu reprirent leurs couleurs normales.

« Et bien, il semblerait que je dois mettre mon grain de sel dans cette histoire. » dit-il au tavernier.
« Héhé, je vois. Et bien si je trouve quelque chose j’essaierais de te le faire savoir sauf si tu te transforme en pierre précieuse héhé. » répondit ce dernier.
« Je suis un hybride, je suis très résistant aux maladies, c’est toi qui devrais te méfier, Brakmar n’est pas si loin. » répondit l’individu. « Tiens voici ton pourboire. Bonne chance à toi Brumen. »
« Merci. » répondit Brumen en prenant les kamas tendu par son interlocuteur. « Bonne chance à toi Asparagus. »

Ce dernier se téléporta. Asparagus connaissait le charme de Brakmar, ses maisons sombres, sa lave, ses rochers tranchants, ses fissures incandescentes mais il ne s’attendait pas à ce téléporter au milieu d’un groupe de maisons en feu. Des silhouettes sombres criaient et couraient à la recherche d’un endroit où ce cacher. Non loin d’Asparagus se tenait un disciple sacrieur, lame dégainée, semblant protéger une femme et deux petites filles. Le sacrieur faisait face à un iop, un sram et un autre sacrieur.

« Toi qui disait toujours que Brakmar appartenait à ses habitants et non aux démons, regarde ce qu’il nous arrive, cette maladie est une punition pour ton comportement ! Ton sang et celui de ta famille réparera tes torts ! » cria le sram.
« Pauvres sots ! Vous … » rétorqua le père de famille mais il fut interrompu par la charge de ses adversaires.

Le sram se rendit invisible pendant que le père de famille retenait le sacrieur et le iop. Encore une fois les iris d’Asparagus devinrent blancs et le reste de ses yeux noir. Il se concentra pour sentir le pouls du sram. Il réalisa que le sram s’était glissé derrière le père de famille et, toutes dagues dégainées, allait s’attaquer à la femme et aux deux petites filles ! Asparagus bondit, il enroba son pieds droit d’une attaque naturelle et asséna le sram encore invisible d’un coup de pieds enflammé combiné à la puissance du sort libération. Prit par surprise et sous la puissance du choc, le sram fut projeté contre un mur et tomba inconscient sur le sol. Le père de famille et ses adversaires semblaient abasourdit. Asparagus s’avança et sorti de son manteau une petite épée.

« Reculez je m’en occupe. » dit-il au père de famille.
« Tu compte te battre avec ce cure-dent ? » ricana le iop.
« Allons-y Edmonds. » dit Asparagus.

A ce moment un œil s’ouvrit au dessus de la garde de l’épée. L’épée grandit instantanément, d’un geste ample avec cette dernière, Asparagus projeta une vague de flammes sur ses ennemis, le iop recula mais le sacrieur avança au milieu des flammes.

« Merci pour l’adrénaline ! » ricana ce dernier en envoyant un grand coup de sabre à Asparagus.

Asparagus esquiva et trancha profondément le torse du sacrieur qui s’enflamma aussitôt.

« J’ai connu des morts plus rapides. » dit-il.
« COLEEEEEEEEEEEEEEEERE DE IOP !! » hurla le iop qui se précipitait sur Asparagus.

Juste avant l’impact, Asparagus se téléporta au dessus du iop et en retombant sur le sol, il trancha le dos de ce dernier qui s’enflamma à son tour. Les trois félons étant inconscients, Asparagus rengaina son épée et s’adressa au père de famille.

« Y-a-t’il des personnes dans les environs ? » demanda asparagus en regardant les maisons dont les incendies commençaient à faiblir.
« Nous sommes les seuls survivants… » répondit-il.
« Prenez ses potions de rappels, elles vous mèneront en Amakna, restez y tant que cette histoire ne sera pas régler. » dit Asparagus en tendant les potions.
« Je ne veux pas fuir… » dit le père.
« Vous avez une famille à protéger, si vous voulez revenir dans ce foutoir, faites le une fois votre famille en sécurité. » interrompit Asparagus.
« Je n’aime pas vraiment ça, mais je dois vous remercier… » dit-il.
« Vous remercieriez un ancien bontarien ? » interrompu Asparagus avec un petit sourire.

Le père de famille eu un rictus puis avec sa famille ils burent les potions et disparurent. Asparagus retourna à sa mission principale, retrouver son amie en danger, il ferma les yeux et se concentra sur son odorat. C’était un pari risqué, il y a tellement d’odeur dans une ville, et les odeurs proches, comme l’odeur du feu, celle du sang, l’odeur de la poussière et de la pierre, étouffent les autres. Au prix d’un grand effort de concentration, il réussit à retrouver l’odeur de son amie, mais elle était indistincte, impossible de la suivre. Asparagus décida de se rendre au zaap en espérant trouver une meilleure piste. En approchant du zaap il pénétra dans une épaisse brume sombre, il entendit deux personnes parler de Lynn’sha, sans plus attendre il s’avança.

« Bonsoir à vous ! Vous êtes des compagnons de Lynn’sha si je ne m’abuse. Pouvez-vous me faire parvenir à elle ? » lança Asparagus.
« Qui es-tu ? » dit le iop.
« Comment es-tu au courant pour Lynn’sha ? » demanda le sacrieur.
« Je me nomme Asparagus, je suis un apprenti mercenaire et Lynn’sha m’as appelé. » répondit Asparagus avec calme.
« Nous ne te connaissons pas. » répondit le iop. « Et pourquoi Lynn’sha ferait-elle appelle à toi mercenaire ? »
« Je n’en sais rien, moi qui pensais qu’elle ne pouvait pas me saquer, je suis le premier surpris de la voir me contacter. » dit Asparagus.
« Emmenons-le jusqu’à Lynn’sha au Q.G., si elle ne le reconnait pas nous le tuerons. » dit le sacrieur.
« Cela me conviens. » répondit le iop.

Sans dire un mot de plus, ils partir tous les trois en directions du Q.G.


Dernière édition par Asparagus le Mar 3 Mai 2011 - 19:37, édité 1 fois
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Carotte
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MessageSujet: Re: La Quète des Mots   Mer 20 Avr 2011 - 18:19

La nuit précédente avait été assez agitée pour que le moral de Carotte se modifie, d'ordinaire insupportable, le sacrieur n'ouvrait la bouche que pour asséner des propos acerbes aux pauvres cruches qui avaient le malheur de lui adresser la parole.

En plus des cauchemars qui avaient divisé son sommeil, une migraine l'avait pris dés qu'il avait eu la mauvaise idée de se lever. Un bourdonnement avait naquis au plus profond de ses entrailles pour remonter jusqu'à sa mâchoire tel un uppercut et avait élu domicile entre les parois de son crâne qu'il aurait volontiers écrasé pour le libérer de son fardeau.

Sa femme avait elle aussi mal dormis, mais il en fallait plus pour apaiser son humeur que de se savoir accompagné. Le ventre vide, il sortit sans un mot, refermant la porte de son antre derrière lui. Il foula les pavés d'obsidienne jusqu'à son enclos où il scella rapidement sa monture. Enfin, c'était son souhait, malheureusement elle était plus nerveuse que d'habitude. Trop à son gout.

Il renonça après quatre tentatives, préférant son fauteuil confortable à la colère croissante que lui offrait son destrier capricieux.

Le sacrieur au tin blafard fit quelques pas pour arriver au Quartier Général qu'il trouva vide et se laisse glisser dans son fauteuil au fond de la salle. Mais sa migraine lui martelais les tempes, et ça, il était hors de question que ça dur toute la journée. Aussi, abandonnât il sa confortable place pour quérir l'aide d'un alchimiste.

à son grand damne, Lynus, son viel ami était introuvable, et l'envie de fouiller dans ses parchemins pour trouver la Liste ne venait pas. Tant pis.

C'est résigné qu'il retourna chez lui. Midi était derrière lui, son ventre confirmait cette sensation avec de lourds grondements démonstratifs.

Arrivant au QG, il vit de la lumière dans la chaumière centrale.

Manger ou passer ses nerfs sur une âme égarée... Dilemme...

Ah!! Passer ses nerfs en mangeant une âme égarée! Rapidement il poussa la porte.

Il y trouva Lynn décomposée sur son fauteuil, Irishe et Bourri prenant à partie Asp.



- ... J'ai manqué un truc, et je sens que j'aurai pu faire sans... Soufflât Carottel dans une expiration de déception.

Il profitât de la surprise pour piquer le sac de Bourri en quête d'un repas.
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Ceyx

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MessageSujet: Re: La Quète des Mots   Jeu 21 Avr 2011 - 10:11

Irishe, Bourri et le dénommé Asparagus se dirigeaient dans un silence de mort dans la demeure principale des Promis, et face à l'imposante porte, le Chevalier Iop s'arrêta et dévisagea le disciple de Féca qu'il venait de rencontrer...

- J'en ai vu des batailles, commença-t-il. J'ai su jauger les personnes, et lui, il ne me plait pas ! Il empeste comme Bonta, et à voir comme il se déplace, c'est pas un marchand de la foire des Trools... Pis, son modèle réduit d'épée me saoule aussi a me regarder comme ça !

Pendant qu'Asparagus fusilla du regard le Iop, tout en restant calme, Irishe intervînt :

- Il est au courant pour Lynn', répliqua le sacrieur. Et si elle l'a appelé, c'est qu'elle doit avoir une bonne raison ! Faisons confiance à Lynn'Sha, et nous verrons bien ce qu'on en fera, une fois à l'intérieur.

Bourri voulu répondre, mais il ne trouva rien a dire, c'est avec regrets donc qu'il ouvrit la porte et laissa Irishe et Asparagus entrer.


Une fois à l'intérieur, Bourri lâcha sa lourde besace à l'entrée et voulu sauter et s'affaler sur le canapé, comme à son habitude... Sauf que cette fois-ci, il était occupé...

- Qui a foutu une statue de Lynn' ici ?? en voyant la jeune femme qui se cristallisait, le regard vide.

Dépité, Irishe soupira, et arriva près de Bourri. Il fit un pas en arrière quand il vit le malheureux spectacle...

- Ah, c'est donc bien ce que je pensais, annonça Asparagus, qui venait de les rejoindre, observant la Iopette d'habitude si désagréable, allongée paisiblement...
Il va donc falloir finalement que je m'en mêle, dit-il pour lui même.

- Explique-toi ! s'exclama le sacrieur, d'un ton plus autoritaire qu'il ne l'aurait souhaité.

- Soit, on est là dans le même but, je suppose... Alors je vais vous dire ce que je sais... Je peux répéter pour les Iops, s'il le faut, le provoqua-t-il, un sourire narquois en coin.

Bourri serra les poings, mais lui fit signe de continuer.
Les explications commençaient déjà à le lasser, quand le chevalier Iop se retourna et vit Carotte dans un coin, arrivé de nul part, fouiner dans son sac qu'il avait emporté.

- Crois-toi tout permis, toi !! fulmina le Chevalier.

D'un bond prodigieux, il atterri à côté du sacrieur mal avisé, et l'écarta alors qu'il portait la main sur un livre......

- Rien à manger... Que dalle... commença à râler le pique-assiette. Y'a rien d'intéressant dans ton sac, de toute façon. Et j'me demande pourquoi t'as un livre, d'ailleurs...

- J'vois pas le problème...

- Ben tu sais, toi... Iop... Voilà quoi.


Empoignant la garde du braquemart attaché à sa cuisse, il se prépara à lui faire face quand une voix gueula dans la pièce. Irishe semblait très atteint par ce qui arrivait à sa compagne d'arme. Et apparemment, tout aussi irrité par l'indifférence de ses deux frères d'arme à l'autre bout de la pièce...
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MessageSujet: Re: La Quète des Mots   Mar 26 Avr 2011 - 13:18

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Au-delà de l’éther, au-delà des Brumes résonnait une myriade de sons insaisissables filtrant du brouillard des songes. Recroquevillée au plus profond de son être Lynn’Sha percevait sans comprendre les sonorités cristallines qui agressaient ses sens. Alors qu’elle tentait de saisir la nature de l’étrange intrusion au travers des vapeurs qui l’assommaient, elle sentit la vague cristalline devenir siphon. Lutant mollement contre l’insidieuse agression elle sentit une infinité de bulle l’arracher à ses ténèbres pour la tirer irrépressiblement vers la surface. Dans un ultime hurlement de désespoir, elle reprit conscience.

La gêne était insupportable. Sa poitrine semblait être enserré dans une gangue d’acier, lui imposant un souffle court tandis que les extrémités de son corps semblait s’effacer, dévoré couche après couche par la stase qui la parasitait. Luttant contre ce sentiment de perdition et la rigidité manifeste de ses membres, elle ouvrit finalement les yeux. Après avoir fixé son regard dans le vide quelques instants elle reconnut le décor décadent de la salle commune des promesses. Les murs rêches et noircis aux lignes inégales, les fenêtres opaques de crasses aux lourds rideaux aux reflets d’améthyste, et même les innombrables décorations en os humains auraient pu faire penser à n’importes quels salon de style Brakmarien contemporain. Les innombrables cigles des promesses intelligemment disséminés au milieu de ce camouflage grandeur nature ne trompaient pas. Chaque poigné de porte ou de fenêtre, chaque table et chaque chaise, et presque tous les accessoires de la pièce étaient marqué du sceau noir ciselé d’or des Promesses.

