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Forum de la guilde Les Promesses Du Crépuscule du serveur Domen de Dofus .
 
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 Moi, Bourri, et Moi-même !

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Ceyx

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MessageSujet: Moi, Bourri, et Moi-même !   Sam 5 Fév 2011 - 23:33

Le concours de Herpé du Domen-News était sur le thème de : Présentez votre personnage.
D'une pierre deux coups, j'en ai donc profité pour écrire ma présentation pour vous, et pour eux !
Si c'est pas normal ?? Bien sûr que si que ça l'est !!
Toujours est-il que me voici, moi, et, si vous avez envie d'en apprendre plus, je vous donnerai peut être un lien où je m'éclate à faire un truc inutile, mais tant que je m'éclate, ça n'a pas d'importance Razz

Et dans ce lien, il y a donc mon BG, et mon RP global (en constante évolution, j'ai fait une refonte il y a peu)
Sinon, j'aurai toujours l'option de poster ici au fur et a mesure de temps en temps, on verra !
Enjoy !



---------------------PRÉSENTATION---------------------



Dans la dimension d'Helsephine, le quartier de la Bibliothèque de Bonta était très agité.
Des troupes de miliciens patrouillaient et arrêtaient le premier passant croisé pour le fouiller, tandis que les bibliothécaires avaient exceptionnellement fermé boutique pour refaire l'inventaire une septième fois...
Un livre d'une grande valeur avait été dérobé. Plus qu'un livre, c'était une arme, très dangereuse, mettant en péril la vie de celui qui le lira.

Il aurait été écrit par une personne n'existant pas. Là était le problème, quand on en a fait sa découverte.
Aucune trace dans les archives de l'auteur, si bien qu'au début, les hautes sphères avaient conclues que l'auteur était soit fou, ou alors s'était inventé un nom.
Mais récemment, un alchimiste renommé fit quelques expériences, et découvrit une brèche.
A partir de ces expériences, d'autres suivirent, et il en conclut que ce bouquin n'était autre chose qu'un livre d'une autre dimension.
Ce dernier, pour continuer ses recherches, emporta l’objet pour le lire en détail et faire avancer l'alchimie.
Mais lorsque sa femme rentra chez eux, elle ne pu voir qu'une intense lumière jaillir de sa chambre. Courrant aussi vite que possible, elle avait ouvert la porte mais il était trop tard. Le livre absorba la lumière venant de nul part, et se referma aussitôt. On ne retrouva jamais ce malheureux alchimiste…
Depuis, les autorités avaient placé ce livre à la bibliothèque dans un espace interdit à tout public, avec interdiction formelle de l'ouvrir.

Mais le mal était fait. Le livre était sorti... Sa reliure luisant au soleil, il revoyait le ciel depuis une éternité passée sous la poussière de la réserve.
La jeune main qui le tenait tremblait un peu, tout en caressant les quelques pierres précieuses ornant la couverture, et, soudain, elle le remit dans l'obscurité, celle de sa besace qu'il ferma.



Quelques jours plus tard, dans les quartiers de la Milice de Brâkmar...


- Un jeune homme prétendant être un voleur à votre solde est arrivé devant les portes, Chef... Je viens savoir si on doit le tuer pour calomnies !
annonça un Milicien, à l'attention d'Oto Mustam.

- Non ! aboya ce dernier. Amenez-le moi... Il détient quelque chose d'important, et je ne m'abaisse pas à ce genre de pratiques...

- Soit...


Le milicien reparti tout penaud en direction du Nord, tandis qu'Oto Mustam se frottait les mains et commença à faire les cent pas...
Quand le soldat revînt en compagnie du voleur, il salua et reparti aussitôt à son poste, laissant le jeune homme seul devant l'imposant Oto Mustam.

- Suis-moi, ordonna ce dernier.

Le voleur s'exécuta. Ils sillonnèrent les couloirs étroits de la milice jusqu'à arriver dans une salle, où deux personnes vêtues de robes de cérémonies patientaient.

- Alors petit, tu nous l'a ramené ? questionna l'un des deux.