Soudain un visage inquiet occupa la totalité de son champ de vision. Deux prunelles argentées cerclées de ténèbres la fixaient, tandis que ses mèches sombres ondulaient vers elle. Asparagus était penché vers elle, tentant de la ramener en usant des étranges pouvoirs qui étaient les siens. Ses lèvres s’agitaient avec vivacité dans une dance silencieuse depuis un moment quand il mit soudain ses paumes de chaque côté du visage de Lynn’Sha. Après un flash de ténèbres le monde regagna sa dimension sonore.
- « …Sha !? M’entends-tu Lynn’Sha !? » Le ton du féca était pressant et laissait transparaitre son incertitude et ses craintes.
Désireuse de rassurer son ami elle tenta de lui parler. Hélas elle ne laissa échapper qu’un gémissement. Malgré la faiblesse de sa réaction, Asparagus compris aussitôt qu’elle était de nouveau consciente.

C’est alors que le flot d’injure d’une violente altercation emplit l’air autour des deux amis. Asparagus se tourna dans la direction de la cacophonie en grimaçant. Tentant de l'imiter Lynn’Sha reussi à orienter sa tête légèrement pour apercevoir un sacrieur désintéressé, un iop boudeur et un dernier sacrieur moins pale que le premier qui invectivait les deux autres au sujet d’une querelle que Lynn’Sha ne comprenait pas. Après un moment, quand sa vue redevint distincte, elle reconnut clairement les visages de Carotte son meneur, ainsi que celui de Bourri et d’Irishe. Ne pouvant esquisser un sourire à cause de la rigidité de son visage, elle réussit à murmurer « ah les querelle familiales … »
Asparagus écarquilla les yeux puis héla Irishe.
- « Lynn’Sha est éveillée et en état de parler, mais je ne sais pas pour combien de temps encore, vous devriez venir au plus vite. »
Après un moment de suspens ou les trois compères échangèrent un regard plus ou moins penaud, voir même complètement désintéressé dans le cas de Carotte, Irishe pris la situation en mains en attrapant le col du casse-cou et du pique-assiette pour les ramener au chevet de la malade.
Pendant ce temps, Asparagus aidait tant bien que mal Lynn’Sha à se redresser dans son fauteuil, guidant ses mouvement faibles et maladroits.

Alors que tous s’installait, Bourri ne put se retenir d’adresser une pique à Lynn’Sha.
- « Ah, tu n’as pas finie totalement figée finalement. Quel dommage, je m’imaginais déjà exposer ta statue aux formes généreuses dans un coin de mon salon ». Lynn laissa échapper un soupir fatigué tandis qu’Irishe écrasait consciencieusement les orteils du Iop.
- « Bof tu sais, elle est increvable notre Lynn’Sha, comme de la mauvaise herbe. Et puis une statue qui te fusille en permanence du regard, tu n’aurais plus osé pénétrer dans ton salon à la fin » repris Carotte.
- « S’il vous plait, un peu de silence, Lynn est très faible et peut replonger dans l’inconscience à n’importe quel moment. » intervint Asparagus qui occultait Lynn’Sha.
- « Soit, dépêchons nous dans ce cas. » bougonna Carotte, « histoire que j’aille jeter un coup d’œil du côté de la cuisine au plus vite» pensa t’il.

Etant assuré d’être le centre de toutes les attentions Lynn’Sha reprit son souffle tant bien que mal et, malgré sa faiblesse croissante, elle se lança.
- « Malsoir à tous promis, amis et alliés … Je suis heureuse de voir que vous êtes si nombreux à avoir répondu à l’appel … merci … » ayant prononcé ces mot d’un ton inégale, Lynn’Sha se repris. « Vous vous demandez sans doute pourquoi j’ai fait appel à vous étant donné que vous ne possédez aucune aptitude particulière à maitriser les effets d’un quelconque virus. » tournant son regard vers le feca à son chevet elle rectifia. « Certe Asparagus a des connaissances poussées dans divers domaines touchant aux modifications du corps et et de l’esprit. Néanmoins les probabilités qu’il ne découvre une solution par ses propres moyens sont trop hasardeuses, et cela ne justifierait pas votre présence ici.

Après des semaines gaspillées en vains à chercher la source de ce mal, j’ai contracté moi aussi la maladie. Immobilisée ici, j’ai commencé alors à réfléchir aux solutions possible pour endiguer le mal et traiter les infectés. En premier lieu, faire appel à l’aide des alchimistes du cabinet de Bonta était hors de question. J’ai alors pensé à Otomai, mais celui-ci refuse d’importer des souches virales sur son Ile pour en maintenir l’intégrité de l’écosystème qu’il y a créé. Et inutile de dire qu’il n’acceptera jamais de quitter le sommet de son arbre.

M’est alors venu une dernière idée qui nécessitera votre présence à tous. Une idée qui nécessitera l’esprit d’analyse et les connaissances d’Asparagus, une idée qui nécessitera le sérieux et l’esprit d’équipe d’Irishe, et enfin une idée qui nécessitera les connaissances du terrain du tandem de Carotte et de Bourri. Il nécessitera aussi toutes vos aptitudes à vous sortir des situations périlleuses par la ruse et la force des armes. Une idée qui reste l’unique et infime chance de sauver Brakmar ... ».


Alliant le geste à la parole, Lynn’Sha brisa un fin fragment de cristal de sa joue et d’un ton lugubre repris « Nous devons faire appel à la connaissance des mots secrets de Skeunk l’éniripsa. Il faudra le convaincre d’analyser cet échantillon afin d’élaborer une formule qui permettra aux éniripsa de la cité de mettre fin à cette cruelle épidémie … » Conclut Lynn’Sha dans un soupir.


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Carotte
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MessageSujet: Re: La Quète des Mots   Dim 1 Mai 2011 - 15:15

Dés l'évocation du disciple Eniripsa vivant reclus au fond de la montagne des Koalak, protégé par la Vallée de la Morh'Kitu ravivât le peu d'intérêt de Carotte. Non, ça le décuplât en fait. Le sacrieur et sa grande famille étaient de nombreuses fois dans le passé, partis voler les œufs chéris par Skeunk. Aussi se permit il de prendre la parôle sans se soucier plus que d'ordinaire de l'état de santé de son amie.

- Hum, je ne veux pas faire le rabat joie, mais je suis loin d'être en de chaleureux termes avec Skeunk. Cette créature n'est pas seulement connue pour son côté efféminée ou son corps difficile à écorcher. Non, il est aussi le gardien des Dofus Kalyptus.
à la vue d'une faible lueur bleue dans le sac d'Aspargus, sa voix baissât d'un ton et il marquât une courte pause avant de reprendre.
Et c'est à de nombreuses reprises que nous n'avons eu aucune honte à affronter ses chieuses et lui pour le dépouiller du bien que les Dragons lui ont confié. C'est pour ça que je ne suis pas certain d'être bien reçut avec vous.

Le bruit du corps de Lynn touchant lourdement le sol coupa court à la tirade du sacrieur blafard. Devant les regards paniqués de l'assemblé, le meneur de guilde se permit de reprendre la parole.

- Ffuuu, il faudrait pas qu'elle nous claque entre les doigts! Même si certains en seraient presque heureux.
Soufflât Carotte en glissant un regard à Bourri.
Que disais je? Ah, oui! Donc, tout le monde à une heure pour remplir un paquetage pour survivre dans les Montagnes aux Koalaks. Je reste avec Lynn pendant que vous vous activez. Oh, et Bourri, va quérir ma femme et dit lui de préparer mon sac ainsi que des provisions pour Lynn. Dans une heure au zaap Koalak.

Devant les mines accablées des invités occupants le Quartier Général, il prit un air sévére pour les relancer.

Quoi? Vous voulez que je vous prenne par la main? Des débiles pour poser des questions?
Mentalement, il écarta avec célérité cette proposition pour Lynn et Bourri.
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Asparagus

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MessageSujet: Re: La Quète des Mots   Mer 4 Mai 2011 - 16:27

Malgré le ton autoritaire de Carotte, personne ne quitta la pièce. Asparagus attrapa doucement Lynn’sha par la taille et la hissa sur le fauteuil.

Elle est de nouveau inconsciente » soupira le féca « Nous ne pouvons pas l’emmener avec nous, il faut trouver un endroit sur pour l’abriter… »
Pfff, elle n’est pas très utile comme d’habitude. » souffla Carotte.
Vous avez peur qu’elle se casse ? Pourtant on devrait pouvoir recoller les bouts… » dit Bourri.
Sauf que Lynn’sha n’est pas une simple statue ! » rétorqua Irishe.
Pas encore. » souffla le sacrieur à la peau pâle.
Faudrait connaitre le point de non-retour de la maladie. » reprit Asparagus. Devant les regards interrogateurs, il expliqua ; « Le point de non-retour correspond au stade où la maladie n’est plus soignable. Pour certaine maladies c’est tout simplement la mort du patient, mais dans notre cas je suppose qu’une fois le patient entièrement cristallisé, on ne puisse plus rien faire… »
Je vois… » dit Bourri alors qu’Irishe lui jetait un regard surpris.

Asparagus s’approcha de Lynn’sha et soupira.

Son coté droit est presque entièrement cristallisé… De nombreux organes sont touchés… Elle n’aura pas la force de nous accompagner… Et j’ai peur qu’elle ne tienne pas assez longtemps, ce n’est pas une promenade de santé la vallée de la Morh'Kitu… On ne peut pas la laisser ici non plus… » dit le féca.
Pourquoi ça ? » rétorqua le iop.
La position actuelle du culte rushuïque agite la population. » répondit Asparagus. « En disant que cette maladie est due au fait que les brakmariens ne voues pas un assez grand culte à Rushu, les fanatiques deviennent de plus en plus violents. En arrivant à Brakmar j’en ai rencontré trois d’entre eux qui… »

Asparagus fut interrompu par une clameur qui émanait de l’extérieur, avant même que quelqu’un ai pu dire quelque chose, des pierres brisèrent les fenêtres et la porte fut enfoncée. Huit individus pénétrèrent dans la pièce, tous armés jusqu’aux dents. Un enirispa, deux iops, un zobal, un roublard, un xélor, un cra et un ecaflip. L’ecaflip s’avança et dit :

Vous les Promis vous faites déshonneurs à Rushu et à sa ville. Préparez vous à être châtier pour ce sacrilège. »
Et on peut savoir qui vous êtes pour vous donner de si grands airs ? » rétorqua Carotte.
Nous sommes la nouvelle vague des rushïstes, nous rendons justice à Rushu par la manière la plus rushuïque qui soit et… » l’ecaflip s’interrompit en voyant Lynn’sha à demi cristallisée derrière Asparagus. « Le mal vous frappe aussi, c’est une preuve de votre culpabilité et vous… » il s’interrompit de nouveau et fixa Asparagus. « Hum… Un féca aux cheveux noir jet et vêtu d’un manteau tout aussi noir… ça correspond à ce qu’on nous a dit… Hé toi le féca ! Ce ne serait pas toi qui as attaqué trois de mes gars ? »
En effet. » dit Asparagus avec calme.
S’en est assez ! A l’attaque ! » rugit l’ecaflip.

Deux flèches explosives, de la poussière temporelle et trois bombes s’abattirent sur nos cinq aventuriers. Asparagus, bras tendus vers les agresseurs, réussit à protéger Lynn’sha avec ses armures, tant dis que les autres promis s’étaient poussés sur les cotés pour esquiver la première salve et se ruaient sur les intrus.

Le féca, profitant de la diversion offerte par les Promis, sorti une fiole rempli d’un liquide noir qu’il déboucha et coinça entre ses dents. Il passa son bras gauche sous les genoux de Lynn’sha et son bras droit dans le dos de la iopette. Asparagus bascula la tête en arrière pour avaler le contenu de la fiole. Il grimaça, une détonation sonore se produit dans son dos, deux ailes de plumes faites tissu noir étaient apparues. Devant les regards interrogatifs de ses compagnons d’armes, Asparagus dit :

C’est un tour que j’ai appris au près d’Otomail. J’emmène Lynn’ chez moi elle y sera en sécurité. On se retrouve dans une heure à l’endroit convenu par Carotte ! »
Tu ne nous échappera pas ! » hurla l’un des agresseurs.

Un des deux iops et le zobal se ruèrent sur Asparagus qui tenait Lynn’sha dans ses bras. Au moment où leurs lames s’abattirent le féca et la iopette disparurent, ne restaient que trois fioles en l’air qui explosèrent sur les deux larrons.

Ce poltron fuit ou quoi ? » dit Bourri.
Je pense qu’il nous fait confiance pour venir à bout des ces types. » répondit Irishe « Dommage qui ne soit pas de nos rangs… »
On causera plus tard ! » interrompit Carotte. « Nous avons un programme chargé ; il faut nous occuper de nos hôtes et ensuite nous avons un rendez-vous à ne pas manquer ! »



Lynn’sha avait de nouveau sombrée dans les limbes, son environnement lui semblait si longtemps, quasiment étranger, elle avait l’impression de flotter au milieu d’une épaisse brume blanche… Cependant des bruits lui parvenait mais ils lui semblaient si lointain… Au bout d’un moment elle reconnu les bruits d’un bataille, sa mémoire lui revient, la maladie, la maison des Promis, ses amis ! Prise d’inquiétudes, elle se débattit pour retrouver ses sens. Au prix d’un terrible effort est sentit de nouveau son corps.

La souffrance de son corps était intenable mais elle résista… Lynn’sha sentait sur elle le souffle d’un vent puissant à l’odeur d’iode, elle éprouva un frisson douloureux puis ouvrir les yeux, mais ce qu’elle voyait était flou… Tout était d’un bleu très clair hormis une ombre penchée sur elle, cette ombre était pourvue d’un ovale de couleur clair, mais elle n’arrivait pas à discerné plus de détails. Sans vraiment réfléchir à ce qu’elle faisait, elle leva sa main gauche, dont seul le dos était cristallisé, et toucha du bout des doigts l’ovale de couleurs clair. A sa surprise, la surface clair était douce et chaude, peu à peu sa vue lui reviens entièrement et elle se rendit compte qu’elle touchait le visage d’Asparagus, se dernier pris la parole ;

Nous avons été attaqué par les fanatiques au Q.G. des Promis, je t’emmène chez moi tu y seras en sécurité. »
Mais… » dit Lynn’sha d’une voix faible et brisée.
-« Je ne pouvais pas nous téléportés tout les deux chez moi. » dit le féca. « La distance est trop grande, j’ai donc fait les deux tiers du parcours en nous téléportant, nous seront bientôt arrivés. »

Soudain Lynn’sha réalisa qu’il y avait deux grands ailes de tissu dans le dos d’Asparagus et qu’il la tenait dans ses bras à une trentaine de mètres de sols. Avec une certaine stupeur, elle demanda ;

Tu vole ?... »
Planer serais plus exact. » répondit doucement le féca. « C’est Otomail qui m’as appris ce tour. »

En effet, Lynn’sha constata qu’ils perdaient doucement de l’altitude. Ils atterrir en douceur sur le toit d’une maison à coter d’un arbre qui poussait dessus. Asparagus, qui portait toujours Lynn’sha dans ses bras, ouvrit une trappe et entra. Lynn’sha fut surprise, elle ne s’attendait pas à ce que l’antre d’un demi-vampyre soit si lumineuse et si accueillante. Plusieurs étagères remplies de livres, une petite table, un poêle, un lit…

Bienvenu dans ma modeste demeure. » dit Asparagus, tendit qu’il installait Lynn’sha dans le lit.

Il alla prendre quelques affaires dans une armoire pour les mettre dans son sac, puis mis une buche dans le poêle et revient au chevet de Lynn’sha. Il soupira et dit ;

Ton état est critique, il y a de forte chance que tu soit entièrement cristallisée avant que nous ayons rencontrés Skeunk… Et j’ai bien peur d’une fois entièrement cristallisée, on ne puisse plus te soigner… »
Je connais ce ton… » dit Lynn’sha dans un soupire « Tu as une idée derrière la tête… »
Oui… » soupira le féca. « Mes capacités de vampyre peuvent me permettre de me lier à une personne et de partager sa souffrance sans lui communiquer la mienne. Si je l’utilise tu te cristalliseras deux fois moins vite mais je commencerais à me cristalliser également. »
C’est d’accord. » dit la iopette.
Je ne peux pas utiliser cette technique… » dit Asparagus.
Pourquoi ?... » demanda Lynn’sha.
Elle implique de morde la personne… » dit Asparagus tout bas. « Et je me suis toujours interdit de mordre quelqu’un, je ne suis pas comme ses sauvages aux canines longues… »
En effet. » reprit Lynn’sha. « Parce que tu va me mordre pour me sauver et pas te nourrir. Je n’en parlerais à personne si cela pour te rassurer. »

Joignant la parole au geste elle tendit son poignet à Asparagus. Elle s’attendait à avoir mal quand ce dernier lui mordrait le poignet mais il n’en fut rien. Cependant, un instant plus tard elle se retrouva debout dans un espace blanc très clair qui s’étendait à l’infini. Lynn’sha fit quelques pas pour essayer de trouver un point de repère, soudain, elle se rendit compte que d’une part elle n’était plus cristallisée, mais d’autre part, qu’elle s’était transformer. En se regardant de plus près elle réalisa que son corps était maintenant celui d’une petite fille de 10 ans.

Ceci est une dimension psychique. Elle n’existe qu’entre nous et existera dans notre subconscient tant que le « sceau du partage de la souffrance » sera actif. » dit une voix de petit garçon derrière elle.

Lynn’sha se retourna brusquement et regarda le garçon âgé d’une dizaine d’année. C’était un féca souriant, aux cheveux noirs, Lynn’sha reconnu Asparagus est s’avança vers lui, il lui tendit la main, elle la prit.

Voila. » dit Asparagus. « Le sceau est posé, il faut que tu te repose maintenant. »
Bien. » reprit Asparagus mais cette fois ci avec sa voix d’adulte. « J’ai envoyé un échantillon de cristal à Brumen par tofu, et je vais amener le reste à Skeunk avec les Promis. »

Lynn’sha rouvrit les yeux et vit Asparagus de nouveau adulte dans sa maison. Asparagus était encore à son chevet, il lui dit.

Reste au calme et repose toi. »

Il se téléporta devant le zaap de Sufokia et le franchit sans plus attendre, il arriva au zaap de Brakmar, cela faisait environ 50 minutes qu’il avait quitté les Promis à Brakmar. De son coté Lynn’sha sombrait à nouveau dans les limbes, tout en pensant à ses compagnons « Avait-il survécut à l’assaut des fanatiques ? » «Arriveront-ils à temps au zaap ? »…


Dernière édition par Asparagus le Mar 7 Juin 2011 - 1:22, édité 2 fois
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Ceyx

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MessageSujet: Re: La Quète des Mots   Dim 8 Mai 2011 - 14:27

Le départ du Féca ne perturba personne, et bien que les intrus étaient en surnombre, les Promis avaient beaucoup plus d'expérience au combat.
Les deux factions s'affrontèrent enfin, les lames virevoltant dans les airs et s'entrechoquant mélodieusement.
Le combat faisait rage depuis quelques minutes déjà, et le bouquan que dégageait le QG des promis rameuta des spectateurs et des curieux...
Les échanges bruyants continuaient, du sang giclait, mais la défense des promis parait toutes les attaques averses qui pleuvaient pourtant drues. Dès qu'un adversaire était repoussé, un autre arrivait, et c'est sous un flot continu d'attaque que les trois guerriers reculaient, peu a peu...
Soudain, les attaques cessèrent... Les huit rivaux étaient blessés, mais confiants sur l'issue du combat.
Les trois Promis étaient encerclés, et leurs assaillants s'approchaient lentement, comme des prédateurs devant une proie sans issue...
Le Iop s'adossa aux deux Sacrieurs, et soudain, sans même un regard, ils chargèrent les trois ensemble, alors que leurs adversaires pensaient les avoir reculés dans leurs derniers retranchements.
La surprise fût fatale !
Pris au dépourvu alors qu'il savouraient déjà leur victoire, leur défaite n'en fut que plus cuisante.
L'épée massive du Iop redoubla de vitesse et fit virevolter les corps qui se trouvaient sur son chemin, tandis que ses deux autres compagnons frappaient puissamment sans se soucier de leurs blessures, ce qui déstabilisait encore plus.

Des membres craquèrent, des poutres aussi, tandis que le sol s'abreuvait de sang frais... L'opposition était écrasée, alors ils firent une courte pause pour jauger la scène, tandis que les soit-disant Rushuistes se relevaient, le tin livide.
Le QG était en devenu un vrai champ de bataille, plus rien était en ordre... Le sol était recouvert de sang, les murs troués, éraflés, brisés et tout aussi rouges... Quand aux poutres... On se demandait comment l'étage ne s'était pas encore écroulé...
Bourri et Carotte, en Brâkmariens vétérans, s'étaient aperçus que ces sous-fifres étaient faibles, et non gradés de surcroît.
Le Sacrieur était déjà las du combat à sens unique, et son mis son sadisme en exécution...

Les ailes pourpres de ce dernier se déployèrent, et Bourri, par réflexe, l'imita aussitôt. A eux deux, ils dégagèrent une puissante aura maléfique qui fit reculer l'assemblée de curieux de quelques pas. Leurs assaillants n'étaient plus en état de se battre, et regardaient le trio avec crainte, quand Carotte prit la parole, d'un air presque divin :

- C'est tout ce dont vous êtes capables ??? tonna-t-il. Et vous osez vous en prendre à trois Promis, dont deux gradés, deux commandants ??

- Le mal est en vous ! Vous vous cristallisez, c'est une preuve, vous ne croyez pas... vous devez...

- Personne ne me donne d'ordre ici !
l'interrompa Bourri. En tout cas, je ne crois pas en votre puissance, et je ne crois pas que de tels larbins puissent aider Brâkmar militairement, ou dans n'importe quel autre domaine !

- Et qui es-tu pour juger du Mal ?? Crois-tu que nous sommes des enfants de chœur ?? Tu me révulse autant que ces Bontariens à parler du Mal comme tu le fais !
enchaina Irishe, mettant l'Ecaflip encore plus mal à l'aise qu'il ne l'était.

Il regarda ses compagnons, eux aussi extrêmement perturbés, quand Carotte lança enfin son avertissement :

- Je veux bien passer l'éponge cette fois-ci...

Les regards des vaincus se ravivèrent d'espoir.

- Mais... continua le Sacrieur, qui captivait désormais toute l'assemblée. Mais vous devrez réparer cette demeure avant que je sois revenu, car je pars en quête, dit-il en désignant la misérable maison sens dessus-dessous, quasiment détruite.

- C'est injuste, c'est vous qui l'avez détruit en grande partie !!
épliqua l'un d'eux

- C'est clair que c'est pas avec vos cure-dent qui vous servent d'épée que vous allez briser une chaise, confirma Bourri, qui se prit un coup de coude d'Irishe pour le faire taire.

- Quoi qu'il en soit, tu sais quel est le sort des faibles qui s'en prennent à des gradés, et qui perdent ? Si on allait en parler directement à ce cher Oto, je suis sûr que vous seriez ravis !

Tout le monde savait qu'Oto adorait les assassins, les guerriers efficaces... Et que le sort qu'il réservait aux faibles n'étaient pas très enviable, même pour un Sacrieur.
Ils acceptèrent immédiatement, même après que Carotte leur aie demandé aussi un versement de dédommagement pour le temps perdu, et après avoir récolté au préalable les noms des assaillants, au cas où.
Les poches renflouées, la petite équipe pu enfin se séparer pour rassembler leurs affaires aussi vite que possible, bien qu'il ne restait que très peu de temps, ou qu'il avait peut être même été dépassé...


Cependant, Bourri ne prit pas la peine de rentrer à sa chambre, considérant qu'il avait tout ce qu'il lui fallait sur lui. Il lui fallut peu de temps pour arriver devant le Zaap, et s'installa à son pied, tout en sortant une feuille et une plume...
Je pars en quête, je ne sais pas quand je reviens. Bourri.
Il accrocha son mot à un bloc en pierre où d'autres mots étaient accrochés : c'était son moyen de communiquer avec sa fille discrètement et facilement.

Puis il se redressa, regarda une dernière fois la belle cité pourpre, l'arche bleuté devant lui, et s'enfonça dans le portail...
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Irishe

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MessageSujet: Re: La Quète des Mots   Dim 8 Mai 2011 - 14:47

Après la bataille, Irishe retourna à la Taverne pour préparer ses affaires:

- Je pars. Dit-il à son patron.
- Attends ! Je veux des détails.
- Si je t'en donne, je devrais te tuer. . .


Il fit son sac et se mit en route en direction du Zaap

- Lynn, tiens bon !
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Narrateur

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MessageSujet: Re: La Quète des Mots   Ven 13 Mai 2011 - 2:55

Spoiler:
 

Alors que Bourri entrait dans le portail sans la moindre hésitation, la surface luminescente du Zaap le nimbant d’une lumière azurée, une onde saccadée troubla l’étendue plane. Il n’avait même pas eu le temps de faire un pas en arrière que l’espace de l’arche de pierre explosait dans une gerbe éblouissante d’étincelles bleutées. Asparagus jaillissant de cet incendie astral percuta de tout son poids le Iop qui malgré sa haute stature tomba à la renverse en entrainant le Féca dans sa chute et ils partirent dans un roulé-boulé sur les pavés de la place.

Étourdit par cette cascade inattendue, les deux protagonistes échangèrent un regard abasourdit.
- « Non de … mais ça va pas de débouler comme ça ! » partit Bourri indigné.
- « aHaaa, désolé, le temps pressait et je craignais que vous n'ayez des difficultés à quitter Brakmar avec le soulèvement Rushuiste qui embrase la cité … »s’excusa Asparagus en se massant le crane l’air contrit.
Portant son avant-bras à son menton pour le débarrasser de la poussière qui le maculait, Bourri le fixa d’un œil torve et répliqua.
- « Ne t’inquiète pas pour ça, nous n’avons besoin d’aucune aide pour rosser la racaille Rushuiste. »

C’est ce moment que choisirent Carotte et Irishe pour débarquer sur la grande place du Zaap.
Voyant ses camarades froissé et étendu sur le sol, Carotte se fendit d’un sourire goguenard.
- « tiens tiens, intéressant. Laissez-moi deviner, vous expérimentez une nouvelle technique de relaxation consistant à paraitre le plus stupide possible en attendant le gros de troupes ? »
Apercevant le regard assassin des deux compagnons d’infortune, Irishe tenta de reprendre son meneur d’un air gêné.
- « Euhm, Carotte, je pense que tu devrais te renseigner sur ce qu’on appelle le tact, parce que J’ai l’impression que tu n’en connais ni le nom, ni le concept et ça en devient gênant … » En réponse à ces réprimandes le dit meneur partit d’un petit rire narquois.