- Bien sûr, le voici, répondit-il d'un air qui se voulait assuré.
De sa main tremblante, il ouvrit son sac et ressorti le livre. L'époussetant un peu, il le tendit à l'homme qui venait de lui parler.

- Ah... Du bon travail. Je suis fier de toi. Voilà la somme prévue, maintenant, file !

Quand l'ombre de l'enfant projetée par les torches disparue, il reprit :

- Maintenant, le plus dur reste à faire.

- Êtes-vous sûrs que ça va fonctionner ?
demanda Oto, pour la énième fois.

- Comme on vous l'a expliqué, nous ne sommes sûrs de rien, mais ça vaut la peine de prendre des risques. Etant donné que nous sommes reliés télépathiquement avec mon frère, nous pourrons nous guider et communiquer à travers, après notre incantation. L'un de nous plongera, et nous partagerons la même vision, les mêmes sentiments et sensations, et surtout, nous pourrons savoir ce que cache cette autre dimension !
Nous pourrons voir Brâkmar, leur puissance, et, peut être, des inventions dont nous ne disposons pas encore et évoluer plus vite que ces Bontariens ! Si ce livre est si dangereux, c'est qu'il doit renfermer un secret immense que nous serons seuls à connaitre !

- Alors qu'attendez-vous !!

- Bien...


Sur ce dernier mot, il se plaça au centre de la pièce, tandis que son frère, d'un pas décidé, quitta la salle pour rejoindre une alvéole d'où il ouvrirait seul, le livre.
Enfin, ils chantèrent en chœur une incantation, de plus en plus fort, les murs semblaient prêts à s'écrouler à tout instant, et soudain, une lumière intense envahi le lieu.
Et disparu aussitôt.
Oto accouru dans l'alvéole, et la retrouva vide... A l'exception du livre fermé au centre de celle-ci.

- Il est passé, déclara enfin l'autre frère.

________________________________________________


Celui qui avait plongé, prénommé Archi, était suspendu dans le vide, quand soudain...

Bonjour, ou plutôt Maljour à toi
On dirait que tu veux en savoir plus sur Moi.
Puisque c’est ce que tu cherches, visiteur,
Abandonne-toi, n’aies pas peur !

Irrémédiablement, plonge dans mon Univers.
Et dit « Oui » si tu veux connaitre mon mystère !

Silence… Cette voix grave et mélodieuse s’adressait apparemment à lui.
C’était son but, sa mission, alors Archi se décida, et annonça d’une voix déterminée :
- Oui !
La voix reprit aussitôt :
Entre dans cette prison de l’espace-temps,
Et oses enfin vivre tous mes tourments !


Cette voix provenant d'outre-tombe semblait être celle du narrateur... Mais Archi n'eut pas le temps de réfléchir plus longtemps en son sens...

Le livre s'était refermé sur lui, il avait plongé en lui, aspiré par une force indescriptible... Superbe...
Et maintenant, il se tenait là, allongé sur un lit. Il ne savait pas par quel enchantement il était arrivé là, mais une chose était sûre, il y était !
Il n'y avait pas une minute à perdre, il fallait se lever et parcourir ce nouveau monde !!
Mais malgré tous les efforts possibles, il n'arrivait pas à faire un seul petit mouvement. Au bout de longues minutes d'essais infructueux, il se résigna donc à s'endormir dans la position dans laquelle il était...

Le réveil fût brutal... Son corps tout entier se leva, et s'étira, le tirant hors de son rêve. Son corps était hors de contrôle !!
Il voulu se gratter la tête, mais rien à faire, il ne lui répondait pas. Au contraire, il prenait bien le temps de s’étirer paresseusement, puis restant assis sur le lit sans bouger…
Sans comprendre ce qu'il se passait, il voulu grommeler, crier, râler... Mais aucun son ne sortait de sa bouche non plus…

Calme toi, ne panique pas... Attends de voir ce qu'il se passe, tu en sauras plus!