Tandis qu’Asparagus et Bourri se relevaient en s’époussetant énergiquement, ce dernier tenta de détourner la conversation en rappelant l’ordre des priorités.
- « Bon assez perdu de temps avec ces foutaises. On a un Eniripsa à débusquer et vu la vitesse à laquelle ça dégénère ici on était en retard avant même d’avoir commencé. »
Asparagus approuva d’un signe de tête en abaissant du bout des doigts chapeau à large bord qu’il venait de récupérer sur le sol dallé et Irishe prit un regard déterminé.
- « Eh bien en avant, nous n’attendions plus que vous mesdemoiselles. Si vous avez finit de vous repoudrer le nez nous pouvons y aller » riposta Carotte sans se départir de son ton moqueur.

Sans laissez le temps à quiconque de répliquer il marcha droit sur le Zaap et s’y engouffra dans un sifflement d’étincelles. Irishe afficha un petit rictus de frustration.
- « Vouloir le raisonner c’est aussi efficace que d’essayer d’apprendre à parler à un Bwork …»
Ils échangèrent un sourire et tous pénétraient sous l’arche flamboyante.

Le temps et l’espace se déformèrent dans le réseau qui reliait les zaaps les un aux autres.
Traversant des nébuleuses à des milliards d’années lumière du monde des douze, Apercevant des galaxies inconnues, flottant au milieu d’épais nuages de poussière astrale, la petite équipée redécouvrait avec toujours autant d’émerveillement le spectacle cosmique des mystérieux Zaap.

Loin au devant d’eux Carotte filait à grande vitesse dans le dédale de tunnels intemporels. Prenant sa suite en direction du Zaap de la plaine des Koalak ils l’aperçurent en train de tenter de ralentir sa course céleste avec des gestes frénétiques. Tel un nageur tentant de remonter le courant d’une rivière en furie, Ils virent la peur dans ses yeux.

Emporté irrésistiblement par leur vitesse ils comprirent trop tard l’origine des craintes du Sacrieur. Là, toute proche des parois translucides du boyau une immense étoile morte s’écrasait sur elle-même à une vitesse vertigineuse. Elle rapetissait exponentiellement de seconde en seconde, et alors quelle semblait avoir disparu elle atteint sa densité critique. L’univers se déchira dans un hurlement noir et le temps sembla s’arrêter dans les ténèbres insondables du cataclysme stellaire. La seconde suivante Ils chutaient de plusieurs mètres pour s’écraser dans un cloaque boueux.

Après quelques instants de silences meublés par le gargouillis pestilentiel du marais un juron de soulagement brisa l’apathie ambiante.
- « foutre de nom de Rushu ! »
Asparagus et Bourri qui s’étaient redressé se tournaient vers Carotte qui, toujours allongé, venait de lâcher ces mots. Bourri partit alors d’un grand rire libérateur et Asparagus sourit.

Alors que Bourri tendait la main à Carotte pour l’aider à se relever pendant qu’Asparagus constatait l’étendue des dégâts en inspectant sa défroque maculée par la fange, un cri lointain retentit.
- « CROCODAAAAAAAAILLES ! » Irishe traversait le bourbier dans leur direction poursuivit par un bataillon complet de saurien affamé.
- « Ben on n’est pas rendu … » Lâcha Carotte d’un ton désabusé.
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MessageSujet: Re: La Quète des Mots   Lun 16 Mai 2011 - 7:43

L'image des sac à mains sur pattes arrachât à Carotte un soupire profond. Alors qu'Irishe ramenait ses agresseurs au reste de la troupe, le meneur avait saisi la poigne du son ami, et après avoir fait rouler ses épaules, il entreprit d'épousseter son torse maculé de boue qui contrastait avec son habituelle aura fantomatique. Ses deux paluches collées par la boue valut un second soupire.

- Diantre, le plus difficile dans une expédition chez Skeunk était de loin la multitude de Koalaks belliqueux... Voila maintenant les rushuistes et le zaap qui n'en fait qu'à sa tête et c'est désormais la souillure du marais et son engeance qui s'abat sur nous...


Puis, haussant le ton de maniéré à être parfaitement audible mais surtout pour y glisser un ton stratégique :

- Bourri, bond à droite, Asp, télépo toi derrière eux, je m'occupe de la gauche, en cisaille il ne feront pas long feu.


Sans attendre que ses coéquipiers se mettent en mouvement, il se jeta vers la gauche, ôtant ses dagues de sa ceinture.

Les narines du sacrieur s'emplissaient de la célèbre odeur des marécages dont les miasmes rappelaient le cuir de Bouftou et les oeufs de Tofu Maléfique, quand il avait accepté la main tendu de Bourri, il avait été frappé par une étrange douleur à l'épaule droite. Son enseignement et sa ferveur pour sa Déesse lui avaient inculqué d'aimer et de sublimer la douleur. Mais celle ci était différente, moins aiguë et pourtant plus profonde que celles que Carotte côtoyait habituellement. Bah! Surement était ce une séquelle de leur théâtrale sortie du Zaap!

Heureusement, Irishe n'étais pas loin et rapidement les amas d'écailles et leur haleine fétide firent leur entrée dans le cercle de fortune proposé par le sacrieur pâle.
Six, sept et huit, deux chacun, ça ira.

- J'ai appris dans les parchemins qu'ils sont trés résistants à l'ea...


Plaquant la paume de sa main sur son front, il se rappelât qu'avec lui, Aspargus n'avait aucune affinité avec Bulle et que Bourri n'était pas réputé pour ses aptitudes à utiliser l'eau.

- Irishe, préfère les coups de pieds aux dissolutions! glissât il à l'égard de l'intéressé avant de se jeter dans le tas de Crocodailles, toutes dagues sorties, et un sourire dément plaqué sur ses lévres.
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MessageSujet: Re: La Quète des Mots   Jeu 19 Mai 2011 - 3:09

Spoiler:
 

Les crocodailles avaient l'avantage certain du terrain... Dès que les aventuriers prirent position, les bêtes chargèrent, croyant les déstabiliser...
Certes, il n'était pas facile de se mouvoir dans ces marécages, mais c'était sans compter leur expérience.

Le premier assaut fut repoussé avec une facilité déconcertante. Le second aussi, et le cercle que formait les guerriers se resserrait de plus en plus.
Soudain, des fougères bougèrent dans le dos du Féca, et des renforts arrivèrent à toute vitesse. Ce dernier eut juste le temps de dresser des boucliers pour se protéger, et il se retrouva près de ses camarades, qui s'étaient regroupé pour mieux leur faire face.
Ils arrivèrent par dizaines, sauver leurs confrères, et ne laissèrent pas le choix aux aventuriers, en fonçant vers eux, crocs apparents.
Puis la bataille repris...

Après quelques minutes de moulinage et de tranchage de têtes, Bourri lâcha :

- C'est chiant !!

- Tu te plains, toi, maintenant ??
répondit Irishe, donnant en coup de pied magistral sous le menton d'un crocodaille qui s'effondra sous le coup.

- Bah ouais, c'est ennuyeux à mourir... Ils sont nombreux, mais ils sont pas costauds...

- Pour une fois, je suis d'accord
, affirma Carotte, tout en transperçant une des bêtes à qui il avait sciemment laissé mordre son bras.

- Je vous rappelle qu'on est là pour Lynn, et non pas pour s'amuser !! lança Asparagus, derrière eux.

- Tiens, le rabas-joie de service...
souffla le meneur des Promis.

Piqué au vif, il plaça impulsivement une glyphe dans les marais, en faisant bien attention d'y inclure ses camarades.

- Mais t'es malade ??? Tu la veux, celle-là ?? hurla Bourri, en levant son épée massive au dessus de l'épaule.

- C'est bon Bourri, regarde, ils se replient... Ça a fonctionné !!

En effet, les crocodailles abandonnèrent le combat sans prévenir, et, laissant les guerriers incrédules, ils formèrent deux lignes, face à face, de chaque côté du groupe.

- Je crois que tu t'es trop fait mutilé, Irishe... Tes yeux sont gravement atteints... Ils sont simplement en train de faire une haie d'honneur.

- Pour nous ?
reprit le Iop.

- Euh... Je ne crois pas
, répondit le Féca, en désignant un mouvement au loin... Pour leur Maitre...
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MessageSujet: Re: La Quète des Mots   Dim 22 Mai 2011 - 23:39

Un silence de plomb c’est installé dans le marécage nauséabond, de seconde en seconde, la tension montait chez les reptiles, ils semblaient fébriles et tétanisés de peur si bien que le groupe d’aventuriers devient lui aussi silencieux.
Nos héros restaient silencieux à observer l’allée formée par les crocodailles, quand soudain un bruissement brisa le silence au fond de cette dernière. Etait-ce simplement le bruit du vent ou un nouveau danger. La tension atteignit son paroxysme, tous les reptiles étaient figés. Une peur lancinante commença à envahir l’équipe. C’était comme si ils étaient plonger dans une eau glacée, leurs corps frissonnaient malgré l’étouffante chaleur des marécages. Peu à peu, une puissante angoisse leur rongea l’estomac, puis elle s’étendit au reste de leurs corps crispant leurs muscles, étouffant leurs souffles et nourrissant leurs cerveaux d’un terrible pressentiment. La sensation que quelqu’un ou quelque chose les observait depuis les ombres au fond de l’allée.

Après un cours silence, le bruissement se reproduisit, puis encore une fois, et une autre, il s’agissait de pas, des pas lourds et puissants. Etait-ce un crocodaille en surpoids ou pire encore ? Peu à peu une silhouette massive et parcourue de pics et d’écailles se dessina, elle faisait deux à trois fois la taille d’un crocodaille adulte, cette silhouette ressemblait à celle d’un dragon. Dans sa main droite le reptile géant tenait une épée démesurée dont la lame était parcourue de rune et la garde pourvu d’une gemme. Le reptile draconique s’arrêta à quelques mètres du groupe et leurs jaugea d’un regard qui leur glaça le sang. Ses yeux étaient d’un noir absolu, tel une mer de haine sombre et cruelle qui pourrait dévorer l’âme de celui qui s’y plonge.

Impossible... »dit Asparagus « C’est Crocoburio, fil du dragon Grougalorasalar et de Crocabulia, il a mené les crocodailles à leur apogée il y a des siècles, mais il a été abattu par les archers de Bonta, alors pourquoi est-il ici ?... »


Les autres ne répondirent rien, ils étaient sur leurs gardes, les crocodailles avaient formés un large cercle autour d’eux pour les empêcher de fuir, l’affrontement était inévitable… Asparagus scrutait le terrible adversaire quand son regard se posa sur l’épée que tenait se dernier. Le regard du féca s’illumina soudain, il venait de trouver une solution, mais ce détail n’échappa pas à la bête qui se rua aussitôt sur Asparagus à une vitesse fulgurante.

Les armures de ce dernier étaient bien maigres fasse à la puissance combinée du demi-dragon et de son épée runique, si bien qu’elles se brisèrent dans un fracas sonore. En une fraction de seconde, Asparagus eu le torse tranché de l’épaule gauche au coté droit et fut projeter au loin. Irishe, Carotte et Bourri jetèrent aussitôt sur l’agresseur mais ils furent balayer par un violent coup de queue. La bête continua sur sa lancée et fondit sur Asparagus qui était tombé dans un étang de boue profond. Il saisit ce dernier au torse et l’entraina avec lui dans les profondeurs de l’étang dans le but plus que probable de l’étouffer. Les promis se relevèrent en grande hâte et coururent vers le bord de l’étang.

Qu’est ce qu’on doit faire ?! » demanda Irish sur un ton inquiet.
J’en sais strictement rien mais ce féca est foutu et nous aussi si on ne déguerpit pas ! » dit Bourri.
Si il a un peu de jugeote il retiendra le lézard sous la boue jusqu’à ce qu’il en meurt et comme ça nous pourrons fuir. » dit Carotte.
Tu pense qu’il peut noyer se monstre ? » demanda Irish.
Je parlais d’Asparagus, maintenant filons… » La phrase de Carotte se perdit tant dis qu’il fixant l’étang.


L’étang commençait à bouiller et plus en plus fort, rapidement d’épaisses vapeurs se dégagèrent de l’étang dont la surface commença à sécher et durcir. Soudain des fissures incandescentes apparurent sur la surface solidifiée de l’étang. Les Promis ures à peine le temps de se reculer que la surface vola en éclat dans une grande gerbe de flammes, de ces flammes jaillirent Crocoburio et Asparagus, chacun retombant d’un coté de l’étang. Malgré l’impressionnante quantité de flammes déversées par Asparagus, Crocoburio se portait comme un charme et dès qu’il toucha le sol il bondit en direction du féca. Cependant ce dernier avait anticipé et se téléporta au dernier moment en laissant derrière lui un glyphe d’immobilisation.


Ça ne tiendra pas longtemps, écoutez moi ! » dit Asparagus aux promis « Crocoburio est bel et bien mort lors de l’assaut contre Bonta, mais son épée, Crocobur, possède une gemme de résurrection, ainsi Crocoburio à pu prendre possession du corps de l’imbécile qui à mit à la main sur cette épée. Si on arrive à lui retirer son épée il reprendra sa forme normale ! Mais il ne faut pas la touchée, sinon vous pourriez être posséder à votre tour ! »
Ta plaie… » dit Irish en regardant la plaie sur le torse du féca, elle était brulée.
J’ai arrêté l’hémorragie en la brulant, pour les dégâts internes mes capacités de vampyre me permettent de me soigner. » répondit le féca. « Mais dans l’immédiat nous devons… »
C’est compris ! » interrompit Carotte. « Bourri avec moi, on le prend en frontale ! Irish et As’ désarmé-le ! » Tout le monde s’exécuta.
Allons-y, Edward et Edgard ! » dit Asparagus en dégainant deux dagues jumelles associé à l’air.


Il les lança les dagues en direction de la main de Crocoburio, elles se mirent à tourner sur elles-mêmes dans un sifflement aigu mais ricochèrent sur les écailles, les entaillant légèrement. Tant dis que Carotte et Bourri se faisant rouer de coup, Asparagus rattrapa ses dagues mais il fut bousculer par Irish.


Laisse faire les pros ! » cria Irish. « Transposition !!! »
Non c’est une épée runique ! » hurla Asparagus mais il était déjà trop tard.


Irish sembla suspendu dans les airs comme une poupée de chiffon l’espace d’une seconde, soudain il fut comme foudroyé. Il se tordit de douleurs et cria à s’en arracher les cordes vocales, chaque parcelle de son corps souffrait et suppliait de mourir. Puis il retomba par terre, comme une marionnette dont on aurait coupé les fils, inconscient. Crocoburio profita de cette diversion et assena Bourri et Carotte d’un puissant coup d’épée qui les projeta en arrière et se rua vers Irish. Asparagus s’interposa, ayant dégainé un marteau dont la masse était incandescente. Le reptile envoya un violent coup de poing, le féca para avec son marteau mais commença à ployer sous la force du monstre.

Rufus… Je vais… Humpf… Avoir besoin… Urg… d’un coup de main… » dit Asparagus le souffle coupé par l’effort.
Ça marche. » répondit le marteau.


Une aura démoniaque entoura Asparagus, sa carrure doubla, des griffes apparurent sur ses mains, ses cheveux se hérissèrent. Les bras tendus, il retenait le poing de Crocoburio, il commençait même à le repousser, mais le reptile leva haut son épée pour frapper un grand coup. Soudain Bourri et Carotte surgirent derrière la bête et lui transpercèrent le dos dans un assaut désespéré. Asparagus quant à lui s’écroula sur le sol de nouveau sous forme humaine.


Désolé, ton énergie vampyrique m’empêche de tenir plus longtemps. » s’excusa le marteau.
Ce n’est pas grave. » répondit le féca en rengainant le marteau. « Il faut que… »


La voix du féca se perdit, il vit Bourri et Carotte ployer sous les coups de Crocoburio. Ne sachant pas vraiment ce qu’il faisait Asparagus se releva d’un bond, ses yeux était entièrement noirs hormis ses iris d’un blanc pur. Son aura se déploya, elle n’était pas blanche comme celle de tous les aventuriers, ni noire comme celle des vampyres, mais c’était un mélange des deux. Il concentra ensuite son aura noire et blanche entre ses mains, dans un ultime espoir il hurla ;

Attaque naturelle !! » en transformant son aura concentrée en sort flambloyant.


Le sort frappa la main de Crocoburio qui tenait l’épée, les flammes se répandirent sur tout l’avant bras et commencèrent à bruler les écailles de la bête qui rugit de douleur. A ce moment, dans un raid à l’unisson Carotte et Bourri réussirent à trancher le bras aux écailles consumées. Crocobur, l’épée runique, vola haut dans les airs avant de tomber au loin dans les eaux troubles et profondes du marécage. Crocoburio quant à lui s’effondra dans un grognement sonore. Bourri et Carotte rejoignirent Asparagus en boitant.

Bon sang c’était quoi ça ? Depuis quand les écailles ça brule ?» demanda le iop.
J’en sais rien. » répondit le féca en reprenant son souffle.
Regardez. » dit Carotte. « Tu avais raison As’. »


En effet un jeune disciple ecaflip émergeait de l’endroit où s’était effondré Crocoburio. Mais avant que quelqu’un est eu le temps de dire quelque chose, les crocodailles qui étaient restés en arrières se jetèrent de l’ecaflip et le dévorèrent vivant.

Il faut qu’on dégage sinon on va finir pareil ! » cria carotte pour couvrir les cris de douleurs et d’agonis de l’ecaflip.


Trop tard, ils étaient déjà encerclés, n’étant plus en état de combattre, les crocodailles ne mettraient pas longtemps à les terrasser. Une nouvelle fois les yeux d’Asparagus changèrent de couleurs, les iris blanches le reste noir, et d’un geste ample des bras il téléporta tout le groupe aux abords du cimetière Koalac. Epuisé par cet effort il tomba à genou. Une fois que tout le monde eu reprit son souffle, le féca sortit sa baguette rhon et commença à soigner ses équipiers dans le silence.


Voila, vous êtes rétablit maintenant. » dit Asparagus à Bourri et Carotte. « Par contre Irish risque d’être inconscient encore un moment, je ne sais pas quand il se réveillera… »


Asparagus s’effondra, inconscient.
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MessageSujet: Re: La Quète des Mots   Dim 29 Mai 2011 - 15:35

Alors qu'Aspargus entamait la chute qui maculerai sa tunique de boue, Carotte fit glisser ses yeux vers Bourri.

- Fffuuu, on ne peu pas se permettre de les porter tout le long... soufflât Carotte. En plus de ne pas en avoir envie, il était épuisé de l'échange de coup qui venait de prendre fin, son esprit vif et prêt à tout pour lui épargner le moindre effort jonglait avec les idées qui défilaient sans sa tête. Il marmonnait des mots informes, quand soudain, il relevât le menton et reprit la parole.
- Si on prend deux longs Kalyptus et qu'on les joint avec des feuilles, ont doit pouvoir les allonger et les trainer... je vais ramasser les feuilles.

Bourri fit mine de protester mais aussitôt le sacrieur lui ôtât toute envie de discussion en sifflant :- Ne me fais pas croire qu'un iop puisse avoir meilleur idée. Ne traine pas.

Ainsi, laissant leurs camarades au sol, Bourri et Carotte s'attaquèrent aux Kalyptus environnant pour fabriquer un brancard de fortune. Vingt minutes plus tard, deux solides confections végétales étaient prête. Sans un mot, ils chargèrent les deux impotents et se mirent en route, le iop trainait Irishe, et le sacrieur le feca.

La bulle de silence souillé des raclement boisés éclatât quand le guerrier au teint blafard entama sa plainte:

- ”il pèse son poid l'animal Sil seulement il était mort je n'aurai pas à le trainer ... J'ai peur que mon brancard glisse des étroits sentiers de la montagne...

Carotte interrompit les lamentations d'un geste et s'accroupit vivement pour se dissimuler dans la végétation. Constatant le doute planant dans le regard du sacrieur, Bourri chercha des yeux la source de l'attention de son ami et fit un pas en arrière sous la surprise. A une trentaine de mètre en contrebas du bosquet qu'ils s’apprêtait à traverser se déroulait ce qui semblait être une cérémonie koalak.
Un maitre dirigeait le déroulement de l'étrange évènement qui semblait consister à l'éventrement d'un tertre mortuaire.

ne souhaitent attirer l'attention sur leur groupe affaiblit, Carotte et Bourri convinrent à demi mots qu'il serait plus souhaitable de patienter dans leur cachette végétale jusqu'à la fin de la cérémonie.

A ce moment précis une puanteur millénaire les pris au nez, le tertre avait cédé et révélait son macabre contenu; une momie desséchée reposant de son dernier sommeille, du moins c'est ce qu'ils croyaient. Le maitre se mit à entonner un chant lent et incompréhensible repris par ses aides, allumant divers troncs de bambou remplis d'une résine entêtante.

Après ce qui sembla être des heures aux deux aventuriers courbaturé, une chose incroyable arriva, la momie s'anima, imperceptiblement d'abord, puis elle agita les bras dans le vide, pour enfin tenter de se lever, ce quelle fit d'un pas mal habile en se dirigeant vers le maitre.

Ce dernier fit signe à l'un de ses assistant qui s’époumona alors dans une puissante corne au son grave.
Le maitre guida alors la momie et tous abandonnèrent la tombe éventrée.

- " Pas très saint leurs bidouilles quand même..." lacha bourri dégouté.

Carotte lacha alors un juron étouffé. Une procession de Koalak arrivait en grande pompe transportant un cadavre koalak fraichement embaumé dans un lourd brancard. Arrivé au tertre défoncé le cortège funeste s’arrêtât pour et une nouvelle cérémonie non plus d’exhumation mais bien d’inhumation commença.

Prenant leur mal en patience les deux compère assistèrent à la remise en place du tertre. Une fois la cérémonie terminée, quand ils furent certains d'être seul Carotte ironisa:

- "recyclage de l'espace disponible, ils ont tellement de morts pour tellement peu d'espace consacré pour les y enterré qu'il sont obligé d'en sortir les décrépit pour permettre aux petits nouveaux d'y élire domicile !"

Bourri répliqua alors:

- "Oui ben tu permet, on va se dépêcher de déguerpir d'ici; hors de question que je passe la nuit au milieu du pays des zombies !"

Riant sans bruit du malaise du iop il saisit son brancard et le suivit.
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MessageSujet: Re: La Quète des Mots   Ven 3 Juin 2011 - 14:38

Le ciel s'étoilait tandis que le soleil plongeait dans l'horizon, alors que les deux compères continuaient leur marche silencieuse au milieu des gigantesques arbres de la région.
La nuit les prenant de court, Bourri commença :

- Il fera bientôt trop sombre pour nous repérer... Il faut retourner à côté de l'orée, pour établir un campement... Nous reprendrons la route demain, et....

- Nan, mais t'es pas un peu taré ?? L'orée on l'a passé depuis deux heures !

- Bah on ira un peu plus vite, car passer la nuit ici, je signe pas !!

- Hors de question ! On continue notre avancée, et dès qu'on repère une bonne planque, on s'y mettra. Tu verras, t'en verras pas un seul, de ces fameux zombis !


Marmonnant, le Iop repris sa route aux côtés du Sacrieur, qui arborait un sourire dément.
Après une longue série de trébuches sur des racines, Carotte fit signe d'approcher vite a son confrère. Arrivé sur place, Bourri le regarda avec consternation :

- Ne me dis pas que c'est CA ta cachette ?

- Roh, fais pas la moue, elle est géniale !!
dit-il en s'installant dans un trou qui avait été creusé à la base d'un arbre massif.

- Et, tu comptes les mettre où, les deux autres
? répliqua Bourri en désignant les deux loques qu'ils trimbalaient.

- Bah... On les fou à l'entrée et on les recouvre avec deux trois branchages !

- J'le sens pas ton plan.


Mais sur ce, ils mirent le plan du chef des Promis à exécution. Une fois les deux larves humaines bien camouflées, il se roulèrent en boule dans leur arbre.

On aurait du retourner à l'orée...

Ouais ouais ouais, mal nuit !

Crèves !


S'en suivit des heures de repos bien méritées aux guerriers...
Puis soudain, le chevalier Iop sentit quelqu'un le chatouiller au niveau des hanches.

- Arrête Carotte, t'es lourd à la fin !

Les chatouillements continuèrent. Le Iop se releva d'un bond, et se recoucha aussi vite, sa tête frappant le sommet de leur trou. Le temps de reprendre ses esprits, Carotte venait de se réveiller plein de terre dans la bouche, que venait de faire tomber Bourri, et avant d'éclater de rire les deux en voyant leurs têtes, une voix provenant d'outre tombe résonna a l'entrée de leur grotte :

- Qui êtes vous pour venir profaner notre havre de paix, notre repos éternel ??

Sortant avec peine de leur maudite cachette, Bourri lança un regard furieux au Sacrieur, qui ne réprima pas un sourire gêné, mais joyeux.
Carotte répondit enfin :

- Nous sommes deux aventuriers venus en paix, et vous qui êtes vous ?

- Vous pouvez parler ??
continua Bourri, abasourdi.

- Pour qui me prenez-vous ! Nous ne sommes pas des ignorants ! Je suis le Gardien de la Terre des Morts, et j'ai pour but de veiller à ce que nos frères morts, puissent jouir d'un repos mérité, sans profanateurs !

- J'crois qu'on les apelle les Chevaucheurs, chez nous, glissa le Iop à l'oreille de son ami.

- Nous ne sommes pas venus profaner, nous sommes simplement de passage.

- Nous n'acceptons pas les visiteurs ici ! Nous n'acceptons que les morts !


A ces mots, d'autres Gardiens arrivèrent sur leur monture squelettique, lance abaissée, encerclant les deux guerriers. Quand soudain, le Iop vit le féca et le sacrieur dans leur camouflage. Soudain, son genou fléchit et il se tint la tête en grimaçant. Carotte, inquiet, tenta de le relever :

- Eh ho, ca va ?

- Oui j'ai une idée !
dit doucement le Iop à Carotte.
Il se releva et fixa le Chevaucheur avec un regard profond:

- En fait, nous sommes là aussi dans un but funéraire, et vous êtes très réputés pour ce genre de pratique.


Ce dernier le fixa en retour, avec intérêt.

- Ah, développe !