La voix de son frère résonnant dans son esprit le rassura, et, c'est stressé, mais serein, qu'il laissa son corps bouger à sa guise.
Lorsqu'il passa devant le miroir, il fût stupéfait. Un corps semblant être taillé dans l'acier, aux formes bien marquées, bien athlétique. Des ailes pourpres jaillissaient de son dos, et sortaient largement du cadre de la glace.

- Rofl, je ne suis pas très en forme aujourd'hui...

Et c'est à ce moment-là qu'il comprit... Ce n'était ni son corps, ni sa voix. Ce n'était d'ailleurs même pas lui qui avait parlé. Il était donc rentré dans la peau d'un autre... Et cet autre ne devait être que l'auteur même du livre ! Bourinno !
Une chance que ce dernier était Brâkmarien ! Cela aurait été un pur cauchemar et une pure honte de partager le corps d'un Bontarien !
Revêtant ses habits, il sortit enfin de sa chambre, et descendit au rez-de-chaussée.

- Salut Bouri' ! Bien dormi ?

Une jolie serveuse l'accueilli avec un grand sourire, emportant son plateau derrière le bar, et s'affairant de choses et d'autres.

- Combien de fois dois-je te rappeler que je m'appelle Bourinno ?

- Jamais assez, je suppose ! le taquina-t-elle. Garde ton honneur pour plus tard, tes supérieurs ne sont pas là !

- Heureusement... Mais maintenant que tu me le dis, ma nuit a été assez étrange... J'ai eu une sensation bizarre à la tête... Comme si quelque chose était rentré dedans !!

- Ca serait bien la première dans l'histoire des Iops !!
se mit-elle à rire.

- Ca va tes railleries, pas le matin, j't'en pries ! Surtout que j'ai encore un rendez-vous avec ce boulet d'Oto tout à l'heure...

Oh, heureusement qu'Oto ne l'entend pas... pensa Archi, qui suivait tout.

Il n’a pas vraiment si tort, répliqua son frère…

Ne gaspille pas ton énergie pour me dire des bouffonneries ! Tu sais que tu es limité !

Puis, il se reconcentra sur la conversation du Iop, pendant que la jeune femme le provoquait.

- Okay, Monsieur le grand Stratège... Mais à chaque fois que tu pars en mission, tes ailes se retrouvent déchirées, et je mets des heures pour les soigner… Dommage qu’elles ne soient pas aussi petites que...

- Dis ! Tais-toi et sers moi !


Silence…

- S’il te plait ! reprit-il.

- T'es pas d'humeur, ce matin, remarqua-t-elle en lui servant un bol d'une mixture spéciale...


Il répondit par un clin d'œil et déjeuna tranquillement.
C'était vrai, il n'était pas d'humeur... Le monde entier ne lui convenait plus. Ce qui était avant un monde où, entraide, combats et bonne entente régnaient, la mesquinerie, la trahison et l'égoïsme avait pris le pouvoir.
Et, malgré tous ses efforts, il ne pouvait changer ce monde seul.
Sa guilde, la puissante Maya Krima, dormait, et fuyait la réalité, en estimant qu'il était normal que les temps changent.
En effet, les temps changeaient.

Voilà que j'atterris dans un Iop névrosé... se dit le frère, sans grande joie.

« Un chevalier, un vrai, doit savoir quand son combat est terminé. »


Il avait lu cette phrase dans un récit de la dernière grande Guerre… Et pour lui, ce moment était arrivé.
Ce soir serait le dernier soir... Sa dernière lune qu'il verra de ses yeux de Chevalier Iop. La dernière fois qu'il déploiera fièrement ses ailes rouge sang, comme au bon vieux temps...
Il était temps de passer l'épée à gauche, mais bien sûr, cela serait trop simple de le faire soi même...
Pour honorer Iop et Brumaire, il fallait emporter encore quelques trophées...
C'est alors qu'il pris le zaap, cette sensation bizarre de téléportation, d'un fluide visqueux pourtant quasi impalpable, et le voici a Sufokia.

Il avait reçu une mission d’Oto Mustam l’après-midi même, lui disant qu'il y avait un joli festin à la taverne... Un festin de poolay en tout genre !!!
L’après-midi entière fût vouée à l’entreprise d’une stratégie, si leur but était une attaque…
Mais arrivé sur les lieux, tandis que le soleil couchant rasait l’horizon pour s’écraser contre la Taverne, le disciple Iop remarqua en effet, un grand rassemblant de Bontariens dans la bâtisse. Oto Mustam avait eu de bons renseignements, chose assez anormale... Pourtant, ils ne paraissaient pas hostiles. Au contraire, ils semblaient fêter quelque chose, tous riaient, bavardaient…
C’était sensé être une mission de reconnaissance, et d’espionnage, mais cela faisait si longtemps que Bourinno n’avait pas croisé le fer qu’il ne pu se retenir d’aller festoyer avec eux, lui aussi…
Après une folle soirée de batifolages et d'échanges, le Iop était heureux... C'était la première fois depuis des lunes qu'il se sentait aussi bien, oubliant les traitres, les fourbes, les chiants, les chanceux, les rageux...
Son épée virevoltait dans tous les sens, envoyant valser tables, chaises et plumes blanches tachetées de rouge, tandis que son sourire sur son visage et sa danse majestueuse en disaient long sur son bonheur...
Mais même les plus grands danseurs ne peuvent danser éternellement, leur pas ralenti, leur souffle s'accélère, et face a l'inévitable destin, le pouls s'accélère...

Jusqu'à ce qu'enfin, le moment attendu arriva !
Le Chevalier Iop s'immobilisa. Toute l'énergie qu'il déployait quelques secondes auparavant s'envola aussitôt...
Son bras se baissa en même temps que sa tête, regardant la plaie sur son torse, qui laissait cascader son fluide vital aussi rouge que ses propres ailes, le long de son ventre... L'épée qu'il tenait encore lui semblait si lourde, si grande... Sa main s'entrouvrit, puis un fracas de métal sur le sol retenti dans le silence de la taverne.
L'arme fatale se retira enfin de son corps, mais aucune plainte ne retenti, aucun signe de douleur... L'homme se tenait au milieu de la pièce, sourire au lèvres, dans un état de trans, pendant que sa vie défilait devant ses yeux et sur ses abdominaux...
Puis, il releva la tête lentement, et rassembla l'ensemble de ses dernières forces pour prendre la poignée de la porte et sortir...
Le vent frais de la côte caressa son torse nu, ses vêtements en lambeaux jonchant le sol de la taverne a côté de son arme fidèle... Les bruits des vagues au large de Sufokia berçaient son esprit engourdi, les quelques piaillements des Pious environnant accompagnant merveilleusement cet ensemble.
Il resta droit, tête levée vers le ciel encore lumineux, alors que le soleil avait déjà passé l'horizon...
Puis les genoux fléchirent... Ses pensées se firent de plus en plus floues, un voile passa devant ses yeux, qui se refermèrent doucement sur le magnifique mélange de couleurs du couché de soleil, pendant que son sourire restait éternel...
Une dernière caresse du vent, une dernière douce sensation, avant que le corps du preux chevalier ne s'effondre sur le sol, sourire toujours affiché, devant ses adversaires ailés, immobiles devant le spectacle...
Une fin comme il en rêvait souvent... Une fin qu'il avait souvent donné... Une fin heureuse... La fin d'un Chevalier Iop... De celui que l'on avait autrefois appelé 'Bourinno'.


Archi retint sa respiration lorsque l'acier transperça le Iop et voulu hurler de douleur, mais il ne le pouvait pas...
Il sentit que le Iop souriait, pendant que lui grimaçait...
C'est vraiment peine perdue que d'essayer de les comprendre... se dit-il, quand soudain, le noir envahi sa vision.


_________________________

Des voix retentirent, éloignées, mais claires comme de l'eau de roche... Archi avait essayé d'appeler son frère, mais en vain, il n'avait donc rien à faire d'autre que de les écouter.


- Hmm, je comprends... Une âme de guerrier froissée ?? Hmm... Les combats sont plus ou moins proscrits ici, de peur que ça mène trop à la violence.
...
Bon, là, c'est exceptionnel... Ne me fais pas défaut !! Tu vas revenir à la vie !