- Eh bien, nous avons ici deux amis, morts au combat, et pour leur offrir une cérémonie digne de leur rang, nous aurions voulu rencontrer l'un de vos maitres, car ils sont réputés dans le Monde entier.


Le Sacrieur regarda le Iop avec effrois, qui continuait :

- Vous n'avez pas idée de toute la route que nous avons fait, avec nos deux valeureux guerriers dans leur civière... Permettez-nous au moins une audience !

Après un court silence, le Gardien répondit :

- C'est d'accord, je vous emmène vers mon Maitre, afin qu'il étudie votre cas. Reprenez vos deux cadavres, nous vous escortons.

Ainsi, les deux confrères reprirent les brancards végétaux, et suivirent leur garde rapprochée.
Carotte regarda fixement Bourri, et lacha enfin :

- C'était ça, ton idée géniale ?? Embaumer Asparagus et Irishe ?

- Bah, on n'aurait pas pu se battre en territoire ennemi... Et puis, elle est toujours meilleure que ta vieille cachette !

Après une petite minute silencieuse, le Sacrieur reprit :

- Au fond, ils seront pas si mal, en momie...

Un sourire sadique sur les lèvres, il regardait Bourri au bord du rire, qui espérait que ce n'était qu'une blague de mauvais goût...
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MessageSujet: Re: La Quète des Mots   Mar 7 Juin 2011 - 0:14

Un espace blanc sans fond, s’étendant à l’infini, créé par le sceau qui liait Lynn’sha et Asparagus, la iopette y avait trouvée refuge, focaliser sa conscience sur son corps meurtrit par la maladie était trop douloureux. Bien que la progression de la cristallisation était ralentit, elle le sentait, son corps faiblissait, tout son coté droit était paralysé, dur comme de la roche. Son coté gauche, était extrêmement douloureux aux endroits où la cristallisation dévorait sa chair. Alors elle s’efforçait de rester dans cet espace blanc et insondable, cet espace la liant, elle et Asparagus, cet espace où ils apparaissent sous forme d’enfants, mais au moins dans cet espace elle ne sentait plus la douleur et elle n’était pas seule.
Cependant Asparagus ne parlait pas, il était simplement là, le regard un peu vague, il l’avait prévenu ; « Je ne serais pas très causant, car je vais devoir me concentrer sur ce que je fais. ». Lynn’sha avait perdu la notion du temps, il lui semblait que cela faisait une éternité qu’Asparagus ne lui avait pas parlé, ceci dit elle n’avait pas osé lui adresser la parole.

Soudain, l’espace blanc sembla vaciller, puis il devient noir jais Lynn’sha ne vit plus rien, il eu « Kzzzzzzt ! » sonore et tout d’un coup, Lynn’sha se retrouva au bord d’un champ de blé. Elle était toujours sous forme de petite fille, elle reconnu les champs d’Amakna mais c’était l’été. Lynn’sha n’eue pas le temps de réfléchir plus sur son nouvel environnement, car des voix de garçons la firent sursauter.
Ah ah, tu mens ! Ton père vous a abandonné toi et ta mère ! » Ricanait un petit cra au milieu d’un groupe de garçon qui faisait face à un garçon aux cheveux bruns.
Non, il est mort comme un héro, c’est maman qui me l’as dit ! » Pleurnicha le garçon seul face au groupe.
Menteur ! Menteur ! » Criaient les enfants du groupe.

« Kzzzzzzzzzt ! »

Le décor changea de nouveau, Lynn’sha était à présent dans une pièce lumineuse, remplie de plantes. Elle revit le petit garçon aux cheveux bruns, pleurnichant dans les bras d’une jeune femme aux cheveux tout aussi bruns, les traits doux et un sourire consolateur.

Allons ce ne sont que des mauvaises langages, papa t’aimait déjà avant ta naissance et il m’aimait aussi. » Dit-elle d’une voix douce.

« Kzzzzzzzzzzt ! »

Même pièce mais vraisemblablement des années plus tard, et il faisait plus sombre. Le jeune garçon était plus âgé, il pleurait sur quelque chose que Lynn’sha ne pouvais pas voir à cause de plusieurs pots de fleurs, elle fit donc plusieurs pas en avant. Elle fut horrifié de voir que le garçon pleurait en tenant la jeune femme dans ses bras, elle était blanche et inanimée…

Maman… Maman… » Sanglota le garçon.

« Kzzzzzzzzzzzzzt ! »

Il faisait nuit cette fois si, et le jeune garçon ce tenait face à une tombe fraichement creusé au nom de « Rose Lotherna ». Le garçon semblait avoir pleuré pendant des heures, soudait une silhouette sortit des ombres et s’avança vers le garçon et dit :

Tu es bien Spartakus, fils d’Alafar Lotherna ? »

Le gamin acquiesça.

Et bien je vais me venger de ton père qui m’as vaincu il y a longtemps au prit de ça vie, je vais faire de toi un vampyre ! »

Lynn’sha voulu courir pour aider le garçon mais…

« Kzzzzzzzzzt !»

Le jeune garçon se tenait debout sous la pluie battante, en voyant son visage Lynn’sha eue un mouvement de recule, il était pale comme un mort et ses yeux étaient entièrement noir.

Je hais ce monde… Il me hait et me crains… Je hais ce monde… » Murmura le garçon.

« Kzzzzzzzzzzzt ! »

Cette fois si, Lynn’sha se trouver sur un sol enneigé, devant elle se tenait le garçon, toujours sous forme de vampyre, il faisait face à une jeune sacrieuse, elle dit :

Je te fais confiance, je sais que tu ne me fera pas de mal. »

Puis elle s’avance vers le garçon et le serra dans ses bras.

Je m’appelle Asbinne. »

« Kzzzzzzzzzzt ! »

Plaine de Cania, le garçon avait retrouvé un visage humain, il semblait essoufflé et faisait face à un vieux iop, après un instant le iop lui dit :

Ecoute le bon conseil de Tonton Eukalyptuss ; Si tu veux maitriser ta puissance de vampyre, tu dois atteindre le point exact entre la fureur et la paix intérieur. Reprenons l’entrainement. »

« Kzzzzzzzzt ! »

Le garçon avait bien grandit cette fois, c’était un jeune homme, il faisait face à une ravissante fécatte aux cheveux écarlates.

Je m’appelle Sarah Ardente. Ravie de te rencontrer, il semblerait que toi aussi tu fasses partit des services médicaux de l’armée de Bonta, nous allons pouvoir faire équipe alors ! » Dit-elle en souriant.

« Kzzzzzzzzzzzzt ! »

Plaine de Cania, un soir de printemps, le jeune homme se tenait, à genoux à terre, face à Sarah.

Oui, je veux bien faire de toi le féca le plus heureux de la terre. » Lui dit-elle en souriant.

Alors il la prit dans ses bras et l’entraina dans une dance folle en tournant sur lui-même. Leurs éclats de rires résonnaient tendit que le soleil se couchait.

« Kzzzzzzzzzzzzzt ! »

Le jeune homme, couvert de bandage fait de nouveau face à une tombe mais cette fois il y est inscrit « Sarah Ardente ».

Je suis terriblement désolé… Je n’ai pas été assez fort… Je vais quitter Bonta… Spartakus est mort avec toi… Désormais je me nommerais Asparagus… »

« Kzzzzzzzzzzzzzzt ! »

Même décor, mais cette fois si Asparagus avait son apparence d’aujourd’hui, cheveux noirs jais, grand manteau noir, il vient déposer un petit bouquet de fleurs des champs sur la tombe de Sarah.

Le mal qui sévit à Brakmar gagne du terrain, Lynn’sha, une précieuse amie malgré son caractère de iop, est atteinte. J’ai utilisé mes capacités de vampyre pour me lier à elle et ralentir le mal. Tu m’as toujours dit qu’il n’y a rien de plus important que les amis… Les frères de cœurs. Aussi je n’hésiterais pas une seule seconde à mettre ma vie en jeu pour résoudre cette affaire… Ne m’en veux pas Sarah. »

Cette fois il n’y eu pas de « Kzzzzt ! », mais Lynn’sha eue l’impression qu’elle chutait dans le vide. Après quelques clignements des yeux, elle remarqua qu’elle se tenait de nouveau devant Asparagus sous forme d’enfant dans l’immense espace blanc. Elle hésita quelque seconde ;

As’… ? »
Oui, ce sont bien des souvenirs qui m’appartiennent qui tu as vus. » Interrompit Asparagus. « Désolé, nous avons dus faire face à un adversaire inattendu et très puissant. »
Je vois… Tu en a vu des vertes et des pas mures hein… » Dit la iopette.
Comme pas mal de personnes en ce monde. » Répondit le féca. « Maintenant il faut que je me concentre, il semblerait que pendant que je sois inconscient, Carotte et Bourri m’ont mis dans une belle embrouille, mais t’en fais pas je saurais m’en sortir. »

Asparagus redevient silencieux et Lynn’sha ne pue que constater que derrière ces yeux sombres se cachent une grande tristesse.


-----------------------------------------------------


Bourri et Carotte faisait face au maitre embaumeur. Toujours escorté par les chevaucheurs.

C’est d’accord ! » Dit ce dernier. « Puisque vous nous avez débarrassé de Crocoburio, nous allons faire une entorse à nos règles et embaumer celons nos soins vos camarades. Mes assistants et moi allons nous enfermer pendant 48 heures dans la chambre mortuaire pour les embaumer. Pendant ce temps vous serez libres de choisir un endroit convenable pour leurs sépultures, les chevaucheurs vous laisseront tranquilles. »

Joignant le geste à la parole le maitre embaumeur et ses assistants emportèrent Asparagus et Irish dans la chambre mortuaire. Les lourdes portes de pierres de la chambre se refermèrent dans un grondement et les chevaucheurs partirent de leurs cotés.

Tu vois ? Je suis un géni. » Fanfaronna Bourri. « Leurs dire qu’on venait pour embaumer Irish et As’ nous a sauver la vie, mais leurs dire qu’on a réussit à vaincre Crocoburio nous rend notre liberté d’action. Une chance qu’un chevaucheur nous ai vu en pleine action. Ya pas à dire je suis un géni ! »
Hé, monsieur le géni à un plan pour quand ils se rendront compte qu’ils sont encore vivants ? » Rétorqua Carotte.
Il a bien dit qu’ils s’enfermeraient pendant 48 heures. » Répondit Bourri. « On a donc 48 heures pour aller voir Skeun et résoudre cette affaire. »

Carotte, n’ayant pas d’autre choix que d’approuver suivit Bourri qui partait en direction de la vallée de la morkitu. Après deux heures de marche ils atteignirent le bord de la vallée, à leur grande surprise une silhouette vêtue de noir les attendait sous un arbre. Ils se préciseraient à sa rencontre.

A…As’ ? » Interrogea Bourri.
T’étais pas sensé te faire empailler toi ? » Demanda Carotte avec un sourire ironique.
T’aurais aimé hein ? » Répondit Asparagus. « A vrai dire j’ai repris conscience quand les chevaucheurs nous sont tombés dessus, j’ai entendu la fausse bonne idée de Bourri, j’ai donc fait le mort. »
Ok, mais comment t’es sortit de la chambre mortuaire sans te faire prendre ? » demanda Bourri.
Une fois les porte closes, j’ai utilisé un puissant somnifère. » Dit le féca. « Ils devraient dormir pendant au moins 50 heures, et comment ils ouvriront la chambre dans 40 heures on est tranquille. Je me suis téléporté avec Irish. D’ailleurs comme il est toujours inconscient j’ai trafiqué le cercueil que les embaumeurs lui avaient préparé. Un trou au niveau du visage pour qu’il respire, une corde dans le dos pour le porter tour à tour. J’espère qu’avoir un cercueil dans le dos ne vous trouble pas. »

Joignant la parole aux gestes, il mit sur son dos le cercueil contenant Irish, comme on porte un sac. Dans le mouvement, sa manche gauche se retroussa, dévoilant le bras d’Asparagus sur lequel plusieurs plaques de cristaux.