L’interessé le remercia grandement pour ce retour, et lui promit de l'honorer autant qu'avant, si ce n'est plus !
Mais Iop repris :

- Cependant, tout le monde te sait mort... Je n'imagine pas le choc de la population quant à ta résurrection, et ça risque de me poser des problèmes envers les autres Dieux... Donc...

- Ah, j'vais prendre une autre forme ? Pas un bwork !! J’en ai déjà assez souffert avant de devenir votre disciple !

- Ah oui ! Il est loin le temps où tu étais encore cet animal primitif, mais je m’en souviens comme si c’était hier…

- C’n’était qu’un cauchemar ! Ma naissance fût le jour où vous m’avez permis de devenir votre disciple, un Amaknéen !

- Et tu m’as bien servi, je ne le regrette pas. C’est pourquoi je t’accorde une autre faveur. Mais ne t’inquiète pas, pas de transformation en Bwork... Tu vas...

- Une larve, alors ?? Nan, c'est pas top... Un Bwak, c'est mignon ! Ou alors un Dragoeuf, c'est classe...

- Tu vas m'écouter, nom de Moi ???

- Euh, ouais...

- Tu vas simplement changer de couleurs et de nom, ça devrait suffire !!

- Ah bon, c'est tout ?? Pas de problème !

- Cela fait pas mal d’années que tu as passé ici, mais il ne s'est pas passé autant de temps depuis ton décès dans le Monde des Douze, le temps ne s'écoule pas de la même façon...

- Gné ??

- Bon, bref, tu vas revenir dans le Monde des Douze, mais attention, il y a eu du changement depuis…

- Okay, pas grave, il s'adaptera à moi...

- Non idiot, c'est toi qui t'adaptera,
dit-il d'une mine déconfite...
Rahlala, c'est pas pour rien que t'es mon disciple toi ! Allez, tu es prêt ??

- Pas vraiment, j'aimerai...

- Alors c'est parti !



Soudain, la vision d'Archi s'éclaircit. La douleur avait complètement disparue... A qui appartenaient ces voix ? Serait-ce le Dieu Iop ? Où était-il ?
Puis enfin, son corps se remit à bouger de lui-même... Une fois debout, il contemplait le paysage... Près de lui, un arbre trônait au milieu d'une immense plaine.
Tout à coup, un éclair fendit les cieux pour incendier le pauvre sapin, et, d'un air satisfait, le Iop se retourna et s'en alla, déclarant simplement :

- Je l’avais bien dit que ça serait lui qui s’adaptera à mon retour…

Archi avait du mal à tout saisir... Il l'avait pourtant vu mourir, il n'y avait aucun doute. Pourtant, il était tout aussi certain qu'il était dans le corps de la même personne.
Un miracle ?? Peut être…

Inconsciemment, le Iop marchait vers la cité sombre, et quand elle apparu devant lui, si grande et si fière, toute hésitation disparue…

- Enfin chez soi ! soupira-t-il en passant les lourdes portes de Brâkmar.

Un regard sur la première vitrine de la première échoppe qu’il croisa suffit pour constater les changements du Iop…
D’un teint plus bronzé, des habits noirs et or remplaçaient ses vêtements blancs et rouges traditionnels, c’était plutôt léger comme changement, mais ça en jetait ! Quand son regard se posa sur un calendrier placardé… Un an !!
Il avait été absent depuis un an !! Son nom avait probablement été oublié depuis le temps…
Plus personne ne se souviendrait de lui, ni même son ancienne guilde, dont il avait été coupé psychiquement…
Mélange détonnant de sentiments contraires…
Heureux de pouvoir faire un nouveau départ, mais tout autant malheureux de ne plus être celui qu’il était…
Frustré, mais le cœur léger.
Nostalgique, mais déterminé…

Rester à Brâkmar, cela lui coûterai trop, il avait trop de souvenirs qu’il préférait refouler. Il allait donc s’exiler, pour tout rebâtir de ses propres mains…
Droit devant les portes de la cité sombre, il respira lentement, et s’apprêta à faire son premier pas, lorsqu’une main se posa sur son épaule.
Par réflexe, il la saisit immédiatement, se retourna, tout en dégainant rapidement… Quand ses yeux plongèrent dans ceux de la jeune femme devant lui.
Un silence suivit, que la demoiselle brisa enfin :

- Bourinno ? C’est toi ? demanda-t-elle, confuse. Non, ce n’est pas possible, il est mort, je…

Elle s’arrêta aussitôt dès qu’il lui mit sa main sur sa joue, qu’il se mit à caresser comme il le faisait auparavant, mais, se rappelant de son serment qu’il avait fait devant Iop de changer de nom, il répondit simplement :

- Je suis de retour… Mais appelle moi Bourri, dorénavant…



Soudain, la vision d’Archi se brouilla une fois de plus… Un noir omniprésent et oppressant envahissait l’atmosphère. Il voulu contacter son frère, mais en vain… Une sensation fatale, comme de la sueur qui perlait sur le front qu’il n’avait pas, n’étant que conscience, quand soudain, une voix gutturale résonna dans son esprit :




Félicitations, je constate que tu es encore vivant !
Mais je te réserves encore d’autres moments…
De plus, le livre n’étant pas fini d’écrire
La fin, tu as l’Eternité pour la découvrir !

Obstinément, avance dans mon Univers
Il est trop tard pour revenir en arrière
Tu es venu dans cette prison de l’espace-temps,
Reste bloqué, et subi donc tous mes tourments !
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Lynn'Sha

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MessageSujet: Re: Moi, Bourri, et Moi-même !   Mar 8 Mar 2011 - 11:05

[HRP]

Maljour Bourri,
Rattrapant lentement mon retard datant de ma période d'absence sur le forum j'ai retrouvé ce début de ton Background que je n'avais pas pris la peine de lire à l'époque, mea culpa.

Pour ce qui est de ton RP je le trouve très bon, excellent même. On a un mélange de facteurs qui ont su provoquer un coup de cœur.

L'originalité d'abord, l'image de ces deux frères qui vont partir tel des plongeurs inter-planaire, d'une dimension à l'autre imageant très joliment le système de serveur. Cet exemple n'étant qu'une des originalités qui m'ont agréablement surpris.

Le deuxième point que j'ai grandement apprécié a été le niveau de détail, nous plongeant dans la rage des combats, le mirage des plans ou encore au milieu du monde des douze avec la quantité de lieux traversés.

Il y a enfin les petites touches d'humour qui ont su trancher efficacement les ténèbres de ce songe, tels autant d'interlude légers au milieu des ombres.

Tout ça pour conclure que je suis désolé de ne pas m'y être intéressé avant, en espérant qu'un jour peut être tu nous offrira la suite de cette présentation que j'ai apprécié.

PS: un petit HRP pour expliquer l'origine de ses deux frères d'helsephine serait sympathique, je me doute qu'ils te permettent de faire référence à une expérience précédent ton arrivée sur domen mais je ne suis sur de rien ^^.

[/HRP]
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Ceyx

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MessageSujet: Re: Moi, Bourri, et Moi-même !   Mer 9 Mar 2011 - 22:57

[HRP]

Malsoir,

Merci des compliments, mais ceci n'était que pour le concours.
Mon BG et les chapitres suivants sont déjà publiés, écris, d'autres sont encore en traitement et encore quelques idées à ajouter.

Mais c'est vrai que je n'ai pas posté cela ici.

Je le ferai quand j'aurais un peu plus de temps, car j'avoue ne plus venir sur Dofus et ne plus avoir de temps pour quoi que ce soit si ce n'est pour mon IRL...


Enfin, pour ton interrogation sur les frères d'Helsephine, je vais peut être te décevoir, mais je n'ai eu aucune expérience hors de Domen, et mon Iop a été mon premier personnage.
C'est juste que je trouvais l'idée originale ^^ Et c'est un Serveur qui me tentait, fut un temps.

[/HRP]
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MessageSujet: Re: Moi, Bourri, et Moi-même !   

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Moi, Bourri, et Moi-même !
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