Mais tu as été contaminé toi aussi ? » Demanda Carotte.
Non. » Dit Asparagus avec calme. « J’ai utilisé une technique de vampyre pour me lier à Lynn’sha et drainer l’avancé de la maladie sur moi. Elle se cristallise donc deux fois moins vite, mais je me cristallise en contre partit. Cependant vous l’avez vu, le coté droit de lynn’sha est déjà entièrement cristallisé, donc quand mon coté gauche le sera aussi… »
Lynn’sha le sera entièrement cristallisé et notre mission sera foutu. » Interrompit Bourri.
Pressons dans ce cas, il nous faut encore franchir la vallée de la morkitu. »Dit Carotte.
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MessageSujet: Re: La Quète des Mots   Lun 13 Juin 2011 - 11:19

Alors que les six jambes frappait trois par trois le sol, une cohue s'était installé dans le crâne de Carotte. Il imaginait sa table de travail, et y déposais des objets. Une fiole à élixir, une aiguille d'horloge.
Concrètement, la fiole représentait un remède potentiel, celui qui a valu la bourbier dans lequel la troupe était embourbé. Seul Skeunk avait une chance de réussir à réparer les conneries de Rushu, et sauver Lynn, voire d'autres brakmariens serait plus simple si la concoction était transportable.
Et l'aiguille représentait clairement la progression du mal rongeant ses amis, amplifié par le court délais laissé par la solution de l'autre tête brulée. Quarante heures...
- Mais bougez vous, j'en ai marre de me ralentir pour votre cadence d'attardés boiteux!
Alors que ses compagnons le foudroyaient du regard, soutenu par des cernes, le sacrieur au teint blafard se mit en tête de vérifier l'état de ses fioles.
-Bourri prend Irishe, Asp fatigue, il nous ralentit.
Quelle excuse minable... Alors qu'Aspargus cachant tout signe de fatigue descendait Irishe de son épaule, Carotte mit son sac à terre, et l'ouvrit pour chercher ses potions de sa main droite. Et c'est avec célérité et un rugissement de surprise plus que de douleur qu'il la retira.
Hurg!
En effet, la tenais de sa main gauche, mais sa main droite était plantée de débris de verre de toutes tailles. Une vague d'angoisse le submergeât quand il compris que tous ses récipients avaient volés en éclat lors de l’atterrissage peu délicat au zaap. Il prit soudain conscience que son cris avait attiré le regard de ses amis, il tenta rapidement de placer par dessus son angoisse un masque de douleur.
- Corne de Bouftou! Ma femme m'a mis une bouteille Cognac qui volé en éclat, moi qui pensais vous offrir un remontant...
Débarrassant sans précautions les éclats de verre de la main, il referma son sac et se remit en route, quinze mètres plus loin, ses compagnons l'avaient rattrapé, et à nouveau, leurs pas scandaient le silence de la Vallée.
Et bientôt, ce bruit se fondit dans le silence, que le meneur des Promesses brisât de nouveau pour expliquer la situation à ses compères.
- ... C'est pourquoi je suis inquiet pour l'acheminement de la solution à la Capitale. Non seulement on ne pourra pas faire de bénéfices monstres en vendant la mixture de Skeunk, mais en plus on est pas certains de pouvoir aider nos proches...
Et c'est pas la peine de me regarder comme ça!
lançât il à Bourri avant de se baisser, rapidement imité par ses amis.
- Asp, chuchotât Carotte, je ne sais pas si tu connais le coin, mais la bestiole à cent mètre à gauche, c'est un Warko violet, tu as du avoir à faire avec son cousin le marron, mais ils n'ont rien à voir. Celui ci est bien plus belliqueux et envoie des roustes que nous aurons du mal à supporter en cas de face à face... Et je t'épargne la présentation de ses amis qui ne valent guère mieux. Bref, on colle la parois et on se fait tout petit, s'ils sentent notre odeur, on cours.

Et tant pis pour Irishe se dit il à contre cœur. Donnant l'exemple, il se collât à la parois, posant lentement un pied devant l'autre, prenant soin de faire le moins de bruits possibles. Il avait parlé de courir, mais après leur long trajet et leurs éprouvantes aventures, la moindre altercation ne se clôturerait pas par une pirouette mais par des morts... Et les trois andouilles n'étaient surement pas donnés favoris chez les Dieux...
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MessageSujet: Re: La Quète des Mots   Ven 17 Juin 2011 - 15:30

C'est ainsi que la petite troupe passait a catimini le long de la falaise, s'arrêtant brusquement quand ils se sentaient repérés.
C'est sûr que les trois aventuriers se sentaient invisibles, là, alors qu'ils avaient été repérés depuis leur descente de la falaise et ne cessaient d'être observés...

Tendant le doigt, Asp chuchota :

-C'est pas commun ça, regardez !

En effet, un Koalak sanguin courrait à toutes jambes et à une vitesse incroyable à quelques dizaines de mètres, les dépassa et continua sa route loin devant eux...

- Y'a p'tetre un Mufasah à ses trousses...


- Pas ici,
soupira Carotte. On sait pas ce qu'il peut se passer dans des petits cerveaux comme ça, ça se trouve, il a grillé son neurone...

Bourri serra le poing s'attendant à ce que le Sacrieur en rajoute, mais il n'en fit point.
Il continuèrent donc à déambuler, jusqu'à arriver à un angle... Et dès qu'ils le passèrent, un comité d'accueil les attendaient.

- Tiens, c'est pas le p'tit sans neurones, ça ?
lança Bourri.

- C'est pas vraiment lui qui me fait peur, répondit Asp en reculant prudemment d'un pas, tandis qu'un Fauchalak les regardait attentivement.

Les gorges se nouèrent, et Carotte recula encore un peu pour arriver a côté de ses deux compères :

- A trois, on court !

- Ouais, et tu crois que l'autre plouk sur mon dos sait courir évanoui ??

- On n'a pas le choix !


Soudain, sans prévenir, Asparagus se téléporta à une centaine de mètre, et s'accroupit, faisant quelque chose que ses coéquipiers ne pouvaient voir !

- Pleutre ! lança Bourri, tandis que le crissement de la faux de leur ennemi sur la roche de la falaise retînt son attention.

- Il chaaaaarge !!

Carotte courra vite et loin, tandis que Bourri avait plus de mal avec le corps larvesque sur son dos, et sa lourde épée trainant sur le sol le déséquilibrant.
Le Sacrieur se retourna juste à temps pour voir la faux fondre sur la tête du Iop ! Sans réfléchir, il agit immédiatement.
Le coup de faux trancha... Le vide.

- Coopération réussie ! Tu m'en dois une !! lâcha le Sacrieur au Iop qui venait de se remettre à courir.

Soudain, ils aperçurent le Féca déserteur leur faire de grands signes.
Les deux Brâkmariens qui couraient côte à côte le regardèrent d'abord, puis continuèrent leur chemin, tandis que Carotte argumentait :

- Il a voulu nous fuir sans prévenir, qu'à cela ne tienne !

Bourri acquiesça, quand Soudain, il vit Asparagus disparaitre subitement dans une fumée violacée !

- Je reconnais cette fumée, c'est celle de parchemins d'invisibilité !! s'exclama le Iop.

- Oh, il n'aurait donc pas fuit, mais nous donner un moyen de survivre ? En espérant qu'il y en ai assez !

Puisant dans ses réserves, le Iop bondit puissamment, abandonnant son ami, et, arrivant sur le lieu où se tenait Asparagus peu avant, il découvrit deux parchemins étalés par terre.

- Fais vite, il se rapproche !
lui souffla une voix toute proche. Je commence à partir, on se retrouve à côté du monticule de pierre que tu vois là bas ! continua le Féca, sans réaliser que Bourri ne voyait pas où son doigt montrait...

Plus rien, Asparagus devait être parti. Le Iop s'accroupit donc, exténué, et plaça sa paume sur le premier parchemin. L'effet fût immédiat, Bourri devînt invisible !
Soudain, un poids l'écrasa, et s'enleva subitement de son dos !

- Pouah, t'es lourd, comparé à Irishe !! darda le Iop.

- Hé, j'suis pas un sram ! répliqua-t-il. Bon, bien ce que je craignais, il en manque un... J'ai bien fait de transposer Irishe, pour avoir mon parchemin...

Le Sacrieur plaça sa main dessus, et disparu à son tour, et enfin, remarqua :

- Il faudra que ce Féca s'explique... Ce type de parchemins est destiné aux espions... Lui qui prétend ne pas être Bontarien, j'ai des doutes...

- C'est bien beau d'avoir transposé Irishe, mais j'crois qu'il va bientôt avoir des soucis là,
fit remarquer Bourri, en voyant le Fauchalak se diriger sur la seule victime qu'il pouvait trancher...
On a rendez-vous vers le monticule de pierres à cinq cent mètres à l'ouest, maintenant, transpose le !

- Je ne peux pas le faire maintenant, il faut que je récupère....
geignit-il.

- Remue-toi un peu, sinon, il va y laisser sa peau !!

Soudain, le Fauchalak apparu à côté de Bourri, et désemparé d'avoir été déplacé, et ne voyant personne, il commença à remuer sa faux dans tous les sens...

- Sympa de me l'avoir amené ici, enflure ! gueula Bourri à Carotte qui faisait monter Irishe sur son dos, quand il remarqua que le Fauchalak avait entendu...
Depuis quand la Mort a des oreilles ? se plaignit-il, en courant pour fuir le monstre, qui changea aussitôt de direction, en voyant la loque humaine "voler" aussi vite que possible.

La Mort gagnait du terrain, et dès qu'il fut à portée de faux, le Sacrieur se téléporta à une centaine de mètres !
Le Fauchalak grogna de mécontentement, quand soudain, à ses pieds, une flaque infecte apparu, dans un râle valétudinaire.

- Tu veux ma mort ou quoi ?? hurla le Iop, au pieds de l'ombre menacante.

- T'as qu'à être plus discret quand tu cours !!! répondit le Sacrieur, qui se perpétua avec l'écho de la falaise.

Soudain, l'ombre bougea ! Le Iop roula sur lui même pour esquiver la faux qui venait de s'abattre par terre ! Déçu de ne pas voir de sang, la colère de la Mort grandit. Sa faux moulinait devant elle, fauchant, tranchant tout ce qui pouvait être à sa porté, tout en poussant un cri strident.
Seulement, malgré toute la volonté qu'elle y mettait, elle ne tranchait rien d'autre que le vent.
Hors de portée, le Iop, malade, se remit à courir avec peine en direction du monticule, laissant sur place la Mort énervée et bouillante de colère, qui poussa un dernier cri de rage...
Il reprit peu à peu confiance en lui, étant bientôt au monticule de pierre, quand son coeur se noua.
J'ai un mauvais pressentiment, se dit-il, en continuant de courir, la main sur la lame de son braquemart, l'autre sur la garde de sa lourde épée...
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MessageSujet: Re: La Quète des Mots   Mer 22 Juin 2011 - 16:04

Asparagus et Carotte venaient de franchir le monticule à quelques secondes d’écart l’un de l’autre. Ils prirent le temps reprendre leurs respirations tant dis que les effets des parchemins d’invisibilités s’estompaient, Irishe étendu de tout son long sur le sol ne semblait toujours pas décider à reprendre conscience.


Il faudra que tu me dises de quel chapeau tu sors As’… » Dit Carotte.
… L’entrée du repaire de Skeunk est en vue… » Répondit le Féca. « Attention ! »


Le féca se coucha au sol derrière un rocher, immédiatement imité par Carotte. En contre bas du monticule, un groupe de quatre personnes s’avançait, au vu de leurs équipements ils étaient aussi puissant que la bande de Promis actuellement présente, leurs blasons montraient leur appartenance à Bonta.


Ce n’est pas bon… » Marmonna Carotte. « Ils nous ont repérés, ils nous cherche… »
Si Bourri n’était pas aussi bruyant… » Dit Asparagus.

En effet Bourri avait été le plus bruyant lors de l’escapade du faucheur et ce dernier apparut au sommet du monticule. Après un échange de regards interloqués avec la troupe Bontarienne, il chargea sans hésitation.


Saleté ! On à plus le temps pour ça ! » Dit Carotte en chargeant à son tour.
J’ai besoin de tes services Arthur. » Dit Asparagus en dégainant une lame entièrement faite de pierre.


Tant dit que Carotte avait rejoins Bourri pour charger à ses cotés. Asparagus se téléporta juste devant eux. D’un geste ample, il planta son épée de roche dans le sol, des fissures se propagèrent dans tout les sens depuis l’épée puis éclatèrent, libérant une grande quantité de terres et de poussières dans l’air. La visibilité était devenue quasiment nulle, tout le monde cherchait à tâtons et en toussant un point de repère. Asparagus qui utilisait ses capacités de vampyre pour se repérer dans la mélasse ; attrapa Bourri et Carotte par les poignets, à la surprise de ces derniers.


C’est moi ! » Dit Asparagus tant dis que les deux promis s’apprêtaient à l’attaquer. « Suivez moi, nous somme pressés. »


Asparagus les entraina vers l’endroit où Irishe était étendu, il le mit sur son dos, puis saisit de nouveau les poignets de Bourri et Carotte pour les guider à travers l’épais nuage de poussières. Asparagus évita soigneusement de croiser les Bontariens qui se déplaçaient toujours à tâtons, puis ils arrivèrent devant l’entré du repaire de Skeunk. Asparagus vit une crevasse non loin, il y glissa Irish, puis referma en parti la crevasse à l’aide d’une large pierre plate, le reste avec des branchages, le camouflage était convainquant.


On va le laisser là pour le moment, personne de devrait le déloger. » Dit Asparagus, puis il se détourna de son ouvrage pour regarder le nuage de poussières. « La poussière va bientôt tomber… Je vais faire diversion et les attirer vers le fauchalak, pendant ce temps foncez chez Skeunk. Tenez, voici l’échantillon prélevé sur Lynn’. »
… D’accord… » Dit Carotte en prenant l’échantillon.
Nan mais tu te prends pour quoi ? Hein ? Un super guerrier ? Tu vas y passer ! Soit le fauchalak t’aura, soit les Bontariens ou encore mieux les deux en même temps ! » Rétorqua Bourri.
Je le sais bien. » Dit Asparagus en souriant. « Mais bientôt, à cause de la cristallisation je vais devenir un fardeau pour vous. De même je suis le plus faible d’entre nous, si Skeunk n’est pas très coopérant, il vaut mieux que ce soit vous qui lui fassiez face. Et si je n’attire pas les Bontariens ailleurs ils vont probablement vous suivre dans le repaire et cela fera tout capoter. »


Après un bref silence, Asparagus se téléporta à l’autre bout du nuage de poussières, sur le haut du monticule. Tant dis que les Bontariens émergeaient du nuage, Asparagus mima de manière convainquant une fuite vers le fauchalak, suivit de près par la troupe ennemis. Pendant ce temps Bourri et Carotte entrèrent sans se faire repérer dans le repaire.


Je connais ce sourire… » Dit finalement Carotte. « C’est le sourire du type qui sait que son sacrifice ne sera pas inutile… »
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MessageSujet: Re: La Quète des Mots   Dim 26 Juin 2011 - 19:59

-Tu sais Bourri, jsuis content que tu sois avec moi mais... Mais nous sommes partis à quatre. Le ton du meneur des Promesses n’appelait aucune réponse, et Bourri, malgré son crâne de Iop l'avait compris.
J'ai un ancien ami à moi qui m'avait parlé d'un raccourcis pour parvenir directement et rapidement surtout, prés de Skeunk. Prenant soin de ne pas laisser son compagnon iop se torturer l'esprit à réfléchir, il désignât d'un coups de tête une brèche dans la roche, puis s'y engageât. Aprés plusieurs minutes de marche qui lui furent désagréables, Carotte brisât à nouveau le silence.
Je sais que tu es un puissant guerrier et que frapper le sol de tes pieds avec violence est bien vu par chez toi, mais à deux, nous n'avons pas intérêt à nous éterniser, perdre des forces ou à nous faire repérer. Il ajoutât à sa tirade un regard grave et entendu qui amenât un acquiescement silencieux de Bourri.

La paroi s'élargissait pour mieux les oppresser dix mètres plus loin, les cailloux et rochers sous leurs pieds constituaient un sol instable et traitre. Carotte était dévoré par la peur qu'un d'eux deux se brisent une jambe, condamnant l'issue de l'expédition, et l'autre coéquipier avec le cris de douleur qui ameuterait toute la vallée.

L'esprit des deux compères vagabondaient dans les souvenirs quand le dédale rocheux s'ouvrit à la lumière perçante du jour, éblouissant le commando qui s’immobilisât. Carotte montrait le chemin était donc le premier à s'habituer à la lumière, s'accommodant de la chaleur qui commençait à l'accabler. Les plaques rocheuses sur lesquelles il avait posé ses pieds étaient brulantes et dégageaient la chaleur emmagasiné, projetant une étouffante vague de chaud, pas plus enviable que celle du soleil de plomb qui s'abattait impitoyablement sur leurs têtes depuis le début du trajet.

Avec un luxe de précautions chronophages et de coups d'oeils craintifs, la porte scellée de la chambre de Skeunk fît son apparition. Un assemblage de pierres à la monde de Sufokia comme ça se faisait il y a des centaines d'années de cela. Au fur et à mesure que la distance se réduisait, les palpitations gagnaient en intensité. Carotte le savait, une fois la porte franchie, ils seraient au frais et auraient peut être le temps d’élaborer une esquisse de plan pour s'entretenir avec l'Eniripsa à la nonchalance légendaire.

Le sacrieur pâle portât une main à sa ceinture pour s'assurer que la Clef était bien dans son trousseau, puis jeta un oeil à Bourri pour s'assurer qu'il n'avait pas égaré la sienne dans une des nombreuses batailles qui les avaient retardé.
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MessageSujet: Re: La Quète des Mots   Lun 4 Juil 2011 - 22:58

Bourri, devant le regard interrogateur de son confrère, tendit avec fierté et un sourire niai sa clef devant lui.
Soulagé, le Sacrieur passa donc en premier, et introduisit la clef dans le trou prévu à cet effet.
Aussitôt, une magie ancestrale, qu'on prétend être l'origine de ce monde, téléporta le Sacrieur.
Bourri le suivit, et retrouva Carotte dans les plaines rocheuses du repaire de l'Eniripsa qui pouvait tout changer. Ou ne rien faire...

- Tu as fait un effort pour la discretion, c'est un bon début, commença Carotte.

- Bah, en cas de force majeure... Mais maintenant, venons-en au fait... Comment on va faire pour obtenir une audience ??

- Viens !


Le meneur s'éloigna pour se mettre à l'ombre d'une petite falaise, rejoint aussitôt par le Iop.

- C'est pour éviter d'être repérés ? demanda ce dernier. Bonne idée !

- Non... C'est juste que j'avais trop chaud au soleil... répondit le Sacrieur avec un sourire narquois.

Il prit une petite branche morte par terre, et dessina au sol ce qui devait ressembler à un plan.
D'une croix, il désigna leur position :

- A en juger le paysage, nous, on est là.

- En même temps, avec ton plan super détaillé, on peut être où on veut...
cingla Bourri.

Le Sacrieur lui lança un regard noir avant de poursuivre :

- Je suis venu souvent lui botter les fesses à cet imbécile... Il cache de faux Dofus très convoités. Et le gardien de sa porte est un vrai blaireau...

- J'ai pourtant entendu dire que c'était un Koalak...

- Et vous devriez bien vous entendre...
reprit-il. Bref, il ne laisse passer que ceux qui sont dignes de confiance... Et une broche de chacune de ses damoiselles d'honneur est le signe qu'on a leur confiance.

- Alors il faut leur demander des broches ??
demanda le Iop, pas sûr de lui...

- Tu n'es jamais venu ou quoi ??

- Bah non,
répondit-il, comme si c'était évident.

- Bah... souffla Carotte. C'n'est pas grave... On peut faire comme ça oui... Ou alors le faire à ta façon, la méthode Iop : du bourinage ! dit-il en pesant ses mots, un sourire sadique au visage...

- Il est hors de question que je frappe une demoiselle !! Ce n'est pas chevaleresque ! Ce n'est pas Iop !

- Le problème, c'est que je doute qu'elles aient oublié mon visage après ce que je leur ai fait subir...
continua-t-il, avec le même sourire aux lèvres.

- Crevure... lança Bourri. Reste à savoir ce qu'on va faire, maintenant qu'on est là... D'ailleurs, si tu es déjà venu, tu n'as pas tes broches toi ??

- Maintenant que tu me le dis, peut être que j'aurai "omis" de leur rendre la dernière fois... Attend, je vais voir dans mon sac.


Sur ces derniers mots, il s'éloigna de quelques dizaines de mètres pour aller chercher dans sa besace qu'il avait posé à l'écart, quand soudain, une ombre apparu et une douce voix fluette au dessus de Bourri le fit sursauter :

- Tiens, tiens... Qui avons-nous là ??
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MessageSujet: Re: La Quète des Mots   Dim 10 Juil 2011 - 14:17

Dans son sursaut Bourri fit un bond en avant tout en se retournant sur lui-même. Le iop dévisagea la sadida qui était arrivée sans bruits.

Euh… vous êtes la demoiselle qui donne les broches ? » Demanda Bourri.
Hi hi, ça se pourrait bien, je m’appelle Rubise. » Répondit la sadidette.

Avant que Carotte est eu le temps d’intervenir, une silhouette apparue derrière lui.

Je te connais toi, petite vermine… » Dit-elle.

Sans signes avant coureurs, elle assena Carotte d’un violent coup de pied dans la tête qui manqua de lui déboiter la mâchoire et le projeta à hauteur de Bourri.

Arg… Emeraude ça faisait longtemps… » Bredouilla le sacrieur.
Tu fais moins le malin sans ta famille hein ?! » Répondit-elle.
Je suppose que ce iop est avec toi… » Soupira Rubise. « Même si je n’ai aucun souvenir de lui, je peux te garantir qu’il souffrira autant que toi. »
Parle pour toi. » Ricana Carotte. « Bourri, on a plus le choix, il faut se les farcir. »
Je refuse ! » Répondit le iop.
Quoi ?! » S’étonna le Sacrieur.
Je refuse ! » Insista le iop. « Je ne frapperais jamais une demoiselle ! C’est pas chevaleresque ! C’est pas iop ! »
Dommage pour toi, moi, je ne vais pas me gêner. » Dit froidement Rubise.

Joignant le geste à la parole, elle mit un coup de pied à l’entrejambe de Bourri. Ce dernier dans un grognement de douleur, s’effondra sur le sol dans une position grotesque, le postérieur en l’air et la face contre terre.

Et merde… » Lacha Carotte tant dis que Bourri poussait des cris d’agonis tout en conservant sa position grotesque.
A ton tour. » Ricana Emeraude. « Tu vas souffrir comme… »

La sadidette fut interrompu par un cri persan poussé par une personne non loin.

KYAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAAH !!! »
C’est Diamantine ! » S’exclama Rubise.
T’es pas venu seul hein ?! » Dit Emeraude à Carotte.
Tu parlais de ma famille tout à l’heure. » Dit le sacrieur avec un sourire sadique. « Après tout je ne suis pas assez fou pour débarqué ici seul avec ce iop. »

Carotte souris à cette pense ironique tout en espérant que le bluff le sauverais. Pendant ce temps le cri avait laissé place à des bruits de batailles et de fers croisés.

C’est pas bon… » Dit Rubise. « Nous devrions le prendre en otage, pour faire déguerpir sa famille…»
C’est pas une mauvaise idée. » Répondit Emeraude.
Comptez pas là-dessus. » Rétorqua Carotte.
Les filles ! Qu’est ce qu’il se passe ! »

Tous se retournèrent vers la nouvelle arrivante qui n’était autre que Saphira.

Diamantine est en danger mais le chef de nos agresseurs est là ! Il faut qu’on en fasse un otage. » Répondit Rubise.
Je te reconnais toi ! » Cria Saphira à Carotte. « T’es encore revenu pour faire du mal à maitre Skeunk ?! »
Non pas cette fois si. » Répondit froidement Carotte. « Mes potes en une certaine tendance à se transformer en cailloux ces derniers temps, alors comme on se connait bien avec Skeunk, je me suis dis qu’il pourrait me filer un coup de main. »
Tu raconte n’importe quoi ! » Rétorquèrent en cœurs les sadidettes.
-« Si si, pour preuve je suis venu seul, j’ai laissé ma famille derrière moi. » Bluffa Carotte. « Mais comme vous êtes agressives, ils ont dus commencer les hostilités. »
Menteur ! » Insistèrent les trois sadidettes.
Les filles ! Il faut vite aller voir maitre Skeunk ou mon fiancé va mourir !! »

Encore une fois, tout le monde se retourna en direction de la nouvelle arrivante, Diamantine, qui semblait aider quelqu’un à marcher.

Asparagus ?! » S’étonna Carotte.
Quoi ?! Il est avec toi ?! » S’exclama Emeraude. « Diamantine, lâche se type c’est un ennemi! »
Nan c’est mon fiancé ! Et il est grièvement blessé ! » Répondit la sadidette.
Mais qu’est ce que c’est que cette histoire ?! » Interrogea Rubise.
Bah c’est simple. » Répondit Diamantine. « Je prenais tranquillement mon bain, en rêvant de mon futur fiancé. Quand soudain, il est tombé du haut de la falaise surplombant mon bain. Et il a atterrit dedans. J’ai d’abord pensé que c’était un pervers qui voulait me voir nue. Mais de la falaise sont tombés quatre autres types et un fauchalac. Tous ceci tourna à la bagarre général, à un moment le fauchalac s’est rué sur moi et là mon fiancé c’est jeté devant moi pour me protéger. C’est là que j’ai compris que je venais de recevoir mon fiancé. Il fut grièvement blessé et j’ai achevé le fauchalac et les quatre autres types. Je me suis rhabillé et j’ai décidé de l’emmener voir le maitre pour le soigner. »
C’est pas vrai… » Marmonna Carotte.

Bourri fit un cri d'agoni approbateur.

Je rêve… » Dit Emeraude.
Et donc tu bluffais pour ta famille ! » Dit Rubise à Carotte. « Mais tu as l’air de connaitre ce type. »
Oui. » Admis Carotte. « Il faut partit de mon groupe, nous sommes venu ici pour demander à Skeunk de trouver un remède contre la cristallisation des habitants de Brakmar, et notamment de nos amis. »
Carotte… » Soupira le féca grièvement blessé. « Il ne reste plus beaucoup de temps avant que Lynn’sha… »
Lynn’quoi ?! » Interrompit Diamantine en secouant Asparagus. « C’est qui ça ? Une amante ? Tu m’as trompée ?! »
Non… » Soupira le féca dont certaines plaies recommençaient à saigner à force de se faire secouer. « C’est une amie à laquelle je tiens beaucoup. »
Les amis de mon fiancé sont mes amis ! Je t’emmène tous de suite voir le maitre ! » Répondit Diamantine.
Leur histoire semble coller… » Admit Saphira.
Mais c’est louche quand même. » Dit Emeraude. « On devrait peut être les tabasser pour voir si ils mentent ou pas. »
Personne ne tabasse mon fiancé ! » Rétorqua Diamantine. « Il va se vider de son sang, il faut aller voir le maitre vite ! »
Bon d’accord. » Dit Rubise. « Mais on ligote les deux autres, mesure de précautions. »

Carotte et Bourri se laissèrent ligoter, dans l’espoir que cette histoire serait bientôt finit. Entourés des quatre sadidettes, la troupe passa la porte du gardien.

Bah, il a l’air sympa pourtant. » Dit Bourri à Carotte.
Cervelle de iop. » Railla Carotte.
-« N’empêche que As’, il est pas attaché… » Dit le iop.
Je ne suis pas jaloux de son sort. » Répondit Carotte.

En effet Asparagus subissait les étreintes, si forte qu’elle menace de lui briser les cotes, de la sadidette amoureuse. Mais Skeunk n’était plus très loin, et le groupe entier espérait que leurs peines s’achèvent promptement.
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